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Odyssée, dernier chant : pseudo-tragédie
Siméon Jean-Pierre
SOLITAIRES INT
10,00 €
Épuisé
EAN :9782846811842
Quelques années se sont passées depuis le retour "d'Ulysse à Ithaque. Il a repris le pouvoir politique de son pays, et le temps des questions est venu après ces années de paix. Pour savoir et comprendre ce monde plus étranger à lui que celui des guerres et de l'action, Ulysse reprend son voyage et se rend aux Enfers. Il vient consulter Tirésias pour connaître l'avenir d'Ithaque, mais aussi pour savoir si Pénélope le trompe. Par malheur, il a bu l'eau de l'Achéron, le fleuve des morts, et le froid de la mort s'empare de lui. Il rencontre une jeune femme, une ombre, lien mystérieux entre les deux mondes: celui des vivants et des morts.Poète, romancier, dramaturge, critique, Jean-Pierre Siméon est né en 1950. Il est directeur artistique du Printemps des poètes depuis 2001, et auteur associé au TNP de Villeurbanne aux côtés de Christian Schiaretti. Il dirige par ailleurs avec Jean-Marie Barnaud la collection «Grands Fonds» à Cheyne Editeur, maison qui accueille depuis une vingtaine d'années son oeuvre poétique qui lui a valu de nombreux prix (prix Artaud 1984, prix Apollinaire 1994, prix Max Jacob 2006). Odyssée, dernier chant est son sixième texte publié aux Solitaires Intempestifs."
Voilà ce que je crois : le théâtre, la poésie, c'est essentiel mais ça n'est pas grave. Que l'oeuvre importe ne devrait surtout pas nous conduire à faire les importants. A jouer les importants. Cessons de donner à croire, en dépit de nos professions de foi la main sur le coeur vila-rien, que nous travaillons pour tous alors que notre travail ne vise et ne considère que le spectateur à la hauteur de ce que nous croyons être. Oui, c'est bien du climat général qu'il s'agit, un climat qui laisse entendre que le spectateur de théâtre doit être, preuves à l'appui, intelligent, rusé et savant alors même que c'est la fonction politique originelle du théâtre de le rendre tel, bref d'éduquer le citoyen.
Oui ça va mal oui les temps sont critiques et de tous les malheurs qui grognent à nos mollets de tous les abandons qui nous vident le coeur de toutes les défaites qui nous brisent la nuque l'enfermement où dans ces heures poisseuses on tient désormais la langue notre langue la langue commune la langue partagée populaire celle-là l'improbable la sauvage et la douce qui dit la bonté de l'instant et la chiennerie des jours cet enfermement-là qui n'apparaît pas qu'on ne sent pas qui ne s'avoue pas.
Je sais bien que, s'agissant de poésie, qui veut mal de mort à la froideur du concept et à l'esprit de système, ce titre "Une théorie de l'amour", semble contrevenir au bon sens. Je tiens cependant que c'est trop rapidement en juger. La vérité est qu'aujourd'hui plus que jamais sans doute, la pensée du monde, de la vie et de ses circonstances, otage des machinologues en tout genre, s'asservit pour notre malheur à la souveraineté d'une abstraction qui s'épargne les démentis du réel. Seule objecte à mes yeux à cette emprise délétère ce que la poésie depuis toujours fomente : une compréhension des choses non surplombante mais impliquée, sensuelle assurément, qui a aussi pour moyen la main et le pied. La pensée dans le poème a du corps enfin, et c'est le corps du monde, et c'est le corps de chacun. En quoi elle s'accroît d'un souffle, d'un rythme, d'un dynamisme, pulsations du sang et du vent. Le poème réchauffe le concept et soumet la pensée au vivant contrordre que recèle la liberté native du réel. Mouvement perpétuel, mort du dogme. Il est temps de repenser poétiquement la vie."Jean-Pierre Siméon
Il y a du Bouvard et Pécuchet dans Pippo et Ricardo, les deux "savants" , protagonistes de cette Encyclopédie de phénomènes paranormaux. Le duo réinterroge les lois de l'univers, entre deux parties de ping-pong et la retransmission à la radio d'un match du Real Madrid. Radicalement pessimiste et fondamentalement drôle, l'écriture de Rodrigo García remue plus que jamais le fer dans les plaies du présent. Dans Désolé, mais là j'ai pas le temps, Rodrigo García revient sur la destinée de nos deux savants dont le génie fit même hésiter les membres de l'Académie suédoise : fallait-il leur accorder le prix Nobel de Chimie ou de Littérature ?
Antigonon, une brigade héroïque : Cette pièce est un patchwork-cabaret qui pose un regard satirique, ironique et poétique sur les mythes et les héros de l'histoire de Cuba, de son indépendance à nos jours. La pièce se clôt sur une scène autour de laquelle les personnages s'appliquent à déconstruire un texte de José Martí : Abdala (1869), poème dramatique mettant en scène un jeune héros qui, contre l'avis de sa mère, décide de partir combattre pour défendre sa patrie face à une invasion étrangère. Réflexion sur l'histoire nationale mais aussi sur la façon dont elle est enseignée à Cuba. Ces affaires ne sont pas mes affaires : Cette pièce nous plonge au coeur de la " période spéciale " : la crise économique dans laquelle Cuba plongea à la suite de l'effondrement de l'Union soviétique. Les conséquences furent immédiatement visibles : magasin d'Etat vidés, pénuries d'essence, coupures d'électricité massives et à répétition. Une partie de la population cubaine choisit l'exil. Sur l'île, on cherche des solutions : pour parer au manque d'électricité, la population est sommée d'échanger ses vieux appareils électrodomestiques par d'autres, plus économiques. Les ampoules à incandescence, trop gourmandes en énergie, deviennent des pièces de musée. Tiens tes enfants à l'écart de l'alcool : Ce monologue a pour point de départ la mort du père, première étape d'une plongée dans un monde en putréfaction. De la merde, du sang, de la sueur, du sperme et des larmes, des descriptions glaçantes, une rage que rien n'apaise, cela serait vite irrespirable si ce n'était, aussi, formidablement drôle, grotesque, incongru comme ce poème en forme de chanson satirique sur les dangers d'une fellation en voiture... Ce jeu de massacre, où le fils fouille dans les entrailles du père agonisant pour en arracher la merde, a bien sûr valeur métaphorique : entre naufrage de la révolution et survie sordide.
Résumé : C'est ce jour-là, Devant ce nuage noir Que j'ai compris que tout était perdu C'en était fini de nous La démocratie était vaincue Tout Tous nos efforts Tout ce sang versé Toute cette fougue Cette jeunesse Nos espoirs Tout nous était volé. Dans une géographie éclatée entre l'Europe et l'Iran, Les Forteresses déroule le récit de trois destins hors du commun, à la fois conjoints et séparés, exemplaires et universels, où l'intime et le politique sont inextricablement mêlés. Des histoires de femmes, des portraits sous forme de miniatures persanes, qui font la grande histoire de l'humanité.
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?