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Dissidences algériennes. Une anthologie, de l'indépendance au hirak
Sidi Moussa Nedjib
ASYMETRIE
15,00 €
Épuisé
EAN :9791096441181
Le surgissement populaire de 2019 en Algérie a braqué les projecteurs, du moins pour un temps, sur une société en pleine effervescence, avide de justice et de liberté. Pourtant, le Hirak ne constitue qu'une séquence, certes inédite à plus d'un titre, de l'histoire des luttes sociales et politiques qui ont jalonné la trajectoire de ce pays depuis sa sortie de la nuit coloniale. En effet, cette anthologie de textes souvent méconnus se propose de mettre en lumière grèves, émeutes, révoltes et débats tels qu'ils furent rapportés et animés par des individus ou groupes se réclamant du socialisme et opposés au régime militaro-policier. Qu'il s'agisse de l'autonomie de la classe ouvrière, de la reconnaissance de la culture berbère, de la séparation de l'Etat de la religion, de l'égalité entre les hommes et les femmes ou du bilan du combat anticolonialiste, les analyses et prises de position émanant de ces dissidences algériennes conservent une audace rarement égalée à ce jour.
Le malaise des enseignants, les difficultés de recrutement ou encore la désillusion des contractuels, autant de thèmes désormais familiers du paysage politico-médiatique comme de la recherche en sciences humaines et sociales, ne sont que les symptômes d?une crise profonde qui affecte nos sociétés ? celle de l?éducation ?, dans la mesure où elle paraît remettre en cause notre capacité à « prendre soin, préserver et admirer les choses du monde » ainsi que le soulignait Hannah Arendt. Avec son sixième ouvrage, Nedjib Sidi Moussa propose un récit singulier et sensible, à rebours des plaidoyers lénifiants pour une école postmoderne ou des complaintes anxiogènes sur les territoires abandonnés de la République. Dans ce journal de bord, rédigé à chaud, les lecteurs suivront les pérégrinations d?un professeur contractuel nommé dans un collège de la banlieue parisienne afin d?apprendre aux enfants des classes laborieuses l?histoire et la géographie ? sans oublier l?enseignement moral et civique. En passant du rire aux larmes et de la compassion à la révolte, Le Remplaçant offre une chronique saisissante de la France macronienne. C?est le portrait d?une société déconfinée qui se prépare à réélire un président impopulaire tandis que l?on commémore le soixantième anniversaire de l?indépendance algérienne. Mais ce livre raconte aussi l?histoire d?une jeunesse perdue, celle d?un fils d?ouvrier à l?orée de ses quarante ans, celle d?un ancien sorbonnard durablement installé dans le précariat.
André Sidi aime marcher dans le quartier Vavin, à Paris, où il vit avec une comédienne. Il a écrit une thèse sur l'oeuvre d'Alain Robbe-Grillet et enseigne à l'Université. Un éditeur vient d'accepter son livre consacré à la supériorité de la littérature sur les sciences humaines. Il a obtenu un congé sabbatique pour amender l'ouvrage. Au cours d'une promenade, il voit une jeune mendiante assise contre un mur, qui écrit. Une passion s'ensuit, qui ébranlera sa vie.
Mohand Sidi Saïd est né dans un village reculé de Kabylie. A dix ans, il sait à peine lire. La rencontre fortuite d'un oncle alors qu'il vendait des pastèques sur un marché le met sur le chemin de l'école qu'il ne quittera plus jusqu'à son diplôme de l'IAE et son MBA à l'Université de Pittsburgh! Plus étonnant encore, d'Alger à Manhattan, en vivant et en voyageant dans d'innombrables pays, il va grimper tous les échelons de la société Pfizer, leader mondial de l'industrie pharmaceutique, jusqu'à en devenir l'un des trois présidents opérationnels. A travers le récit de sa vie professionnelle, Mohand Sidi Saïd nous convie à une double expérience: d'une part, celle d'un manager humaniste qui a puisé à l'aune de ses racines les valeurs d'ouverture, de tolérance et un goût inné pour la diversité culturelle; et, d'autre part, celle d'une saisissante radioscopie de l'industrie pharmaceutique mondiale si souvent décriée. Mohand Sidi Saïd a été un acteur courageux et tenace dans la lutte contre les fléaux planétaires, sida, trachome, MST, parmi d'autres. Il a rencontré nombre de dirigeants politiques, avec lesquels il a souvent dû batailler.
