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Histoire du fascisme de la République de Saint-Marin. Moments et thèmes, 1922-1946 et... au-delà
Sidoti Antoine
NON LIEU
39,00 €
Épuisé
EAN :9782352703075
Située entre l'Italie centrale et l'Italie septentrionale, enclavée entre l'Emilie-Romagne et les Marches, à une quinzaine de kilomètres de la Mer Adriatique, la République de Saint-Marin est un micro Etat de 61 196 km2, aux frontières inchangées depuis 1463, et de 33 000 habitants. Sait-on qu'à l'instar de sa "Mère" italienne, royale et mussolinienne, la République de Saint-Marin eut son propre Ventennio - vingt années de gouvernement fasciste, entre la Première et la Seconde Guerre mondiale - sous l'égide d'un Parti Fasciste Saint-Marinais (PFS) qui réussit des scores électoraux parfaitement "totalitaires", de l'ordre de 100 %, que Mussolini lui-même n'obtint jamais ? Sait-on aussi qu'après la chute de ce gouvernement "fascistissime", intervenue le 28 juillet 1943 sous la pression populaire, trois jours seulement après l'arrestation du duce en Italie, les hommes du Ventennio saint-marinais ont voulu revenir au pouvoir ? Cinq d'entre eux, dont le "duce de Saint-Marin", Giuliano Gozi, ont réussi dans leur entreprise de figurer au sein du premier gouvernement démocratique de l'après-fascisme ? Cela dans le cadre d'une pacification citoyenne (octobre 1943 - août 1944) délicate sur le plan intérieur et compliquée dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale, alors que feu le PFS revenait officiellement sur le devant de la scène et que, dans l'Italie du nord, Mussolini dirigeait la République Sociale Italienne de Salô, entièrement placée sous le contrôle des Allemands. Sait-on enfin que certains Saint-Marinais rêvent encore de nos jours de ce fascisme-là, qu'ils qualifient volontiers de "doux", de protecteur des Juifs, comme ils rêvent de leur "bienfaiteur bien-aimé", Mussolini qui, à trois reprises, avait honoré la petite République de visites "mémorables" ? Le livre d'Antoine Sidoti raconte cette histoire à rebondissements et à facettes multiples en s'appuyant sur une importante documentation, inédite en France. Conçu comme un ouvrage de référence sur l'expérience fasciste de la République de Saint-Marin, le récit proposé illustre plus largement la manière dont un fascisme naît, s'impose, se stabilise, atteint le sommet d'un "plein consensus" fondamentalement trompeur mais qui donne à ses responsables un indicible sentiment d'éternité, avant de tomber comme un château de cartes - "à la stupéfaction" de ses acteurs déchus, qui ne comprennent pas l'ingratitude de ceux qui, la veille encore, les vénéraient. Emblématique, le cas saint-marinais apparaît comme un exemple à méditer.
Il était une fois, un jeune orphelin qui vivait seul, loin de tout. On l'appelait Tougain, le Paresseux. Il n'avait ni famille, ni amis et ce qui l'intéressait, c'était de paresser tous les jours. Mais le destin en avait décidé autrement... Sa rencontre avec la Princesse Gaoze va le pousser à entreprendre un voyage qui le mènera de la pauvreté au sommet de la fortune et lui donnera une bonne occasion de prendre sa revanche sur la vie.
