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Syndicats, grands discours et petites combines
Seznec Erwan
HACHETTE LITT.
25,60 €
Épuisé
EAN :9782012359505
Comment, en France, le nombre de permanents syndicaux a-t-il pu doubler, voire tripler en vingt ans, alors que le nombre de militants suivait une pente exactement inverse ? Le régime des intermittents du spectacle aurait-il dérapé, si un syndicat n'avait pas un intérêt direct à ce qu'il dérape ? Pourquoi les comptes des syndicats français ne sont-ils jamais contrôlés ? Quels intérêts défendait réellement la CGT dans le conflit de la Société nationale Corse Méditerranée ? Qu'obtiennent les grands groupes français, en échange des tarifs exorbitants qu'ils acceptent de payer pour des encarts publicitaires dans d'obscures revues syndicales ? Pourquoi Marc Blondel, ex-patron de Force ouvrière, n'a-t-il même pas compris ce qu'on lui reprochait, quand la presse a révélé que son chauffeur était payé par la Mairie de Paris ? Ex-trésorier du PS condamné en justice, Henri Emmanuelli exagérait-il, quand il disait, en 2001, qu'après les partis politiques, les juges tomberaient sur les syndicats ? On n'avait jamais posé si crûment toutes ces questions taboues. Cette enquête choc révèle des écueils que les syndicats français s'évertuent à ne pas voir depuis des années. Attention danger ils ne sont plus très loin de s'échouer.
Résumé : Les électeurs musulmans sont de plus en plus nombreux, et même désormais majoritaires dans des dizaines de communes de France. Bien que la radicalisation d'une frange d'entre eux ne fasse plus débat, une grande partie de la classe politique refuse toujours d'aborder cette question et les sujets qu'elle met à l'ordre du jour. Les gouvernements successifs enchaînent les déclarations vagues et solennelles sur la laïcité, pendant que sur le terrain les calculs électoraux à court terme et le clientélisme prospèrent. De gauche ou de droite, les élus locaux qui témoignent dans cette enquête ont comme dénominateur commun de refuser de participer à la grande braderie des principes républicains. Celle-ci est déjà lancée mais il est possible de la clore avec le soutien de la majorité des électeurs musulmans qui rejettent la perspective d'une sécession culturelle. Nos élus et l'islam est un document nécessaire, qui montre comment le clientélisme à la française est aussi la source d'une radicalisation toujours plus grande de l'islam.
Paranoïaques, boulimiques, schizophrènes ou encore dépressives, les entreprises cinglées sont parmi nous. Journaliste d'investigation spécialisé dans le domaine économique, Erwan Seznec s'improvise psychiatre et pose un diagnostic implacable sur les petites névroses et grands délires de firmes françaises et internationales. D'Apple à la SNCF en passant par BNP Paribas, aucune n'échappe à la plume caustique du journaliste, qui exhume les affaires comme autant de symptômes de maladies mentales d'entreprise, parfois sévères ! Au lecteur de découvrir, aiguillé par les conseils de l'auteur, de quel trouble mental souffre sa propre boîte...
Résumé : Ils arrachent sa chemise au DRH d'Air France, ils bloquent le port de Marseille, ils paralysent le trafic ferroviaire pendant le bac ou les fêtes de Noël, ils détournent l'argent de la formation... Les syndicats français ont donné à plusieurs reprises ces dernières années l'image d'organisations corporatistes, aux méthodes tout aussi discutables que celles des pires représentants du patronat. La réalité est probablement plus inquiétante encore. Les épisodes de violence, très localisés, cachent une faiblesse dramatique du syndicalisme dans des secteurs entiers de l'économie. Repliés dans la fonction publique, la Sécurité sociale et les grandes entreprises, les appareils des grandes confédérations vivent dans le confort, et ne soucient plus vraiment de recruter des adhérents. Les syndicats étudiants reproduisent le schéma et confient à quelques dizaines de militants semi-professionnels le soin de représenter plus de 1,6 million de jeunes. De plus en plus coupés du terrain chaque année, plombés par les luttes internes, beaucoup moins éloignés du patronat qu'ils ne veulent bien le dire, la CGT, la CFDT, FO ou l'UNSA sont incapables de prévenir les dérives graves dans les ports, les imprimeries, le rail, les entreprises de nettoyage ou la police, sans parler des grands comités d'entreprises mis en coupe réglée par des opportunistes affublés d'une étiquette syndicale. Certaines organisations vont même jusqu'à faciliter l'islamisme radical en leur sein pour assurer leur réélection ! Le tout se déroule sous le regard impuissant de dizaines de milliers de délégués de terrain, qui se demandent quand ils auront enfin des syndicats à la hauteur de leur dévouement personnel...
Résumé : Merci qui ? Merci les panés Celcius ! Antoine Delamoute et trois autres collégiens ont remporté le premier prix du concours organisé par une célèbre marque de poissons panés. Les voilà embarqués pour un mois à bord d'un navire en partance pour le Groenland. Mais encore faut-il l'atteindre !
