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Invitation au crime
Sheridan Le Fanu Joseph
PHEBUS
15,20 €
Épuisé
EAN :9782859408718
Richard Marston, aristocrate désargenté qui a passé la quarantaine, règne sur le domaine des Hêtres Gris qu'il n'a plus guère les moyens d'entretenir, entre sa femme qu'il délaisse, sa fille encore dans l'enfance... et la gouvernante française, Mlle de Barras, invitée à tenir compagnie aux deux " dames " du lieu. Mlle de Barras a des manières, déploie mille attentions à l'endroit de la maîtresse de maison dont elle devient vite la confidente, mais sa venue aux Hêtres Gris semble donner le signal de quelques bouleversements inquiétants (dont on laissera le lecteur découvrir les signes annonciateurs). Bientôt la vie monotone et apparemment austère du manoir est troublée par l'arrivée d'un nouvel invité : Sir Wynston Berkley, célibataire coureur de jupons qui fut jadis le rival de Marston à l'occasion d'une amourette de jeunesse. Avec lui, une porte semble s'ouvrir sur un passé que les habitants de la place feignaient d'avoir oublié. Un passé qui a la vie dure, et qui poussera bientôt l'un des protagonistes au crime de sang... En dire plus serait un autre crime, que l'on ne commettra pas ici. Contentons-nous d'admirer, à partir de là, l'art terriblement retors de Le Fanu (1814-1873), qui invente en quelque sorte sous nos yeux le genre du roman policier - mais réduire son livre à cela serait une injustice, tant la terreur intime qu'il instille dans les veines de son lecteur déborde toute attente. Impossible, quand on a aimé La Dame en blanc et les autres grands romans à suspense de Wilkie Collins, de ne pas être fasciné par cette Invitation au crime. Invitation, surtout, à ne pas fermer l'?il de la nuit.
Si les romans de Joseph Sheridan Le Fanu (Irlandais, 1814-1873) sont tombés dans l'oubli, Uncle Silas, toujours réédité, n'a jamais cessé de répandre son charme maléfique. Ce portrait d'un être exceptionnel (dans le pire sens du terme), cette intrigue servie par une construction savante et méticuleuse font d'ailleurs dire à son éditeur américain, dans son introduction, combien il envie le lecteur qui aborde cette histoire pour la première fois. Paru en 1864, L'Oncle Silas peut sembler bien tardif par rapport au roman gothique (il vient un siècle après Le château d'Otrante, de Walpole, un demi-siècle après Melmoth de Maturin) ; il s'inscrit pourtant bel et bien dans son sillage. Le roman regorge d'éléments gothiques : grandes maisons sombres et mystérieuses, crime en vase clos, étrange testament, jeune demoiselle en détresse, mariage forcé et consanguin. Toutefois, s'il pactise avec le genre, il s'en détache par son originalité. Certes, il évite le principal ingrédient de base et se termine le plus rationnellement du monde sans que jamais la protagoniste ni le lecteur ne pensent à quelque intervention fantastique. L'héroïne doit combattre des humains non des spectres. Néanmoins le surnaturel apparaît par petites touches (dans le décor, dans la manière dont l'héroïne interprète certaines manifestations extérieures). L'Oncle Silas unit donc les deux pôles du roman gothique. Le roman doit aussi sa singularité à ses multiples allusions directes à la pensée de Swedenborg, ce mystique suédois pour qui notre terre n'est que le reflet du monde éternel. Le Fanu, lui-même swedenborgien, force le trait : il nous livre une histoire où il mélange avec un malin plaisir le monde des vivants, le Monde des Esprits et l'Enfer. L'héroïne, l'innocente Maud, appartient au premier mais paraît, dans toute l'intrigue, affronter deux créatures jaillies tout droit de l'Enfer conçu par Swedenborg, des êtres moitié hommes, moitié bêtes : Silas (au regard d'oiseau de proie, à l'apparence simiesque) et Mordante, l'inquiétante gouvernante française tantôt qualifiée de loup, de reptile hideux ou de goule : deux des nombreux personnages qui ne finiront pas de hanter le lecteur, une fois le livre refermé.
