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Philosophie politique. XIXe-XXe siècles
Sibertin-Blanc Guillaume
PUF
15,50 €
Épuisé
EAN :9782130567868
Ce manuel présente les grands penseurs politiques de la fin du XIXe siècle à nos jours: en exposant leurs principaux apports à la compréhension du phénomène étatique, il explique leur contribution à la formation et à la transformation des doctrines politiques majeures de l'histoire contemporaine, républicaine, libérale, socialiste, néolibérale, communiste... Il fournit ainsi une mise au point synthétique sur les grands paradigmes autour desquels ces doctrines se sont rejointes ou affrontées: l'État de droit, l'État-nation, l'État-Parti, l'État total, l'État minimal, l'État social. Il lie également l'évolution de la philosophie politique contemporaine à l'histoire des sociétés et des savoirs: il apporte par là des instruments pour interroger les rapports entre l'évolution des concepts et des problèmes philosophiques, les mutations effectives des institutions sociales et étatiques, et les transformations des autres formes de savoir des collectivités humaines et de leurs pratiques (histoire, économie, sociologie, géopolitique). Il permet ainsi de mettre en perspective des notions centrales de la réflexion politique comme celles d'identité nationale, de domination, de révolution, de bureaucratie ou de planification. Enfin, ce manuel propose des entrées dans des débats de la pensée politique extrême-contemporaine, dont les interrogations philosophiques et les innovations conceptuelles peinent parfois encore à pénétrer dans l'enseignement non moins que dans le débat public, par exemple concernant la question européenne, le statut et les fonctions des frontières, le fait et les problèmes des minorités. Introduction générale I. Les raisons de l'État A/ Le fondement de l'État: souveraineté et ordre juridique a/ Révolution, démocratie, fondement de l'Etat de Droit b/ Les réactions contre-révolutionnaires c/ Les réactions libérales B/ La fondation de l'État: peuple et nation a/ L'État-nation: entre refondation politique et création d'une tradition révolutionnaire b/ L'État dans l'histoire, l'histoire dans l'État: le cercle national c/ Expansion du paradigme national et crises de l'État-nation C/ La raison de l'État: politique et société a/ L'État rationnel b/ De la critique politique à la critique du politique c/ Rationalisation de la domination, rationalités politiques II. Savoirs et pratiques des États A/ Entre économie et politique: le paradigme de l'État libéral a/ De la science camérale à l'économie politique: État de bien-être ou État libéral b/ Économie politique et politique libérale c/ Les réactions socialistes d/ Le déplacement de Marx B/ Sciences du social et État social a/ Sociologie ou philosophie: de la physique sociale à la science politique b/ Durkheim, sociologue politique: une théorie sociale-libérale de l'État c/ Figures de l'État social: services publics, droit social, république solidariste C/ Bureaucratie et planification a/ La bureaucratisation du pouvoir: sociologie politique de l'âge industriel et État-machine b/ Bureaucratie politique et planification économique: les critiques néolibérales et l'État minimal c/ Bureaucratie et révolution politique III. L'État aux extrêmes A/ L'État total a/ L'État-parti et les masses b/ Politique, guerre et économie dans l'État total c/ Totalitarisme, démocratie, société B/ Expériences de la révolution et ordres du discours révolutionnaire a/ État et révolution dans le marxisme-léninisme b/ L'État-parti dans la révolution c/ Devenirs de la révolution, crises dans la pensée révolutionnaire C/ Aux bords de l'État: créations politiques et invention démocratique a/ Pratiques et inventions démocratiques b/ L'espace public et les lieux non-étatiques de la politisation c/ Nouvelles frontières du politique: le cas de l'Europe. Biographie de l'auteur Guillaume SIBERTIN-BLANC enseigne la philosophie à l'Université Charles-de-Gaulle - Lille 3.
