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Le remplaçant. Journal d’un prof (précaire) de banlieue
Sidi Moussa Nedjib
ECHAPPEE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782373091427
Le malaise des enseignants, les difficultés de recrutement ou encore la désillusion des contractuels, autant de thèmes désormais familiers du paysage politico-médiatique comme de la recherche en sciences humaines et sociales, ne sont que les symptômes d?une crise profonde qui affecte nos sociétés ? celle de l?éducation ?, dans la mesure où elle paraît remettre en cause notre capacité à « prendre soin, préserver et admirer les choses du monde » ainsi que le soulignait Hannah Arendt. Avec son sixième ouvrage, Nedjib Sidi Moussa propose un récit singulier et sensible, à rebours des plaidoyers lénifiants pour une école postmoderne ou des complaintes anxiogènes sur les territoires abandonnés de la République. Dans ce journal de bord, rédigé à chaud, les lecteurs suivront les pérégrinations d?un professeur contractuel nommé dans un collège de la banlieue parisienne afin d?apprendre aux enfants des classes laborieuses l?histoire et la géographie ? sans oublier l?enseignement moral et civique. En passant du rire aux larmes et de la compassion à la révolte, Le Remplaçant offre une chronique saisissante de la France macronienne. C?est le portrait d?une société déconfinée qui se prépare à réélire un président impopulaire tandis que l?on commémore le soixantième anniversaire de l?indépendance algérienne. Mais ce livre raconte aussi l?histoire d?une jeunesse perdue, celle d?un fils d?ouvrier à l?orée de ses quarante ans, celle d?un ancien sorbonnard durablement installé dans le précariat.
L'homme mondialisé" est une contribution à l'émergence d'un nouvel humanisme correctif des aspects négatifs de la globalisation multiforme qui constitue désormais la marque de notre monde actuel, mais en même temps amplificateur des bienfaits dont se trouve potentiellement porteuse cette globalisation. Pour identifier les uns et les autres aspects négatifs et bienfaits l'auteur s'est attaché à l'analyse historique, philosophique, culturelle, économique et politique du "monde actuel", en mettant en lumière le désordre engendré à travers la prééminence scientifique, technologique et économique du Nord et qui affecte de manière négative, les échanges de tous ordres et notamment sur le plan des idées, entre ce Nord et le Sud de la planète. De là l'appel dramatique à l'émergence volontariste de nouveaux penseurs, de nouvelles élites susceptibles de promouvoir, par un dialogue salvateur des civilisations, un "nouvel humanisme face à la mondialisation" (tel est le sous-titre de l'ouvrage) générateur d'une nouvelle et féconde forme d'échanges et de solidarité et marqué par le retour à la dimension humaine et la prise en compte de l'unicité du destin des habitants de notre planète fussent-ils du Nord ou du Sud. Les deux annexes qui terminent cet appel constituent une illustration concrète des conditions et limites de ce dialogue au plan culturel et du possible et nécessaire recours aux valeurs modernes de la démocratie qui en faciliteront l'aboutissement.
Résumé : Comment est organisé le processus d'innovation qui conduit à la découverte d'un médicament, avant les études cliniques sur les humains ? Quelles stratégies sont mobilisées par les laboratoires de recherche publics et les start-ups ? Quels intérêts sociaux, communicationnels et économiques entrent en jeu ? Cette étude analyse le travail des scientifiques qui synthétisent et testent un candidat-médicament, issu des nanotechnologies, destiné à diagnostiquer ou à guérir certains cancers. Ues interactions multiples existent entre les chercheurs et leurs institutions, en relation avec d'autres laboratoires, des sociétés privées et des organismes publics, l'ensemble constituant des réseaux dynamiques. A travers les biographies des principaux chercheurs sont analysées leurs stratégies communicationnelles et leurs méthodes pour trouver des financements, ainsi que leurs conditions de travail et leurs opérations, depuis la synthèse chimique jusqu'à l'expérimentation animale.
Résumé : Comment des Algériens colonisés sont-ils devenus révolutionnaires dès les années 1930 ? Et comment ont-ils mené leur révolution encore après 1962 ? L'histoire du messalisme, expérience politique en faveur de la démocratie en Algérie, lève le voile sur une autre histoire de l'indépendance algérienne. En éclairant le parcours des animateurs d'un courant réprimé par les autorités françaises et marginalisé par un Front de libération nationale devenu hégémonique, cet ouvrage redonne vie au mouvement fondé par Messali Hadj, le pionnier malheureux du nationalisme algérien qui a émergé dans l'émigration ouvrière. Il interroge le legs colonial, la pluralité des engagements et les tensions mémorielles qui les traversent jusqu'à la période contemporaine. A l'heure où le regard sur la guerre d'Algérie s'est renouvelé et alors que le destin politique du pays est en jeu, les racines messalistes de la démocratie algérienne apparaissent d'une grande actualité.
