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Le rire des dieux
Sichère Bernard
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246464419
Cneius Arcella, né à Alexandrie, écrit à Sénèque, son ami, son aîné, et témoigne de son siècle : sous le soleil d'Alexandrie passent les Césars. A Rome, les empereurs Néron, Othon, Vitellius, Vespasien, Titus se succèdent dans le sang au pouvoir. Les cyniques et les stoïciens se disputent, Sénèque s'ouvre les veines sur l'ordre de Néron, les juifs sont persécutés. On croirait entendre le rire des dieux, ces dieux trop nombreux, ces dieux du paganisme à son crépuscule. Le roman de Bernard Sichère restitue et chante ce monde latin, sensuel et menacé, tempétueux comme le Satiricon de Pétrone, digne comme un traité de Sénèque, voluptueux et théâtral, païen et truculent. Est-ce un adieu à l'antiquité ? Une poignante évocation de l'amour au temps des Romains ? Ou le salut à un monde qui vient ?
Résumé : " Seul un Dieu peut encore nous sauver ", déclara de façon énigmatique Martin Heidegger au cours d'un entretien télévisé en 1966. Bernard Sichère fait, ici, le pari que cette parole terminale de Heidegger, loin d'être secondaire, est une clé de son parcours de pensée. De quel Dieu s'agit-il, et de quoi devrait-il nous sauver ? A la seconde question, on peut déjà répondre à la suite de Nietzsche : nous sauver du nihilisme comme vérité à la fois manifeste et secrète des temps présents. En dire plus suppose d'abord de revenir au grand texte de 1927 Etre et Temps : définir l'homme comme Dasein est un trait de génie, car c'est supposer que la question de l'être est décisive et que l'homme n'est homme que s'il accepte de se loger en elle. Mais c'est après 1933, l'année terrible de la compromission avec le nazisme, que Heidegger va délivrer sa pensée du nihilisme de la volonté de puissance. Trois sources de salut, en l'occurrence : d'abord les retrouvailles avec la parole des Grecs et les dieux de la Grèce ; ensuite le dialogue passionné avec Nietzsche et avec le mot de Nietzsche " Dieu est mort " ; enfin la révélation de la parole du poète Hölderlin (" Proche et difficile à saisir est le Dieu "). D'où la réponse à la question initiale : seul un Dieu, advenant de nouveau dans " la lumière de l'Etre ", peut nous sauver de la rage nihiliste en révélant son envers glorieux et finalement si proche.
Résumé : La métaphysique comme pensée-oubli de l'être est en route depuis longtemps. Elle a pris désormais le visage d'une volonté d'appropriation furieuse et planétaire de toute ressource qui, occidentale en son principe, a depuis longtemps franchi les frontières du national et de l'étatique. Ce qui se joue dans ce mouvement apparemment irrésistible qui ravage notre Terre est à la fois l'effacement de l'être lui-même et la mise en retrait du divin: le nihilisme triomphe désormais, dans la figure de l'impériale domination technique comme dans son envers symétrique, la Terreur de l'obscurantisme fanatique. Il faut donc relire l'histoire de la métaphysique "comme histoire de l'être", il faut reprendre la très ancienne parole de l'être qui parle depuis la Grèce, reprendre dans le même temps la vérité qui a parlé dans les trois révélations du Dieu unique: telle est la tâche qui nous revient et vers laquelle nous guident Heidegger et Hölderlin, Rûzbehân Baqlî Shîrâzî ou Franz Rosenzweig, penseurs, poètes, initiés. Du moins si nous voulons être de nouveau ceux que le divin salue, non les errants d'une Terre que ne bénit aucun Ciel.
Il fallait lire, relire Merleau Ponty. A ce visage presque effacé de notre histoire intellectuelle récente, rendre un peu de sa lumière. A cette histoire intellectuelle elle-même, si peu connue, cette part de sa vérité. On trouvera ici le portrait de l'homme bien sûr, et de la très grande figure qu'il fut des années clés du siècle. On y retrouvera aussi, admirablement mise au jour, la seule question qui comptât peut-être et qui est celle de ce Corps, énigmatique et pluriel, par lequel le monde nous arrive et où la nature, en nous, se prolonge. L'image s'y impose, surtout, d'une Pensée qui aurait elle-même un corps, qui ferait corps, qui serait corps et qui, ne cessant de désirer et de parler bien au-delà des voeux ou de la parole manifeste, assigne à cet étrange discours qu'on nomme philosophie, ses lettres de noblesse et sans doute son style. Bernard Sichère, au fond, n'aurait probablement pas risqué ce livre s'il n'était de ceux qui, d'abord, refusent de se résigner à cette rumeur sournoise, de plus en plus insistante, sur ce qu'il est convenu d'appeler, çà et là, la "mort de la philosophie".
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".