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Mazdak
Simachko Moris
GALLIMARD
8,15 €
Épuisé
EAN :9782070287888
Tout commence en l'an 491 de la naissance du Sauveur, 830 du calendrier grec, 4 du règne de Kavâdh, empereur d'Iran. La cour et le pays vivent dans la morgue, la raideur et la rectitude aryenne. Tout était figé jusqu'à ce que se fasse entendre le Grand Mage Mazdak. Il prêche le partage des biens et des femmes. L'empereur le laisse faire. On assiste alors - tous les historiens l'affirment - au premier surgissement du communisme qui se soit jamais produit dans le monde. Plus rien n'est sûr dans l'empire d'Iran, les grands glaives droits des Aryens abattent les têtes, les éléphants de combat piétinent les corps. Mazdak, plus qu'un roman historique, est surtout l'expression d'un écrivain qui sait faire miroiter toutes les facettes du langage et conférer à l'épisode particulier sa portée universelle.
Résumé : "La Sémiramis du Nord", c'est ainsi que Voltaire appelait Catherine II, la Grande Catherine dont la légende est présente à toutes les mémoires. Tout au moins, le croit-on. Mais dans ce livre-ci, on découvrira bien des pages ignorées, quand ce ne serait que l'enfance d'une petite princesse allemande qui ne se sait nullement vouée à une auguste destinée, puis le sort malheureux de la jeune épouse du prince héritier de Russie, Cendrillon et souffre-douleur de l'impératrice Elisabeth qui occupe le trône. Vient ensuite le temps de la splendeur : monarque éclairé, écrivain elle-même, elle fraye avec les philosophes français, notamment Diderot et Voltaire ; femme de pouvoir, elle gouverne, édicte des lois, livre des guerres, tout en donnant libre cours aux exigences d'un tempérament excessif et en commettant quelques crimes, vieillit... Certes, l'Histoire est ici présente, mais aussi le grand art d'un écrivain qui sait fixer un geste, un regard, donner cent significations à un bref silence, à une odeur, à la couleur d'une chair, à tout ce qui reconstitue un univers et fait le plaisir de la lecture, d'une lecture à la fois forte et délicate, riche d'un héroïsme intime et d'une imposante grandeur.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.