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LE DEVENIR ACTIF CHEZ SPINOZA.
SEVERAC PASCAL
CHAMPION
88,00 €
Épuisé
EAN :9782745312228
Pourquoi devenir actif ? Et comment, dans une philosophie de la nécessité absolue, comprendre ce passage de la passivité à l'activité ? La thèse centrale de cet ouvrage est la suivante : le devenir actif chez Spinoza ne consiste pas à combler la béance entre une essence idéale et une existence réelle. La passivité ne peut être appréhendée comme scission entre soi et soi, et le devenir actif comme jonction de l'essence et de l'existence. Une telle vision équivaut à réintroduire en l'homme la transcendance, la finalité et la potentialité, que l'éthique spinoziste entreprend pourtant de congédier. Pour saisir la nécessité du devenir actif, il faut commencer par s'interroger sur le paradoxe de la joyeuse passivité : en tant que joie, elle est augmentation de la puissance ; en tant que passivité, elle est négation de cette même puissance. Comment alors comprendre une telle négation de soi, sans recourir à la disjonction entre l'acte et la puissance ? Le concept de distraction nous met sur la voie, en tant qu'il désigne une coupure non de soi avec soi, mais de soi avec les autres : cette admiration, entendue comme absorption dans une pensée et une affectivité obsessionnelles, nous oblige à réévaluer le rôle central du corps dans le devenir actif, à jeter les fondations d'une théorie de l'occupation de l'esprit, et à dessiner les contours d'une véritable intelligence de nos affects. Alors nous comprendrons ce que signifie une pratique de la science intuitive, c'est-à-dire un rapport à soi et aux autres comme pures positivités.
On ne saurait trouver chez Spinoza une théorie toute prête de l'enfance et de l'éducation. Mais à partir de sa philosophie et des indices qu'elle nous laisse, l'enquête peut être menée, qui se heurte à plusieurs questions : qu'en est-il de la nature de l'enfant ? comment comprendre son développement ? Quel type d'éducation lui convient le mieux ? L'enquête nous conduit à jeter les bases d'une anthropologie de l'enfance bien particulière : la nature de l'enfant est certes un processus d'humanisation, mais difficile de dire qu'elle est d'emblée humaine ; l'enfant est certes en développement, mais ce développement exige un effort commun de transformation - quelque chose comme une mort ; l'enfant doit certes être éduqué, mais "la bonne éducation" s'entend en un sens éthique plutôt que moral. En somme, l'enquête s'essaie à percer cette énigme : que signifie penser l'enfance, et son éducation, comme une renaissance ?
Pourquoi devenir actif ? Et comment, dans une philosophie de la nécessité absolue, comprendre ce passage de la passivité à l'activité ? La thèse centrale de cet ouvrage est la suivante : le devenir actif chez Spinoza ne consiste pas à combler la béance entre une essence idéale et une existence réelle. La passivité ne peut être appréhendée comme scission entre soi et soi, et le devenir actif comme jonction de l'essence et de l'existence. Une telle vision équivaut à réintroduire en l'homme la transcendance, la finalité et la potentialité, que l'éthique spinoziste entreprend pourtant de congédier. Pour saisir la nécessité de devenir actif, il faut commencer par s'interroger sur le paradoxe de la joyeuse passivité : en tant que joie, elle est augmentation de la puissance ; en tant que passivité, elle est négation de cette même puissance. Comment alors comprendre une telle négation de soi, sans recourir à la disjonction entre l'acte et la puissance ? Le concept de distraction nous met sur la voie, en tant qu'il désigne une coupure non de soi avec soi, mais de soi avec les autres : cette admiration, entendue comme absorption dans une pensée et une affectivité obsessionnelles, nous oblige à réévaluer le rôle central du corps dans le devenir actif, à jeter les fondations d'une théorie de l'occupation de l'esprit, et à dessiner les contours d'une véritable intelligence de nos affects. Alors nous comprendrons ce que signifie une pratique de la science intuitive, c'est-à-dire un rapport à soi et aux autres comme pures positivités.
Cet ouvrage tente de cerner la spécificité actuelle de notre civilisation de l'écrit à l'ère de la domination de l'image, d'Internet, et des mass médias. Il fait varier les mises en perspectives, anthropologiques, cognitives, historiques et sociologiques sur le statut de ces activités complexes que sont la lecture et l'écriture. A l'encontre de préjugés répandus, il démontre que la concurrence de nouveaux usages contemporains, loin d'aboutir au déclin de l'écriture et de la lecture, conduit plutôt les pratiques vers une évolution et une diversification toujours croissantes. Il se compose de 4 parties, abordant tour à tour les thèmes suivants : vers une civilisation de l'écrit ; pratiques et usages ; processus cognitifs et apprentissages ; au-delà des idées reçues : évolutions et pratiques. . . Pascal Sévérac est professeur agrégé de philosophie, et auteur de plusieurs ouvrages sur Spinoza.
Relégué pendant longtemps à l'arrière-plan, au profit de l'Ethique et du Traité théologico-politique, le Traité politique est aujourd'hui au c?ur des études spinozistes. Son originalité tient en particulier à l'apparition de l'énigmatique concept de "multitude libre", qui se substitue à la théorie du contrat et sert aujourd'hui de référence centrale à un certain nombre de penseurs contemporains, tel Antonio Negri ou Étienne Balibar. Ce nouveau concept permet de penser autrement le problème de la constitution de l'État, de sa production et de sa reproduction à travers la seule logique des affects. Le présent ouvrage fait le point sur les recherches actuelles autour du Traité politique, de la traduction de ses principaux concepts à ses usages possibles pour concevoir le pouvoir et l'émancipation politiques aujourd'hui.