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Le nom de Sakespeare
Sichère Bernard
GALLIMARD
12,40 €
Épuisé
EAN :9782070709533
Il y aurait un "mystère Shakespeare" ? D'autres soutiennent que cette oeuvre est la plus connaissable, sinon la plus connue. On peut se passer du mystère, comme des explications courtes et des psychologies sommaires, à condition d'admettre qu'un certain William Shakespeare a réalisé ce tour de force : mettre en scène toutes les illusions, les violences et les impasses de son époque au nom d'un savoir ultime, - la loi du Père comme seule capable de faire tenir le monde. De la rupture à la réconciliation : une seule trajectoire, exemplaire, dont les Sonnets donnent la clé. Impasse du fils : Hamlet y succombe. Impasse au coeur de la paternité : Lear, père excessif, suscite sa propre débâcle, comme Iago suscite la rage dans laquelle Othello va se perdre en perdant Desdémone. Bruit et fureur jusqu'à cette réconciliation finale dans le duo enfin apaisé du Père et de la fille : Prospero embrasse une dernière fois Miranda avant de quitter l'île de La Tempête où règne désormais sans partage le Nom de Shakespeare.
Un sujet", on l'oublie trop souvent, n'est ni une substance, ni un principe : c'est d'abord l'événement d'une singularité qui se produit - ou se refuse - à partir d'un corps et selon les codes d'une culture déterminée. Face à l'inhumanité de base et à ce que l'auteur appelle la "gangstérisation tendancielle du corps social" qui sont une donnée du quotidien, face au lourd mensonge qui interdit l'histoire vivante et sa puissance de scission, la question se posait de savoir comment un tel sujet peut aujourd'hui tenir et s'affronter au réel. Ici, la réponse sera, à la fois, éthique et poétique...
Il fallait lire, relire Merleau Ponty. A ce visage presque effacé de notre histoire intellectuelle récente, rendre un peu de sa lumière. A cette histoire intellectuelle elle-même, si peu connue, cette part de sa vérité. On trouvera ici le portrait de l'homme bien sûr, et de la très grande figure qu'il fut des années clés du siècle. On y retrouvera aussi, admirablement mise au jour, la seule question qui comptât peut-être et qui est celle de ce Corps, énigmatique et pluriel, par lequel le monde nous arrive et où la nature, en nous, se prolonge. L'image s'y impose, surtout, d'une Pensée qui aurait elle-même un corps, qui ferait corps, qui serait corps et qui, ne cessant de désirer et de parler bien au-delà des voeux ou de la parole manifeste, assigne à cet étrange discours qu'on nomme philosophie, ses lettres de noblesse et sans doute son style. Bernard Sichère, au fond, n'aurait probablement pas risqué ce livre s'il n'était de ceux qui, d'abord, refusent de se résigner à cette rumeur sournoise, de plus en plus insistante, sur ce qu'il est convenu d'appeler, çà et là, la "mort de la philosophie".
Les mouvements révolutionnaires qui firent notre histoire commencent souvent dans l'intimidation pour s'achever bientôt en fureur. Loin des champs de batailles qui attendrissent les nostalgiques de la guerre et du clairon, n'est-il pas concevable d'imaginer que ce qui est vraiment révolutionnaire avance"sur des pattes de colombe"? Et n'ait pas grand-chose à voir avec les fusillades et les charniers qui fascinent tant les intellectuels en mal d'action? Il y a, pourtant, une autre vie dans la vie. Il faudrait apprendre à penser le temps autrement. A penser l'histoire et la politique autrement. Il faut tout reprendre à zéro." B. S.
Bataille comme une comète et les traces que son passage laisse dans le ciel, les effets majeurs et les conséquences de ce passage à court et long terme. L'effet produit sur Leiris, Klossowski, Blanchot. Sur la génération suivante: Barthes, Derrida, Foucault, Deleuze. Lacan, à part: présence massive, en retrait, lourde d'orages. Sollers, Tel Quel, l'historique Colloque de Cerisy. Absence totale chez Badiou. Les heideggeriens dans l'ensemble ne le lisent pas. Les lacaniens s'en méfient. Les puritanismes le détestent. Les familles l'excluent. En revanche, ceux dans la vie de qui il est entré ne l'oublient pas "Je suis pour ceux que j'aime une provocation."
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.