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Catholique
Sichère Bernard
DDB
21,65 €
Épuisé
EAN :9782220055695
On ne peut plus éluder aujourd'hui la question du rapport personnel à Dieu, surtout quand ce rapport s'inscrit dans une tradition aussi ancienne que la tradition chrétienne. Disons-le sans détours : le spectre qui hante désormais l'Europe, ce n'est pas le " retour du religieux " ni même celui du bon vieux Dieu, mais le nihilisme, la religion féroce de ceux qui ne croient en rien et qui voudraient même empêcher qu'on croie. C'est en regard de cette réalité que je veux ici m'expliquer. je ne suis pas un " philosophe catholique ", si l'on veut dire par là que philosopher se réduirait à paraphraser le dogme. En revanche, m'expliquer sur Dieu et sur ma relation à Dieu fait pour moi partie de l'acte de philosopher. Alors, qu'est-ce que croire sur le mode catholique à l'orée du XXIe siècle ? Ces pages tentent d'y répondre.
Il fallait lire, relire Merleau Ponty. A ce visage presque effacé de notre histoire intellectuelle récente, rendre un peu de sa lumière. A cette histoire intellectuelle elle-même, si peu connue, cette part de sa vérité. On trouvera ici le portrait de l'homme bien sûr, et de la très grande figure qu'il fut des années clés du siècle. On y retrouvera aussi, admirablement mise au jour, la seule question qui comptât peut-être et qui est celle de ce Corps, énigmatique et pluriel, par lequel le monde nous arrive et où la nature, en nous, se prolonge. L'image s'y impose, surtout, d'une Pensée qui aurait elle-même un corps, qui ferait corps, qui serait corps et qui, ne cessant de désirer et de parler bien au-delà des voeux ou de la parole manifeste, assigne à cet étrange discours qu'on nomme philosophie, ses lettres de noblesse et sans doute son style. Bernard Sichère, au fond, n'aurait probablement pas risqué ce livre s'il n'était de ceux qui, d'abord, refusent de se résigner à cette rumeur sournoise, de plus en plus insistante, sur ce qu'il est convenu d'appeler, çà et là, la "mort de la philosophie".
Bataille comme une comète et les traces que son passage laisse dans le ciel, les effets majeurs et les conséquences de ce passage à court et long terme. L'effet produit sur Leiris, Klossowski, Blanchot. Sur la génération suivante: Barthes, Derrida, Foucault, Deleuze. Lacan, à part: présence massive, en retrait, lourde d'orages. Sollers, Tel Quel, l'historique Colloque de Cerisy. Absence totale chez Badiou. Les heideggeriens dans l'ensemble ne le lisent pas. Les lacaniens s'en méfient. Les puritanismes le détestent. Les familles l'excluent. En revanche, ceux dans la vie de qui il est entré ne l'oublient pas "Je suis pour ceux que j'aime une provocation."
Résumé : " Seul un Dieu peut encore nous sauver ", déclara de façon énigmatique Martin Heidegger au cours d'un entretien télévisé en 1966. Bernard Sichère fait, ici, le pari que cette parole terminale de Heidegger, loin d'être secondaire, est une clé de son parcours de pensée. De quel Dieu s'agit-il, et de quoi devrait-il nous sauver ? A la seconde question, on peut déjà répondre à la suite de Nietzsche : nous sauver du nihilisme comme vérité à la fois manifeste et secrète des temps présents. En dire plus suppose d'abord de revenir au grand texte de 1927 Etre et Temps : définir l'homme comme Dasein est un trait de génie, car c'est supposer que la question de l'être est décisive et que l'homme n'est homme que s'il accepte de se loger en elle. Mais c'est après 1933, l'année terrible de la compromission avec le nazisme, que Heidegger va délivrer sa pensée du nihilisme de la volonté de puissance. Trois sources de salut, en l'occurrence : d'abord les retrouvailles avec la parole des Grecs et les dieux de la Grèce ; ensuite le dialogue passionné avec Nietzsche et avec le mot de Nietzsche " Dieu est mort " ; enfin la révélation de la parole du poète Hölderlin (" Proche et difficile à saisir est le Dieu "). D'où la réponse à la question initiale : seul un Dieu, advenant de nouveau dans " la lumière de l'Etre ", peut nous sauver de la rage nihiliste en révélant son envers glorieux et finalement si proche.
