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Merleau-Ponty ou le Corps de la philosophie
Sichère Bernard
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246277811
Il fallait lire, relire Merleau Ponty. A ce visage presque effacé de notre histoire intellectuelle récente, rendre un peu de sa lumière. A cette histoire intellectuelle elle-même, si peu connue, cette part de sa vérité. On trouvera ici le portrait de l'homme bien sûr, et de la très grande figure qu'il fut des années clés du siècle. On y retrouvera aussi, admirablement mise au jour, la seule question qui comptât peut-être et qui est celle de ce Corps, énigmatique et pluriel, par lequel le monde nous arrive et où la nature, en nous, se prolonge. L'image s'y impose, surtout, d'une Pensée qui aurait elle-même un corps, qui ferait corps, qui serait corps et qui, ne cessant de désirer et de parler bien au-delà des voeux ou de la parole manifeste, assigne à cet étrange discours qu'on nomme philosophie, ses lettres de noblesse et sans doute son style. Bernard Sichère, au fond, n'aurait probablement pas risqué ce livre s'il n'était de ceux qui, d'abord, refusent de se résigner à cette rumeur sournoise, de plus en plus insistante, sur ce qu'il est convenu d'appeler, çà et là, la "mort de la philosophie".
Résumé : Que s'est-il passé durant cet été de 1967 ? Je sais que soudain les portes s'ouvrent. C'est une révélation qui me prend par surprise et change ma vie : cela, dit-on, s'appelle l'amour... Un amour qui porte un nom bien sûr, qui possède un visage, qui prendra au fil des temps d'autres noms sans que jamais la lumière de celui-là ait cessé. Ce nom est celui de la Tunisie, d'une lumière et d'un garçon qui sont restés les mêmes trente-trois ans après le premier sourire, les premières fleurs et le soir qui tombe sur le jardin d'Allah. Révélation de l'être, splendeur du vrai : tout amour est une célébration de Dieu, Celui qui m'accueille le matin sur le front de mer à la Marsa, Celui qu'avec eux je prie, sourate après sourate, devant l'ami qui meurt. Tout passe devant Sa face ? Sauf l'amour. Une mélopée violente d'une sensualité infinie, à la manière d'un chant d'Oum Kalsoum. Splendeur de Fawzi ressuscite la Tunisie des années soixante, sa lumière, ses parfums et ses couleurs pour chanter l'intensité du sentiment amoureux, l'éblouissement de la première rencontre, la douleur irréparable de la perte et enfin l'éternité.
Biographie de l'auteur Bernard Sichère, maître de conférences à l'université Paris-VII, philosophe et romancier, a collaboré aux revues Tel quel, L'Infini et Les Temps modernes. Il a notamment publié Eloge du sujet (Grasset, 1990), Histoires du mal (Grasset, 1995), Le Dieu des écrivain : (Gallimard, 1999). Cet ouvrage fait suite à son dernier livre, paru en 2002 aux éditions Desclée de Brouwer Seul un Dieu peut encore nous sauver.
Cneius Arcella, né à Alexandrie, écrit à Sénèque, son ami, son aîné, et témoigne de son siècle : sous le soleil d'Alexandrie passent les Césars. A Rome, les empereurs Néron, Othon, Vitellius, Vespasien, Titus se succèdent dans le sang au pouvoir. Les cyniques et les stoïciens se disputent, Sénèque s'ouvre les veines sur l'ordre de Néron, les juifs sont persécutés. On croirait entendre le rire des dieux, ces dieux trop nombreux, ces dieux du paganisme à son crépuscule. Le roman de Bernard Sichère restitue et chante ce monde latin, sensuel et menacé, tempétueux comme le Satiricon de Pétrone, digne comme un traité de Sénèque, voluptueux et théâtral, païen et truculent. Est-ce un adieu à l'antiquité ? Une poignante évocation de l'amour au temps des Romains ? Ou le salut à un monde qui vient ?
Résumé : Il ne s'agit pas, à travers ces quatre chapitres, de se demander si Bataille, Proust, Jouhandeau et Genet sont " croyants " : leur ?uvre, c'est clair, n'est pas " religieuse "; ils ne sont pas des théologiens mais des écrivains. Pourtant, à contre-courant de l'idée bassement reçue selon laquelle '" Dieu est mort ", ils incarnent l'étrange capacité de la littérature contemporaine à affirmer une résistance subjective qui croise en plusieurs points une très longue tradition, dans notre histoire, de contestation du monde dans le monde qu'on a souvent nommée " sainteté ". Je tente de déplier ici cette expérience subjective de traversée des apparences : ascèse d'À la recherche du temps perdu ; " athéologie ", selon Bataille, qui n'a de sens que rapportée aux théologies antérieures ; "Pur Amour ", selon Jouhandeau, inscrit entre le Singulier et l'Éternel ; juste rébellion de Genet déployée entre la richesse de l'imaginaire catholique et la nudité légère du maître soufi.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.