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Et ils me cloueront sur le bois. Poème dramatique
Siméon Jean-Pierre ; Arthur Stéphane
SOLITAIRES INT
10,00 €
Épuisé
EAN :9782846813808
Il va mouriril va mourir bientôt il le ditcomment est-ce possible comment?ici à Béthanie de Judée la nuit est fraîche et calmesous son surcroît d'étoilesl'heure est lente dans le silenceune femme peut-être chante etl'on boit un vin clair dans la douceur du monde reposéalors Jésus parleses compagnons se taisentils ont fini de boire et de rire d'être ensembleJésus a le front haut sa lèvre ne tremble pasil dit sa voix est claire sa voix est calmeil dit je vais mourirdans deux jours un jour et un jour encoreils me cloueront sur le boisJésus dit sa mort etses compagnons se taisentlà-bas au loin dans la ville de marbreà l'autre bord de la colline hautelà-bas on parle on parle haut et fortil y a là les Anciens habillés d'orgueilavec les Grands Prêtres drapés de peurleur parole fait du bruitleur parole est un fouettous disent il est tempstemps de tuer cette bouche(...)
Tout ça c'est des chichis et des préjugés ce n'est pas une histoire d'homme et de femme tout ce qui se dit partout tous les jours par tous ce qui se dit en marchant en mangeant en baisant en travaillant tout aussi ce qui se dit sans se dire en dormant en rêvant en regardant tiens la mouette contre la vague ce tas de langage tout ça c'est kif le merde que tu beugles quand tu te coinces le doigt dans la porte l'humain il est coincé et il détaille son cri voilà tout.
Quelques années se sont passées depuis le retour "d'Ulysse à Ithaque. Il a repris le pouvoir politique de son pays, et le temps des questions est venu après ces années de paix. Pour savoir et comprendre ce monde plus étranger à lui que celui des guerres et de l'action, Ulysse reprend son voyage et se rend aux Enfers. Il vient consulter Tirésias pour connaître l'avenir d'Ithaque, mais aussi pour savoir si Pénélope le trompe. Par malheur, il a bu l'eau de l'Achéron, le fleuve des morts, et le froid de la mort s'empare de lui. Il rencontre une jeune femme, une ombre, lien mystérieux entre les deux mondes: celui des vivants et des morts.Poète, romancier, dramaturge, critique, Jean-Pierre Siméon est né en 1950. Il est directeur artistique du Printemps des poètes depuis 2001, et auteur associé au TNP de Villeurbanne aux côtés de Christian Schiaretti. Il dirige par ailleurs avec Jean-Marie Barnaud la collection «Grands Fonds» à Cheyne Editeur, maison qui accueille depuis une vingtaine d'années son oeuvre poétique qui lui a valu de nombreux prix (prix Artaud 1984, prix Apollinaire 1994, prix Max Jacob 2006). Odyssée, dernier chant est son sixième texte publié aux Solitaires Intempestifs."
Oui ça va mal oui les temps sont critiques et de tous les malheurs qui grognent à nos mollets de tous les abandons qui nous vident le coeur de toutes les défaites qui nous brisent la nuque l'enfermement où dans ces heures poisseuses on tient désormais la langue notre langue la langue commune la langue partagée populaire celle-là l'improbable la sauvage et la douce qui dit la bonté de l'instant et la chiennerie des jours cet enfermement-là qui n'apparaît pas qu'on ne sent pas qui ne s'avoue pas.
On n'entend pas les pas de la foule le samedi dans les villes/sur les places publiques dans les marchés/on n'entend pas le pas d'un homme/qui va à son travail/et quand un homme court vers ce qu'il aime/c'est son souffle qu'on entend/mais quand la foule des guerriers se met en chemin/c'est son pas d'abord qu'on entend/son pas qui martèle/oui les coups du marteau sur la terre/le pas qui frappe et qui dit je suis là je suis partout/et comme les bêtes qui sentent de très loin venir l'incendie/chacun sent monter en lui l'écho sourd de ce pas/pas d'histoire tout le monde sait cela/tout le monde/même l'enfant nouveau né en a la mémoire [...]
Résumé : C'est ce jour-là, Devant ce nuage noir Que j'ai compris que tout était perdu C'en était fini de nous La démocratie était vaincue Tout Tous nos efforts Tout ce sang versé Toute cette fougue Cette jeunesse Nos espoirs Tout nous était volé. Dans une géographie éclatée entre l'Europe et l'Iran, Les Forteresses déroule le récit de trois destins hors du commun, à la fois conjoints et séparés, exemplaires et universels, où l'intime et le politique sont inextricablement mêlés. Des histoires de femmes, des portraits sous forme de miniatures persanes, qui font la grande histoire de l'humanité.
Résumé : Une ombre s'agite sous ses paupières baissées. Dans l'effusion lumineuse, une silhouette, qui ondule. Comme une algue. Un corbeau crie dans le cerisier. Le fils s'est endormi. La mère, pieds nus, danse calmement dans le sommeil du fils.