L'abîme qui sépare un auteur de son ?uvre est souvent d'une profondeur vertigineuse. Rabelais ne présente pas grand-chose de commun avec ses créations gigantesques. Sade n'a pas accompli un pour cent des aberrations sexuelles qu'il décrit dans ses romans. De même, entre Joseph Sheridan Le Fanu et certaines parties de son ?uvre, la contradiction est flagrante. La question est simple : pourquoi un homme, indéniablement religieux, a-t-il pu aborder si souvent le thème du défi à Dieu, voire de la tentation athée ? Comment est-il si bien parvenu à créer tant de personnages qui bafouent ouvertement la religion en passant un pacte avec le diable ou au contraire embrassent un scepticisme bien éloigné de toute croyance. Les six nouvelles présentes ici, dont certaines inédites, témoignent de l'étonnante force de Le Fanu qui parvient à nous faire sentir le souffle du mal avant même l'apparition du diable. La nouvelle titre est un concentré de scènes et d'images puissantes, le malin et son envoyé sur terre vont peu à peu prendre possession des habitants d'une maison. Chaque apparition du locataire avec son abominable masque respiratoire est ponctuée par le franchissement d'un nouveau degré d'horreur. Le narrateur, maladivement sceptique, ne peut faire appel aux forces du bien auxquelles il ne croit pas. Sa femme, pieuse, ne pourra elle-même bientôt plus prier. Dans Le familier au contraire, il nous sera impossible de savoir si celui qui traque le capitaine Barton est un dément, une nouvelle incarnation du diable ou une victime qui veut se venger. Avec ce nouveau recueil diabolique, Jacques Finné rend à nouveau justice à Sheridan Le Fanu, décidément l'un des maîtres du fantastique.
Avec Carmilla, Sheridan Le Fanu a écrit un roman emblématique mettant en scène ces étranges et troublantes créatures que sont les vampires. Bram Stocker s'en inspirera pour écrire son Dracula. The Watcher est paru en 1847 dans le Dublin University Magazine. Cette nouvelle deviendra The Familiar en rejoignant, dans une version légèrement remaniée, le recueil A Glass Darkly, publié en 1872. James Joyce aimait à se faire peur en lisant son compatriote, il faut dire que Le Fanu est un écrivain de premier plan, d'une grande habileté et d'une grande subtilité. Cette traduction est nouvelle et inédite, quant aux traductions existantes de The Familiar, elles sont aujourd'hui introuvables.
Résumé : "Je n'ai jamais vu site plus original et plus beau que cette ravissante petite ville de Golden Friars. Elle se dresse sur le rivage de son lac, dominée par un amphithéâtre de montagnes toutes gercées de ravines et couleur de pourpre opulente". Certes, tel et bien l'aspect que Golden Friars présente, au premier abord, au visiteur. Mais au bord du lac se dresse le sinistre château des Mardykes et le légende qui se rattache au lac n'est guère plus engageante. On raconte que la jeune et jolie, mais malheureuse, Mary Feltram y aurait été noyée, en même temps que son petit enfant et que, en certaines fins d'après-midi, des pêcheurs l'ont vue, dans le soleil couchant, élever son buste hors du lac, dressant son enfant à bout de bras au-dessus de sa tête. Aussi, lorsque le hobereau du village, sir Bale Marykes, ruiné, revient, bien à contrecoeur, habiter son château, il évite soigneusement de s'aventurer sur le lac. Car il craint la vengeance du fantôme de Mary dont un Mardykes semble avoir été le bourreau. Il faudra que Philp Feltram, le dernier descendant de Mary, lui fournisse la "chance" d'un étrange pacte par lequel redevenir riche, pour qu'il ose la traversée du lac maudit... Mais l'or, lui aussi, est maudit...
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.