Bégaudeau François ; Sebban Michaël ; Paviot Chris
Remix est un rendez-vous régulier de "combats d'écrivains": les nouvelles des uns y sont "remixées" par les autres, comme des morceaux de hip-hop ou de musique électronique. Chacune des cinq nouvelles originales est remixéee deux fois, par deux écrivains différents. Le résultat: quinze textes inédits où les romanciers contemporains se volent leurs histoires, leurs ambiances ou leurs styles. Et finalement, nous parlent d'eux comme jamais. Affrontements générationnels, stylistiques, idéologiques... Remix est un petit laboratoire de littérature contemporaine et bien plus que cela: une aventure humaine.
Si l'on se souvient que le ministère de la Santé a été créé en 1930 seulement et qu'à l'origine les hôpitaux servaient davantage à exécuter des mesures de police qu'à assister les indigents, on voit se dessiner une vie quotidienne des hôpitaux au XIXe siècle qui n'a guère de rapport avec celle que nous leur connaissons aujourd'hui. Etrange siècle qui débute par l'entassement des malades dans les salles communes, au mépris de l'hygiène la plus élémentaire, et se termine par les découvertes de Pasteur. Car c'est dans les hôpitaux du siècle dernier que s'opère la grande révolution médicale, non sans soubresauts, et il reviendra aux nouveaux médecins, et plus encore aux nouveaux chirurgiens, de transformer ces lieux de charité en laboratoires modernes de la science. Parallèlement, l'hôpital va assurer de plus en plus la fonction d'enseignement de la médecine et, grâce à la création des concours d'internat et d'externat, garantir aux malades la compétence de leurs médecins. Juristes, anciens élèves de l'Ecole nationale de la Santé publique, Serge Borsa et Claude-René Michel appartiennent l'un et l'autre à l'administration hospitalière de la région marseillaise, ce qui leur a permis d'accéder à de nombreuses archives jusque-là inexploitées.
Georges Charachidzé poursuit ici un dialogue entrepris il y a plus de trente ans avec Georges Dumézil et son oeuvre. Spécialiste du Caucase et comparatiste, l'auteur s'attaque à des problèmes que Dumézil qualifiait d'"étranges" et de "redoutables''. Le système trifonctionnel - la religion, la guerre, l'économie -, propre à l'univers indo-européen, peut-il être utilisé par des groupes étrangers aux langues indo-européennes ? Etendant son enquête au-delà des oeuvres littéraires étudiées par Dumézil, l'auteur analyse les religions du Caucase et fait cette découverte surprenante : pour comprendre et manier le dispositif mental des trois fonctions, il n'est nul besoin de l'avoir hérité de ses ancêtres. En effet, les indigènes caucasiens ont su préserver le système mieux que les Indo-européens auxquels ils l'avaient emprunté. Chemin faisant, on rencontre des figures singulières : Sainte-Marie, qui veille à la régulation des naissances ; Kviria, un dieu féministe au royaume de la misogynie ; l'étrange génie de la Petite-Vérole qui est, selon les cultes, mâle ou femelle, chrétien ou musulman. Enfin, dans ce livre qui renouvelle les études sur le Caucase, Georges Charachidzé ressuscite les Alains, ces bandes barbares qui terrorisèrent l'Empire romain et dont on croyait la religion perdue.
Résumé : Qu'en est-il véritablement de la pauvreté aujourd'hui et comment y faire face ? Prenant en considération à la fois le temps (historique de la pauvreté depuis le Moyen Age) et l'espace (arsenal concret des mesures contre la pauvreté dans les grands pays européens), ce livre provocateur fait le point de la situation. Non, il n'y a pas de plus en plus de pauvres dans notre pays, au sens étroit du nombre de personnes ne disposant pas d'un revenu minimal... mais ils sont de plus en plus pauvres, démunis de tout, et demandant donc en permanence des aides publiques ou privées. Oui, le revenu minimum garanti peut être la forme immédiate de la solidarité nécessaire envers les plus pauvres, sous réserve qu'il ait pour fondement l'insertion réelle et durable de ceux auxquels il est destiné, plutôt que l'assistance. Au surplus, ce revenu minimum ne coûterait pas cher : entre 6 et 12 milliards par an, soit 0,1 % à 0,2 % du PIB. Non, le revenu minimum garanti ne peut pas être l'au-delà de la solidarité, le nouveau principe de la Sécurité Sociale, la base d'un nouveau compromis social. Il est temps que le public ait accès aux chiffres les plus précis et puisse consulter un dossier extrêmement solide sur la misère et les actions qu'elle appelle. Philippe Séguin et Claude Evin ont accepté de débattre, en préface et en postface, sur l'idée d'un consensus possible à partir des propositions minimales de Serge Milano.