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Langues et mémoires juives-arabes. Politique du trait d'union
Shohat Ella ; Marelli Joëlle
EHESS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782713234002
La guerre est l'amie des binarismes, elle laisse peu de place aux identités complexes." Née dans une famille juive bagdadienne, Ella Shohat a grandi en Israël et vit aujourd'hui à New York. Ecrits à différents moments de sa carrière de chercheuse en études culturelles, les trois textes ici réunis abordent la question de l'identité d'une voix vibrante et personnelle, à la fois fidèle à une méthodologie rigoureuse et marquée par une profonde réflexivité. Ils suivent les itinéraires de la mémoire et des langues parlées par les juif.ves-arabes, la manière dont elles sont traitées par le discours sioniste, et enfin les détours de ce qui rend acceptables, aux Etats-Unis, les identités composées. Dans un contexte où les récits nationalistes embarquent, opposent, gomment, réécrivent ou rejettent des cultures, des mémoires, des communautés entières, Shohat rappelle l'importance d'écrire des contre-histoires situées, et par exemple celle-ci : on peut être juive et arabe.
Résumé : Shoham Smith et Einat Tsarfati invitent tous ceux qui sont allés à l'école, y vont maintenant ou iront bientôt à explorer l'endroit le plus important (ou presque) de notre vie. Au cours de ce voyage, vous étudierez avec les enfants préhistoriques, vous visiterez la Grèce antique et vous découvrirez comment la révolution industrielle et la révolution informatique ont changé l'éducation d'aujourd'hui. Vous trouverez également les réponses à des questions fondamentales, comme "Qui a inventé les sandwiches ? ", "Pourquoi les profs se fâchent-ils ? " et "Pourquoi vaut-il mieux aller à l'école (même si parfois on s'y ennuie) ? "
Dans un quartier sans histoire de Tel-Aviv, le viol d'une jeune fille met la police en émoi. Pas d'indices, pas de témoins, pas de suspects. Le père de la victime décide de mener sa propre enquête, jusqu'à identifier Ziv Névo comme le coupable. L'affaire serait sur le point d'être classée, sans les doutes du vieil inspecteur Élie Nahoum. Pourquoi Névo refuse-t-il de s'exprimer? Qui veut-il protéger par son silence? Le père aurait-il pu forcer sa fille à accuser un innocent? Entre le policier et le suspect commence un duel sous haute tension, qui va attirer dans son ballet de faux-semblants un jeune avocat idéaliste, le bras droit d'un boss de la mafia et un reporter prêt à tout pour décrocher le scoop de sa vie. Quand un deuxième viol est commis, la quête de la vérité devient une affaire de vie ou de mort...
Tout est possible en voyage et dans la vie. Comment faire le tour du monde sans prendre l'avion, à vingt ans, avec peu d'argent ? Comment ne pas abandonner ? Où trouver la force d'aller au bout de ses rêves ? Comment rencontrer les bonnes personnes pour accomplir ses objectifs ? Traverser les océans en voilier, yacht ou cargo, rencontrer l'amour, pour découvrir la vie, la spiritualité et les cultures du monde en combattant les maladies... On part pour se trouver, et parmi les mille façons qui permettent de voir le monde, l auteur raconte la sienne : quatre-vingt-quinze mille kilomètres en cinq cent vingt-trois jours."
Il est courant aujourd'hui d'opposer les Arabes aux Juifs et les musulmans aux juifs. Depuis des décennies, Ella Shohat déplace les paradigmes, et notamment cette opposition trop souvent commodément naturalisée et instrumentalisée qui nie les stratifications de l'histoire. Shohat déplie tout ce qui relie les "deux 1492" (la Reconquista et la "découverte" des Amériques), les petites et grandes ruptures coloniales et la mise en récit des passés juifs dans les espaces musulmans après la partition de 1948 en Israël/Palestine. Elle élabore une pensée des figures juives arabes, notamment à partir du fait constitué par les descendants juifs des sujets colonisés dans les espaces arabo-musulmans. Penser les juifs arabes, c'est dire la perte de mondes, mais aussi la traversée des frontières. Shohat montre ce qui rapproche des géographies humaines et des champs de recherche habituellement maintenus séparés. Contextualisés par une introduction et une préface, les quatre textes de ce recueil illustrent le rôle fondateur de Shohat dans le champ des études juives arabes/mizrahies. L'autrice y redéfinit l'exil, la diaspora et le retour dans une perspective qui révèle des paysages complexes d'appartenance.
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?