Sidi Moussa Nedjib ; Chominot Marie ; Hadouchi Oli
Boubaker Adjali (1937-2007) abandonna le Lycée pour réjoindre la lutte armée au sein de la Fédération de France du FLN, blessé, mis au vert d'abord en RDA puis étudiant en Cinéma à la mythique FAMU (Emir Kusturica, Milo ? Forman, Mohammed Lakhdar-Hamina). A l'indépendance, âgé d'à peine 23 ans , il occupera des fonctions de premier plan au sein de la Commission centrale d'orientation du FLN. Après le coup d'état conduit par Houari Boumediene, il s'éloigne des arcanes du pouvoir jusqu'à son départ définitif en 1967 pour New-York, où il sera le correspondant attitré d'Africasie. Pendant près de 40 ans, Boubaker Adjali fort des amitiés indéfectibles qu'il noua dans le sillage des conférences de Bandung et de la Tricontinentale fut un révolutionnaire et anticolonialiste sans affiliation ni chapelle qui mi-Capa, mi- Curiel mit ses compétences de photographe et documentariste, de polyglotte et fin analyste géopolitique au service de la SWAPO, , l'ANC, le Fretilin (Timor) .
Pourquoi les sociétés modernes ont-elles décidé de sacrifier les paysans ? Qui est responsable de ce processus qui semble irréversible ? Pour tenter de répondre à ces questions fondamentales, ce livre montre comment, depuis des décennies, en France comme ailleurs, le productivisme s'est étendu à l'ensemble des activités humaines. Avec pour conséquences : déracinement et marchandisation, exploitation du travail et des ressources naturelles, artificialisation et numérisation de la vie. L'époque est aujourd'hui aux fermes-usines et aux usines que l'on ferme ou délocalise, tandis que dominent, partout, finance et technoscience. Le sacrifice des paysans est l'un des éléments du processus global de transformation sociale dont il faut, au préalable, comprendre les causes. Ainsi, les auteurs analysent le mouvement historique au sein duquel s'est déployé le projet productiviste au cours des 70 dernières années, des "Trente Glorieuses aux Quarante Honteuses". Puis ils expliquent comment le long travail d'"ensauvagement des paysans" a mené à la destruction des sociétés paysannes et des cultures rurales. De ce véritable ethnocide, qui a empêché l'alternative au capitalisme dont une partie des paysans était porteuse, nous n'avons pas fini, tous, de payer le prix.
C'est l'obsession de l'époque. Entreprises, politiques, chercheurs... ne jurent que par elle, car elle laisse entrevoir des perspectives économiques illimitées ainsi que l'émergence d'un monde partout sécurisé, optimisé et fluidifié. L'objet de cet enivrement, c'est l'intelligence artificielle. Elle génère pléthore de discours qui occultent sa principale fonction : énoncer la vérité. Elle se dresse comme une puissance habilitée à expertiser le réel de façon plus fiable que nous-mêmes. L'intelligence artificielle est appelée, du haut de son autorité, à imposer sa loi, orientant la conduite des affaires humaines. Désormais, une technologie revêt un "pouvoir injonctif" entraînant l'éradication progressive des principes juridico-politiques qui nous fondent, soit le libre exercice de notre faculté de jugement et d'action. Chaque énonciation de la vérité vise à générer quantité d'actions tout au long de notre quotidien, faisant émerger une " main invisible automatisée", où le moindre phénomène du réel se trouve analysé en vue d'être monétisé ou orienté à des fins utilitaristes. Il s'avère impératif de s'opposer à cette offensive antihumaniste et de faire valoir, contre une rationalité normative promettant la perfection supposée en toute chose, des formes de rationalité fondées sur la pluralité des êtres et l'incertitude inhérente à la vie. Tel est l'enjeu politique majeur de notre temps. Ce livre procède à une anatomie au scalpel de l'intelligence artificielle, de son histoire, de ses caractéristiques, de ses domaines d'application, des intérêts en jeu, et constitue un appel à privilégier des modes d'existence fondés sur de tout autres aspirations.
Oppression des femmes et destruction de la nature seraient deux facettes indissociables d?un modèle de civilisation qu?il faudrait dépasser : telle est la perspective centrale de l?écoféminisme. Mais derrière ce terme se déploie une grande variété de pensées et de pratiques militantes. Rompant avec une approche chic et apolitique aujourd?hui en vogue, ce livre restitue la richesse et la diversité des théories développées par cette mouvance née il y a plus de 40 ans : critique radicale du capitalisme et de la technoscience, redécouverte des sagesses et savoir-faire traditionnels, réappropriation par les femmes de leur corps, apprentissage d?un rapport intime au cosmos? Dans ce road trip philosophique alternant reportage et analyse, l?auteure nous emmène sur les pas des écoféministes, depuis les Cévennes où certaines tentent l?aventure de la vie en autonomie, jusqu?au nord de l?Inde, chez la star du mouvement Vandana Shiva. Elle révèle aussi les ambiguïtés de ce courant, où se croisent Occidentaux en quête d?alternatives sociales et de transformations personnelles, ONG poursuivant leurs propres stratégies commerciales et politiques, et luttes concrètes de femmes et de communautés indigènes dans les pays du Sud.
Heath Joseph ; Potter Andrew ; Saint-Germain Miche
Malgré tous ses efforts pour paraître subversive, la contre-culture n'a pas seulement été inefficace dans sa lutte contre le capitalisme, elle lui a fait faire ses plus grands bonds en avant : création de nouveaux segments de marché, triomphe de l'individualisme, dissolution des structures collectives, exaltation de toutes les formes de consumérisme, fabrication d'un conformisme rebelle... Les auteurs ébranlent de manière argumentée et précise, parfois provocatrice, nombre de certitudes sur la nature du capitalisme et le sens du combat contre celui-ci. Une lecture résolument à contre-courant.