Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les récits des explorateurs et des archéologues qui redécouvrent Angkor et les grands sites de l'Asie du Sud-Est fascinent nombre de peintres français ; ils entreprennent alors le grand voyage vers les paysages de l'Indochine et ses cultures aussi anciennes que raffinées. En métropole, les expositions universelles et coloniales familiarisent le public avec l'Orient extrême. En 1921, le hasard d'une mission conduit le peintre Victor Tardieu au Tonkin ; séduit, il s'installe à Hanoï où il fonde l'Ecole des beaux-arts de l'Indochine qu'il dirigera jusqu'à sa mort. Dans le cadre de la colonisation française, l'Ecole s'appuie sur les peintres récipiendaires du prix de l'Indochine pour y développer l'enseignement des pratiques artistiques occidentales. De jeunes Vietnamiens tirent parti avec talent des nouveaux matériaux mis à leur disposition et inventent un style original, combinant les traditions asiatiques de laque et de soie à leurs nouveaux acquis. Du fleuve Rouge au Mékong présente un large éventail de soixante-quinze oeuvres de plus de quarante artistes vietnamiens et français, sculpteurs, peintres et laqueurs.
Shimizu Eiichi - Shimoguchi Tomohiro - Huet Olivie
Koichi Hayase, un jeune garçon, est gravement blessé dans un accident. Quand il ouvre de nouveau les yeux, c'est pour s'apercevoir qu'il est doté d'une force inconnue... Trois ans plus tard, apparaît devant lui celui qui a provoqué son accident, le gigantesque robot "Linebarrel"!! C'est le début de l'aventure d'un groupe d'adolescents et de leur machines extraordinaires!!
Au Jpon, les arts du feu ont connu une transformation radicale au XXe siècle. La création d'une céramique d'artistes a ouvert la voie à des formes sculpturales, apparues à Kyoto dans les années 1950, et à des expressions artistiques issues du design. L'excellence de la matière et le soin apporté aux procédés décoratifs attestent une tradition millénaire.
Présentation de l'éditeur Les représentations de la nature (fleurs, oiseaux, paysages) ne sont pas seulement au Japon de simples motifs décoratifs, mais semblent toujours associées à une symbolique très forte établie par les poètes depuis le ville siècle. Cette codification littéraire exprime une véritable "culture des quatre saisons", que les peintres n'ont cessé d'interpréter. Issues de la collection américaine Robert et Betsy Feinberg, les oeuvres présentées ici illustrent les grands courants picturaux développés entre le XVIIIe et le XIXe siècle : le courant pictural Rinpa, l'école réaliste Maruyama-Shijô ou le mouvement sinophile du Nanga. Les plus célèbres noms de la peinture japonaise figurent dans ce corpus : Sakai Hôitsu, Maruyama Ôkyo, Ike no Taiga ou Tani Bunchô. Grâce à leurs contributions, des auteurs spécialisés offrent de précieuses clés de lecture à ces chefs-d'oeuvre de l'art japonais.
Commandé à Raoul Dufy pour le hall du palais de la Lumière et de l'Electricité construit par Robert Mallet-Stevens pour l'Exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne de 1937, "le plus grand tableau du monde" qu'est La Fée Electricité était promis à l'existence éphémère d'un décor de pavillon d'exposition universelle... Et pourtant, elle est toujours là: son commanditaire, la Compagnie parisienne de distribution d'électricité, la conserva soigneusement, puis la donna après la guerre à la Ville de Paris, qui ne put entreprendre qu'en 1964 les travaux qu'exigeait son installation au coeur du musée d'Art moderne auquel elle semble désormais indissolublement liée. Apogée des recherches que poursuivait Dufy depuis sa période fauve sur ce qu'il appelait la "couleur-lumière', La Fée Electricité fut aussi pour le peintre l'amorce d'un nouveau commencement. A travers l'hymne à l'électricité et à la vie moderne, c'est un véritable hommage à la lumière et aux peintres qui ont cherché à en saisir les multiples variations que Raoul Dufy rend en filigrane. Biographie de l'auteur Martine Contensou est responsable du Service des publics au musée Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris, après avoir été attachée de conservation au musée d'Art moderne de la Ville de Paris, à la maison de Balzac et à la maison de Victor Hugo."
S'il n'y avait pas eu l'Ecole de bijouterie, la joaillerie française ne serait pas telle qu'elle est, en France, depuis plus de cent cinquante ans. L'Ecole l'a toujours accompagnée dans ses besoins, dans son essor, et elle continuera." Michel Baldocchi, directeur général
Ateliers d'artistes, maisons d'écrivains où l'intelligence et le talent avaient pris leurs quartiers quelques années ou toute une vie... Fidèle à sa nature d'artiste, George Sand avait élu domicile dans la Nouvelle Athènes, patrie du romantisme. Du square d'Orléans au jardin secret de la rue Chaptal - désormais musée de la Vie romantique -, ce premier titre de la collection "Petites Capitales" invite à revoir les lieux privilégiés de l'inspiration de la romancière. En poussant la porte des salons où sont réunis les souvenirs pieux de l'écrivain, parmi les ?uvres de Delacroix, Ingres et Ary Scheffer, les hôtes de la rue Chaptal entrent dans l'intimité d'un monde. Biographie de l'auteur Jérôme Godeau a été commissaire de l'exposition "George Sand, une nature d'artiste" (2004) au musée de la Vie romantique. Il a dirigé, pour les éditions Paris-Musées/ Actes Sud, les collections "Le Promeneur de Paris" et "Les Mots". Dernier ouvrage paru: Tableaux parisiens, Du Moyen-Age à nos jours, six siècles de peinture en capitale (2005) aux éditions Parigramme.
Comptant plus de cinq mille oeuvres, fresques ou tableaux, la production de Luca Giordano (1634-1705) est immense. Virtuose du pinceau, sa capacité d'adaptation lui valut des commandes prestigieuses, tant à Naples qu'à Florence, mais aussi en Espagne, où il séjourna dix années à la cour de Charles II. Son oeuvre est abondamment présente dans les musées français — que ce soit au Louvre, à Ajaccio, Amiens, Brest, Chambéry, ou encore Rouen —, un pays où il exerça une profonde influence sur les peintres du XVIIIe siècle. Cette monographie, premier ouvrage en français sur l'artiste, dessine le portrait d'un homme exceptionnel, indifférent aux codes et aux règles, doué pour les affaires, et essentiel pour comprendre le paysage artistique du XVIIe siècle européen.