Quelles chances de prendre le pouvoir avait le petit Parti communiste yougoslave, au moment du déclenchement des hostilités par l'Axe le 6 avril 1941, contre le royaume de Yougoslavie ? Antoine Sidoti se propose de faire la lumière sur la rivalité sanglante entre les deux mouvements de résistance armée dans la Yougoslavie de 1941-1945 : le mouvement des partisans (communistes et non-communistes conduits par Tito), et les tchetniks (monarchistes commandés par Mihailovic). Après sa prise de pouvoir, Tito fera fusiller son rival, le 17 juillet 1946. La documentation militaire, politique et diplomatique italienne des années de guerre, proposée par l'auteur, donne une dimension nouvelle à l'essor du mouvement des partisans, favorisé en cela par la politique ustasa de " croatisation " de l'État indépendant de Croatie, institué le 10 avril 1941. Par ailleurs, pour la première fois en France, le corpus idéologique de base des deux mouvements de libération yougoslave est présenté de manière aussi développée. L'expression du pouvoir prend parfois des formes imprévues ou sous-estimées par les études traditionnelles : en l'occurrence, Antoine Sidoti présente un certain nombre de documents et analyse l'iconographie de figurines postales émises tantôt par l'autorité yougoslave en exil, tantôt par Mihailovic sur le sol même de la Yougoslavie ; il révèle également la tentative effectuée par le mouvement des partisans d'émettre sa propre figurine révolutionnaire, restée inachevée. Par les textes et par l'image, l'auteur nous introduit dans les mécanismes de la naissance et de l'institutionnalisation du mythe de la " guerre de libération nationale " du mouvement des partisans et du " triple héros national " Tito, processus global que l'auteur appelle mythogenèse. Sa démarche est inédite.
Né à Rome en 1978, Gianluca a toujours aimé dessiner: il a la chance d?en avoir fait son métier, travaillant comme illustrateur pour l?édition et la presse, italienne et américaine. Son album L?ours qui avait une épée (Rue du monde) a été sélectionné parmi les 100 meilleurs livres jeunesse du festival de Séoul. Beniamino Sidoti est le fondateur du festival de bande dessinée le plus célèbre en Italie, le festival de Lucca. Il travaille dans le domaine des jeux et des livres pour enfants en tant qu'auteur, traducteur et journaliste.
Les travaux publiés sont le résultat d'une recherche menée sur l'oeuvre d'Antoine Vitez à l'Institut d'études théâtrales de l'Université de Paris III-la Sorbonne Nouvelle et au Centre d'études théâtrales de l'Université catholique de Louvain. Ici, pour la première fois, des étudiants qui ne l'ont pas connu s'emploient à écrire sur lui et son théâtre. A partir de l'expérience de son spectacle testamentaire, LE SOULIER DE SATIN, de traductions, de documents, s'amorce le combat de la nouvelle génération avec l'oubli du théâtre et l'évanouissement progressif de ses artistes. A plusieurs titres, ce numéro trouve sa légitimité dans la démarche de Vitez lui-même, qui n'a jamais failli à la confiance faite aux jeunes. Ni aux vertus de l'école.
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Cette dictature d'Asie centrale est l'un des pays les plus fermés du monde - l'un des pires, avec la Corée du Nord, en terme de liberté de la presse. Il est donc particulièrement méconnu. Les rares informations qui s'en échappent donnent lieu dans les médias occidentaux à des portraits souvent caricaturaux qui ne retiennent que le culte de la personnalité du Turkmenbachi et les formidables réserves de gaz dont il dispose. Pour la première fois, ce livre présente ce pays complexe, entre tradition et modernité, dans tous ses aspects: sa géographie et son histoire, sa politique et son économie, sa population et sa culture. Des mouvements d'opposition au blocage des sites internet, du zemzem, ce lézard du désert, aux öwlats, les tribus sacrées, du contenu des programmes télévisés à la cérémonie de mariage, des violences conjugales à l'internement psychiatrique forcé, du travail des enfants à la rentrée universitaire 2009, du grand jeu des gazoducs au développement surveillé du tourisme, du système agricole aux prénoms des enfants, de la fusillade de septembre 2008 au trafic de drogue, des superstitutions quotidiennes à l'alphabet, du théâtre au nomadisme en passant par la cuisine, un lac artificiel géant au milieu du désert ou la réécriture de l'histoire officielle, ce livre offre une présentation complète, claire et synthétique de la société turkmène contemporaine, avec de nombreuses informations récentes et inédites, et près de 300 photographies.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".