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Confréries urbaines et dévotion en Champagne (1450-1830)
Simiz Stefano
PU SEPTENTRION
23,00 €
Épuisé
EAN :9782859397159
De 1450 à 1830, les confréries occupent une place importante dans l'histoire sociale et religieuse des trois cités épiscopales champenoises de Reims, Châlons et Troyes. En suivant attentivement leur histoire sur près de quatre siècles, on parvient à saisir les raisons profondes de leur pérennité, mais aussi à éclairer les nécessaires mutations et transitions accomplies pour y parvenir. Ainsi, les interrogations et affrontements confessionnels du XVIe siècle modifient considérablement les réseaux confraternels hérités du christianisme flamboyant et dessinent les contours d'un nouveau tissu associatif dominé par la confrérie de dévotion tridentine. C'est au milieu du XVIIIe siècle qu'une nouvelle étape de leur histoire se déroule, caractérisée par de nouvelles remises en question de leur rôle dans la cité. Temporairement interrompue par la Révolution qui les supprime en Août 1792, elle reprend dès l'adoption du Concordat de 1801 à Troyes et Châlons, sous la Restauration à Reims. Point de rencontre entre un clergé exigeant et des fidèles soucieux de vivre une piété toujours plus intérieure, favorisant aussi la dévotion familiale et féminine et ?uvrant également au succès des grandes dévotions universelles et locales, les confréries font figure de véritables écoles de piété dans la vie religieuse urbaine. Cette étude, originale par ses choix chronologiques et sa démarche comparée entre trois cités dont les histoires se croisent en permanence, est une intéressante contribution à la connaissance des tissus associatifs religieux anciens.
La formation des clercs est une des préoccupations centrales des Eglises chrétiennes à la fin du Moyen Age et à l'époque moderne. Toutefois, elle a souvent donné lieu à des études considérant de manière découplée les enjeux liés à la vocation, la professionnalisation et la construction identitaire des membres du clergé. Les travaux ici rassemblés proposent à l'inverse de montrer comment s'articulent ces facettes, en examinant les orientations prises, les moyens investis et les dispositifs choisis pour présider à la fabrique du clerc. Tous les temps de la formation (initiale et continue) sont envisagés, du côté des formateurs comme des postulants, permettant d'observer les mobilités sociales et spatiales, l'imposition de normes ou encore l'émergence d'identités de corps souvent concurrentes (catholique, protestante, orthodoxe) mais qui s'observent et s'influencent mutuellement. Ainsi, les interrogations portées par l'ouvrage contribueront à stimuler les comparaisons entre clergés chrétiens européens.
Résumé : Arbeit enlève les prostituées, peut-être pour les tuer, peut-être pour les libérer de l'esclavage de la mafia russe. Gianluigi jouit des bénéfices de diverses activités, ainsi que des faveurs de Gabriella, sa jeune maîtresse, une fille qu'Arbeit qualifie de " belle comme la justice sociale ". Les pas des trois personnages se croisent dans une petite ville de la Versilia, hors saison. Chaque chose change d'aspect, devient provisoire, et à la fin, sur ce " train express pour ailleurs ", il n'y aura pas de place pour tous.
Résumé : Furio Guerri est commercial dans une société d'imprimerie. Il a une belle maison dans la province de Pise, une superbe femme, une fille excessivement gâtée pour qui il s'efforce d'être présent et compréhensif. Un modèle. Mais, derrière les apparences, se cache la face sombre de Furio, qui rôde près d'un lycée où il épie les jeunes filles. Quand il rencontre quelques difficultés professionnelles et qu'il découvre que sa femme, Elisa, lui ment, son "vernis de respectabilité" se craquelle. La tension monte, jusqu'à devenir insupportable. Va-t-il parvenir à se contrôler encore longtemps ?
Longtemps négligée du fait du triomphe de l'imprimé à qui parfois, paresseusement, on l'opposait, l'étude des expressions orales fait actuellement l'objet d'une réévaluation historiographique. Or, quel meilleur terrain pour redécouvrir cette réalité que le monde urbain, véritable univers de la parole constituée au sein duquel des pouvoirs solidement institués se font face, abondamment éclairée par la multiplicité et la variété de sources émanant tant des commanditaires des discours, des orateurs mêmes que des auditoires, ces horizons d'attente qu'on essaie de ne pas ignorer. L'éloquence règne partout en ville. Elle s'appréhende à travers les institutions de nature politique, judiciaire ou religieuse. Loin de s'ignorer, ces différents pouvoirs s'évaluent les uns par rapport aux autres, enfin s'empruntent mutuellement les normes qui font le succès de la plupart des discours, les meilleurs étant souvent livrés à l'imprimeur afin de servir de modèle aux générations suivantes. C'est l'histoire de cette parole contrôlée, extrêmement codifiée et bien vivante, inscrite dans le calendrier comme dans l'espace et la société urbains, qui est ici abordée de façon transdisciplinaire par des spécialistes historiens et historiens de la littérature.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.