L'histoire de l'île d'Anjouan fait apparaitre une double dépossession des terres au détriment des populations anciennes, d'abord par les Arabo-shiraziens, ensuite par les Européens. Exode des populations spoliées vers les grandes villes, déforestation, accroissement de la population, manque de terres furent les principales conséquences. Pourtant, aucun programme de développement n'a tenté d'évaluer ces changements dus à l'explosion démographique, ni pour l'arrêter, ni pour l'atténuer. Cette pression sur le milieu fait courir Anjouan à la catastrophe.
Alors qu'un renouveau de la critique du travail s'impose, c'est non sans ironie, que nous republions dans la collection Réverbération, ce texte vieux de trente ans qui n'a pas pris une ride. Car, en effet, aujourd'hui encore : "C'est l'activité humaine qui est essentielle, emprisonnée dans le travail, elle en détermine l'évolution et les crises. Parce que cette activité est le centre de la vie sociale, la dualité antagonique travail-activité est décisive pour une révolution future". Texte est suivi d'une postface de Gilles Dauvé.
En 1950, dans l'isolement de son exil américain, Karl Korsch envisage pour un temps de revenir théoriquement sur le sens du projet communiste. Il en ressort une cinquantaine de pages dactylographiées sous le titre de Buch der Abschaffungen. Aussitôt rédigées, Korsch les pose dans un tiroir. Dans la période 68, quelques contestataires allemands - dont Hans-Jürgen Krahl et Rudi Dutschke - les découvrent et l'étudient de près. Mais le tiroir est vite refermé. Autant dire que le Livre des abolitions est un trésor resté caché pendant trop longtemps qui voit enfin le jour. Les notes de travail qui le composent interrogent, de façon forcément inachevée, la question du "but final" , c'est-à-dire du dépassement radical de la société capitaliste telle que Marx et ses disciples l'ont posée, non sans égarements et apories.
Ayant commencé très jeune à travailler comme conducteur de rickshaw, Namdeo Dhasal côtoie longuement les bas-fonds, la pègre et les marginaux de Bombay avant de fonder en 1972 les Dalit Panthers, l'organisation de défense des intouchables s'inspirant des Blacks Panthers américaines, qui va bouleverser le champ politique indien. Ce choix de poèmes s'étalant sur plusieurs décennies et traduit depuis le Marathi témoigne de la radicalité de la démarche esthétique et politique d'un Dhasal bien décidé à envoyer bouler les piliers de l'ordre social, moral et esthétique. Ces poèmes et le manifeste des Dalit Panthers seront accompagnés de documents sur l'histoire du mouvement et de présentations par des chercheurs spécialistes des luttes anticastes.
Résumé : Au milieu du XIXe, les puissances occidentales se coalisent pour faire main basse sur les richesses de la Chine. Suite aux deux guerre de l'opium, le pouvoir impérial chinois se voit contraint de payer des indemnités de guerre faramineuses. Pour cela, il dut taxer drastiquement le peuple. Face à cette situation, les classes laborieuses s'organisent. Venue du sud, la révolte des Taiping conquiert une grande partie du pays en 1851. Deux années plus tard, la ville de Shanghai se soulève. Pour faire face à ces révoltes populaires prônant une redistribution des richesses, le pouvoir impérial s'allie aux forces occidentales. Mais cela ne se passera pas comme prévu... Ces deux romans graphiques, dont la traduction constitue une première, relatent certains épisodes ayant bouleversé la Chine et ouvert le long cycle révolutionnaire se terminant un siècle plus tard avec la prise du pouvoir par le Parti "Communiste" Chinois.