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Renaître. Enfance et éducation à partir de Spinoza
Sévérac Pascal
HERMANN
22,10 €
Épuisé
EAN :9791037008558
On ne saurait trouver chez Spinoza une théorie toute prête de l'enfance et de l'éducation. Mais à partir de sa philosophie et des indices qu'elle nous laisse, l'enquête peut être menée, qui se heurte à plusieurs questions : qu'en est-il de la nature de l'enfant ? comment comprendre son développement ? Quel type d'éducation lui convient le mieux ? L'enquête nous conduit à jeter les bases d'une anthropologie de l'enfance bien particulière : la nature de l'enfant est certes un processus d'humanisation, mais difficile de dire qu'elle est d'emblée humaine ; l'enfant est certes en développement, mais ce développement exige un effort commun de transformation - quelque chose comme une mort ; l'enfant doit certes être éduqué, mais "la bonne éducation" s'entend en un sens éthique plutôt que moral. En somme, l'enquête s'essaie à percer cette énigme : que signifie penser l'enfance, et son éducation, comme une renaissance ?
L'Appendice à la première partie de l'Ethique est un des textes les plus polémiques de l'oeuvre majeure de Spinoza. En procédant à une généalogie de la croyance en la finalité (l'homme et la Nature seraient déterminés à agir par des buts), il opère une critique radicale de la superstition - cette "idéologie", avant la lettre, par laquelle les hommes produisent, d'eux-mêmes, leur propre servitude. En expliquant quelle est la véritable nature de Dieu, l'Appendice réfute toute idée de transcendance, fruit de l'imaginaire humain, et sape du même coup les fondements du pouvoir théologico-politique.
La philosophie spinoziste est orientée avant tout par l'exigence de vivre bien : comment combattre les passions qui nous possèdent et nous opposent aux autres ? Quels sont les Joies et les Désirs qui affirment pleinement notre puissance ? En vérité, ces questions pratiques ne peuvent être posées que si d'abord est comprise la situation de l'homme au monde. Il faut savoir ce qu'il en est de l'Etre, et de toute chose existant en lui, pour comprendre comment l'homme peut sortir de la passivité, et accéder à une réelle activité. Ainsi, en suivant une exposition systématique (selon "l'ordre géométrique"), l'Ethique développe une pensée de l'intelligibilité intégrale de la Nature, conçue comme productivité infinie dont chaque chose est une expression singulière. La tâche de Spinoza est de montrer la positivité entière de cette constitution de la Nature par elle-même. La nôtre sera d'introduire à cette philosophie de la puissance en acte.
Qui en nous perçoit : le corps ou l'esprit ? Et comment percevons-nous : en recevant passivement des données sensibles ou en constituant activement la représentation des corps perçus ? Le présent ouvrage examine l'origine et la nature de ce rapport immédiat au monde qu'est la perception sensible : il tente de montrer la dimension active de l'acte perceptif, en insistant sur son rapport avec l'affectivité. L'inscription de la perception dans la dynamique désirante du vivant nous oblige en effet à mettre au jour l'entrelacs du cognitif et de l'affectif dans ce trait d'union entre sujet et objet sensibles que constitue la perception ; et elle nous permet de prendre la mesure du rôle que joue le corps dans cette activité.
Dans le cadre des débats actuels autour de ce que l'on appelle The mind and body problem, la conception spinoziste de l'unité du corps et de l'esprit est souvent invoquée comme un modèle et une référence, susceptibles d'éclairer l'approche théorique du problème et de fonder une nouvelle pratique scientifique. Contre l'erreur mémorable de Descartes, le neurobiologiste Antonio Damasio proclame ainsi que Spinoza avait raison. Qu'en est-il exactement ? L'auteur de l'Ethique invite, semble-t-il, à mettre un terme aux querelles entre monistes et dualistes en proposant de penser l'esprit et le corps comme un seul et même individu concevable sous deux expressions physique et mentale. C'est cette solution originale et ses usages contemporains qui sont examinés ici à la lumière des recherches les plus récentes. Il s'agit tout autant de revenir sur la doctrine, mal comprise sous le nom de "parallélisme psychophysique" , que de faire le point sur son utilisation au XXe et XXIe siècles, dans le cadre des philosophies du langage et de la déconstruction, ainsi que dans les domaines de la neurobiologie, de la psychanalyse ou encore de la toute nouvelle psychomotricité.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.