L'année 2017 marque les trente ans de carrière du designer Jean-Baptiste Sibertin-Blanc. C'est avec un livre qu'il décide de revisiter ces trois décennies, à travers soixante projets réalisés pour des marques et galeries internationales aussi prestigieuses que LVMH Cheval Blanc, Christofle, Hermès ou Ligne Roset. Cet ouvrage explore les thématiques qui traversent les expériences et recherches de Jean-Baptiste Sibertin-Blanc et de son studio, JBSB : dessiner, voyager, faire, toucher, partager. Ce livre nous invite à travers la pratique sans cesse renouvelée de Jean-Baptiste Sibertin-Blanc à la découverte du monde des métiers d'art dans le secret des plus grands ateliers français, de Longwy à Sèvres en passant par la Cristallerie Saint-Louis. Un univers où le savoir-faire côtoie l'excellence... Prenant la rencontre pour pivot, l'ouvrage se construit autour de cinq entretiens avec des personnalités reconnues du monde de la création et du design : Paul Andreu, Anne Bony, Philippe Hardy, Alain Lardet et Yves Michaud.
Porteuse d'un programme théorique et épistémologique de refondation critique du marxisme, la pensée de Louis Althusser marqua durablement le paysage intellectuel français. Mais la double parution de Pour Marx et Lire le Capital fut aussi saluée en bien d'autres lieux que ceux fréquentés par la marxologie française. Ce dossier d'Actuel Marx propose une cartographie des réceptions et " réinventions " du marxisme althussérien du Japon à Cuba, du Cône sud latino-américain au Maghreb, du Proche-Orient à la Corée du Sud. A un marxisme althussérien souvent jugé, principalement sinon exclusivement, universitaire, ces réceptions " diasporiques " opposèrent des appropriations parfois directement branchées sur des urgences politiques immédiates. A un althussérisme tendu entre critique ambiguë du stalinisme et subversion maoïste, ces circulations ex-centriques proposèrent des usages d'Althusser permettant de sortir des grandes alternatives idéologiques solidifiées par la guerre froide et la scission de l'internationale communiste. A un marxisme surinvestissant les enjeux épistémologiques d'une relecture de Marx, elles sollicitèrent ses écrits pour repenser les spécificités des luttes paysannes, l'articulation des conflits de classe aux luttes de décolonisation, et les devenirs du marxisme extra-européen hors des formes qu'Althusser pouvait lui-même imaginer ou anticiper.
Lecture introductive du premier livre écrit à quatre mains par Gilles Deleuze et Félix Guattari, L Anti- oedipe, cet ouvrage adopte pour fil conducteur la réinscription de l"analyse de l" inconscient dans une théorie générale de la production et de ses modes sociohistoriques. Il met au jour le nouveau rapport qui s"ensuit entre la clinique du désir et le matérialisme historique. C" est sous ce prisme qu"il explicite l" articulation de trois lignes de problématisation: une critique sociale d"un code familialiste d" enregistrement des individus et des conduites; une critique à la fois externe et interne à la psychanalyse de l"oedipianisation de l" inconscient; une critique politique des structures d"exploitation et de domination de la société capitaliste et des modes de subjectivation aménagés dans la reproduction de ces structures."
La tradition marxiste a longtemps nourri la conviction que la critique de la religion était acquise, cédant l'ordre du jour à la critique de l'économie politique comme principe d'intelligibilité des sociétés modernes et de leurs conflits caractéristiques. L'histoire contemporaine se charge de rouvrir, dans des conditions équivoques, le problème du religieux dans les récits " sécularistes " de la modernité capitaliste. Où en est la critique marxiste de la religion ? Quels dialogues peut-elle entretenir avec les critiques de la notion même, faussement univoque, de " religion " ? Quelles réinterprétations le devenir actuel des monothéismes appelle-t-il de l'histoire des rapports entre le marxisme, sa théorie et ses politiques, et les dictions religieuses des conflits sociaux à l'époque de la mondialisation ?
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.