Un sujet", on l'oublie trop souvent, n'est ni une substance, ni un principe : c'est d'abord l'événement d'une singularité qui se produit - ou se refuse - à partir d'un corps et selon les codes d'une culture déterminée. Face à l'inhumanité de base et à ce que l'auteur appelle la "gangstérisation tendancielle du corps social" qui sont une donnée du quotidien, face au lourd mensonge qui interdit l'histoire vivante et sa puissance de scission, la question se posait de savoir comment un tel sujet peut aujourd'hui tenir et s'affronter au réel. Ici, la réponse sera, à la fois, éthique et poétique...
Ces derniers temps, on s'est beaucoup questionné sur l'efficacité des thérapies: pour beaucoup, c'est la personnalité du thérapeute, sa compétence et sa force qui sont en cause. Ce livre présente clairement la façon de faire de celui qui est presque devenu un mythe aux États-Unis: Milton H. Erickson. Une large part est donnée à sa parole même, et on découvre comment chaque personne, grâce à la compétence et à la pratique d'un thérapeute exceptionnel peut changer et vivre sa part de bonheur. L'ouvrage de Jay Haley suit les grandes étapes de la vie et met en relief la manière très souple, imprévisible, créatrice, dont les crises sont dénouées par Erickson, toujours prêt à donner de lui-même pour aider le patient. Un livre qui peut faire réfléchir tous ceux qui mettent en doute les changements que peut susciter un vrai thérapeute. Ce sont des histoires, et quelque chose de notre histoire. Biographie de l'auteur Jay Haley, praticien et enseignant de thérapie familiale, fut pendant dix-sept ans l'élève d'Erickson. Il fait partie du Groupe de Palo Alto, et est connu en France pour son ouvrage Tacticiens du pouvoir.
Ce livre décrit une expérience fondamentale de François d'Assise. Il arrive que chacun soit amené comme lui à une désappropriation de sa tâche. L'intérêt de l'expérience de saint François est d'avoir su s'en remettre totalement à Dieu, quant à l'avenir de son Ordre. Tout homme peut rencontrer cette expérience de pauvreté où semble se perdre l'oeuvre de toute une vie, voire la vie elle-même. Mgr Riobé disait qu'il s'y était pleinement reconnu.
Les histoires thérapeutiques s'avèrent d'une grande efficacité quand elles sont utilisées judicieusement par des thérapeutes confirmés en hypnose éricksonienne. Evelyne Josse dévoile ici les rouages de cette technique qui s'applique dans le traitement des syndromes psychosomatiques graves : aux patients meurtris par des viols, attentats ou violences, deuils, accidents ou encore catastrophes naturelles. Une présentation théorique éclaire l'usage des conditions d'application, le recours à l'imaginaire, aux images, aux subtilités des métaphores ou des allégories. Huit histoires successives illustrent la démarche thérapeutique. Très évocatrices, contées avec brio, elles sont suivies chacune par l'analyse pertinente du processus ; laquelle permet à son tour de bénéficier de cet enseignement dans la démarche de soins et de guérison psychique.
Résumé : Il ne suffit pas d'aimer son enfant pour qu'il se développe harmonieusement. Car, ajoute Suzanne Robert-Ouvray, si tout commence dès la naissance avec les soins quotidiens, les échanges affectifs, la sécurité émotionnelle, il faut aussi l'aider à organiser sa tonicité afin que sa motricité et ses comportements soient adaptés à ses besoins. Avant même de parler, c'est avec ses tensions musculaires et organiques que le bébé répond aux stimulations de son environnement. Par ignorance, banalisation ou incompréhension, un défaut de soutien de l'enfant ou des gestes de maltraitance peuvent provoquer de graves perturbations relationnelles. Emaillé d'exemples concrets, cet ouvrage accessible propose une théorie de l'étayage psychomoteur à tous ceux qui ont la tâche délicate d'aider les enfants à grandir et à se développer.