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Le MNA. Le Mouvement National Algérien (1954-1956)
Sidi Moussa Nedjib ; Simon Jacques
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296057289
Le Mouvement National Algérien (MNA) a été créé fin novembre 1954, dans le prolongement de l'Étoile Nord-Africaine, du Parti du Peuple Algérien (PPA) et du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), refondu au Congrès d'Hornu, en juillet 1954. Dès le 2 novembre 1954, les messalistes s'engagent dans la révolution et le MNA en devient le parti d'avant-garde. Face à lui vont se dresser les autorités coloniales, le Front de Libération Nationale (FLN) ainsi que ses alliés en Algérie et en France, la Ligue arabe et le bloc communiste. Afin de progresser dans la compréhension honnête de cet événement de portée internationale communément appelé "Guerre d'Algérie", deux auteurs de formation, génération et sensibilité différentes ont décidé de regrouper, pour la première fois, des documents provenant de cette organisation méconnue et toujours stigmatisée: le MNA. De 1954 à 1956, les militants et dirigeants du MNA participent activement à la création de l'Armée de Libération Nationale (ALN), créent le premier syndicat algérien indépendant (L'Union Syndicale des Travailleurs Algériens), participent à l'internationalisation de la question algérienne (Conférence de Bandoeng, ONU, etc.) et se battent pour une Assemblée Constituante Souveraine élue au suffrage universel par tous les Algériens (Européens, Juifs et Musulmans) en recherchant toujours l'alliance de la classe ouvrière et celle du peuple français ami. La lecture seule des documents de cette organisation ne peut permettre de cerner tous les tenants et aboutissants de la révolution algérienne mais une analyse raisonnée de cette séquence décisive dans l'histoire de l'Algérie contemporaine ne saurait en faire l'économie. Biographie: Nedjib Sidi Moussa est né en 1982 à Valenciennes. Titulaire d'un Master en sciences politiques (Paris 1), il est actuellement doctorant et prépare une thèse sur les membres du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) de juillet 1954. Jacques Simon est né en 1933 à Palat (Algérie). Etudiant à Paris, il s'engage dans la lutte pour l'indépendance de l'Algérie, après le congrès du MTLD à Hornu (1954) et participe à la construction de la fédération de France de l'USTA. Docteur en Histoire, il est actuellement le président du Centre de recherche et d'Étude sur l'Algérie Contemporaine. (CREAC).
Djamila Sidi, dans cet essai autobiographique, aborde la place des femmes en politique en Afrique, notamment dans les sociétés conservatrices où les traditions paternalistes dominent. Djamila Sidi, dans cet essai autobiographique, aborde la place des femmes en politique en Afrique, notamment dans les sociétés conservatrices où les traditions paternalistes dominent. Contrairement aux modèles occidentaux, elle prône une approche ancrée dans la culture africaine, insistant sur l'unité et la stratégie des femmes pour s'imposer dans le jeu politique. Elle valorise ainsi une liberté politique adaptée aux réalités locales.
La fixation permanente sur les présumés musulmans, tantôt dépeints comme des menaces à l'ordre public ou des victimes du système ?parfois les deux à la fois ?, s'inscrit complètement dans le réagencement en cours de la société française. Car le vrai "grand remplacement" concerne celui de la figure de l'Arabe par celle du "Musulman", de l'ouvrier immigré par le délinquant radicalisé, du "beur" engagé par le binational déchu." En revenant sur les processus à l'oeuvre depuis une quinzaine d'années, cet essai souligne le rôle des politiques, toutes tendances confondues, dans la propagation d'une fièvre identitaire qui brouille les clivages économiques et sociaux. Il interroge l'inclination de certaines tendances de la "gauche de la gauche" qui s'allient par opportunisme ou aveuglement avec des courants réactionnaires censés représenter les quartiers populaires. Il met en lumière l'action combinée de racistes, antiracistes et entrepreneurs communautaires qui conduit à la formation d'une nouvelle caste travaillée par les obsessions religieuses ou raciales. Et cela, à l'image du reste de la société fragilisée par les politiques antisociales des gouvernements et apeurée par le terrorisme islamiste.
Résumé : Le surgissement populaire de 2019 en Algérie a braqué les projecteurs, du moins pour un temps, sur une société en pleine effervescence, avide de justice et de liberté. Pourtant, le Hirak ne constitue qu'une séquence, certes inédite à plus d'un titre, de l'histoire des luttes sociales et politiques qui ont jalonné la trajectoire de ce pays depuis sa sortie de la nuit coloniale. En effet, cette anthologie de textes souvent méconnus se propose de mettre en lumière grèves, émeutes, révoltes et débats tels qu'ils furent rapportés et animés par des individus ou groupes se réclamant du socialisme et opposés au régime militaro-policier. Qu'il s'agisse de l'autonomie de la classe ouvrière, de la reconnaissance de la culture berbère, de la séparation de l'Etat de la religion, de l'égalité entre les hommes et les femmes ou du bilan du combat anticolonialiste, les analyses et prises de position émanant de ces dissidences algériennes conservent une audace rarement égalée à ce jour.
Résumé : Comment est organisé le processus d'innovation qui conduit à la découverte d'un médicament, avant les études cliniques sur les humains ? Quelles stratégies sont mobilisées par les laboratoires de recherche publics et les start-ups ? Quels intérêts sociaux, communicationnels et économiques entrent en jeu ? Cette étude analyse le travail des scientifiques qui synthétisent et testent un candidat-médicament, issu des nanotechnologies, destiné à diagnostiquer ou à guérir certains cancers. Ues interactions multiples existent entre les chercheurs et leurs institutions, en relation avec d'autres laboratoires, des sociétés privées et des organismes publics, l'ensemble constituant des réseaux dynamiques. A travers les biographies des principaux chercheurs sont analysées leurs stratégies communicationnelles et leurs méthodes pour trouver des financements, ainsi que leurs conditions de travail et leurs opérations, depuis la synthèse chimique jusqu'à l'expérimentation animale.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.