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Temps Présent, une aventure chrétienne. Tome 2, Une avant-garde catholique (1950-1968)
Sevegrand Martine
TEMPS PRES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782916842134
Avec les trois publications successives de la société Temps Présent, le lecteur plongera dans l'histoire peu connue d'un catholicisme français très engagé " à gauche " entre 19511 et 1968. De cette période, on ne retient souvent que le combat des prêtres-ouvriers qui se termine par la condamnation de 1954. Ce livre présente leurs amis laïcs, conseillés discrètement par un groupe de clercs dont le célèbre dominicain M-D Chenu. S'ils s'associent aux luttes ouvrières, ces catholiques se mobilisent plus encore contre le colonialisme (Indochine, Algérie). L'étude montre aussi que le début de la " crise catholique " remonte aux années 1955-1957. Les condamnations romaines pleuvent, touchant d'abord les militants ouvriers. Mais les interrogations, sur l'Église et sur la foi elle-même, atteignent aussi les intellectuels, dès cette époque. Vu sous l'angle de la revue Lettre, on découvre que le Concile n'a pas été vécu comme le remède à une crise si profonde. L'intérêt de ce livre ne se réduit donc pas à l'étude du " progressisme catholique " des années cinquante. Avec ses groupes de recherche, la revue Lettre a été un laboratoire pour une expression neuve de la foi chrétienne.
La crise du clergé est un aspect majeur d'une "crise catholique" qui commence à faire l'objet de recherches. Tarissement des vocations puis "départs" massifs de prêtres, tels sont les phénomènes spectaculaires d'un long déclin dont Martine Sevegrand a recherché les origines dans les années quarante. Après les études déjà anciennes du sociologue et prêtre Julien Potel, voici des statistiques précises non seulement sur le nombre des vocations mais aussi sur le phénomène largement occulté des défections. En moins de vingt ans, des milliers de prêtres ont démissionné ou ont été privés de leur ministère. Grâce à des documents restés souvent confidentiels, ce livre suit la crise de l'intérieur de l'institution ecclésiale et pose une question: pourquoi la hiérarchie n'a-t-elle pas voulu réformer le statut du clergé séculier, car experts, sociologues, pasteurs et même quelques théologiens ont, très tôt, sonné l'alarme? La deuxième partie de l'ouvrage permet de suivre les événements dans l'espace d'un diocèse, celui de Dijon, qui a vu partir, en quinze ans, plus de 10 % de son clergé. Pour la première fois, on y suivra, concrètement, le déploiement de la crise, du début des années soixante à la fin du pontificat de Paul VI, en 1978. Pour la première fois aussi, un historien donne la parole aux prêtres qui ont choisi de partir. A l'heure où chaque diocèse de France n'ordonne plus, en moyenne, un prêtre par an, cette étude historique apporte bien des éclaircissements.
Résumé : Comment penser l'avenir du christianisme à un moment où le religieux éclate en de multiples croyances ? Comment ne pas s'inquiéter face au retour d'un catholicisme identitaire ? Est-ce absurde de croire encore à un christianisme politique, où les notions de progrès ou de justice peuvent trouver un sens ? Dans le sillage d'un courant chrétien qui s'est développé lors d'événements historiques comme la Résistance, la guerre d'Algérie, le concile de Vatican II, les luttes politiques autour de mai 1968 en Europe et ailleurs, ce livre reprend un florilège de textes parus dans Lettre (1965-1987), fruit des réflexions des chrétiens se réunissant au 68, rue de Babylone, dans les locaux de Temps Présent. La question de fond posée par ce livre pourrait s'exprimer ainsi : pour quoi finalement la foi ? Qu'engendre-t-elle dans nos existences d'hommes et de femmes ? Le courant chrétien représenté ici garde la ferme conviction que cette question ne peut être élucidée en dehors d'un engagement effectif des croyants pour la transformation de la société humaine. La foi s'articule sur l'utopie d'un monde meilleur et elle est appelée dans le monde présent à assumer une dimension politique.
Histoire du journal créé en 1937 par Jacques Maritain et François Mauriac après la disparition de "Sept", le journal des dominicains. Tribune d'une génération catholique regroupant Gabriel Marcel, François Perroux, Pierre Emmanuel, le journal se déclarait au-dessus des partis. L'auteure met en avant la rupture éditoriale avec la droite conservatrice et l'engagement du journal contre le nazisme et l'antisémitisme.
Anna est une jeune femme sans histoire à première vue. Etouffée par les habitudes familiales, elle traverse alors une crise existentielle majeure dont l'ampleur met en péril son couple. Soutenue par une amie frivole, Anna passe par des épisodes drôles, douloureux. Elle amorce un travail sur elle-même, avec l'aide d'une psychologue. Ce voyage intérieur est le point de départ d'une prise de conscience de son désir de liberté. Madelaine quant à elle rayonne. Insouciante, elle profite pleinement du bonheur que lui offre la vie. Mariée à Luc depuis peu, elle connaît la plénitude de la maternité, soutenue par sa mère - que son mari trouve bien envahissante -, son couple à elle, respire la joie de vivre. Il existe pourtant bien un lien entre ces deux jeunes femmes que tout oppose a priori. Oui, un événement terrible les unit et va bouleverser leurs vies.
Moingt Joseph ; Mahmoud-Vintam Karim ; Gouguenheim
Fuite des fidèles, dissensions internes, tarissement du clergé, conflits d'autorité, méfiance envers la science théologique et biblique, remises en ordre et mesures de restauration, rapports distendus entre Rome, les Eglises locales et les communautés de fidèles, etc. Telles sont, en vrac et en gros, les questions vitales qui me furent posées et qui seront agitées dans ce livre. Questions périlleuses, parce qu'elles mettent en cause des structures organiques, questions surtout troublantes pour la foi de notre temps. j'ai accepté néanmoins d'en traiter parce qu'elles me sont familières et me hantent. Beaucoup de fidèles hésitent à rester dans l'Eglise ou à la quitter, comme tant d'autres l'ont déjà fait, ce qui revient souvent, pour eux, à se demander s'ils vont lutter pour garder une fiai vivante ou la laisser s'en aller par fidélité à leurs propres exigences de vérité. Le titre donné à ces entretiens, Croire quand même, exprime le message, de compréhension et d'encouragement, que ce livre voudrait porter à ses lecteurs.
Psychologue installée dans un village de Bourgogne, Cécile Entremont observe les liens étroits entre ce que lui confient ses patients et les bouleversements actuels de nos sociétés. Elle constate une corrélation entre un fort sentiment d'angoisse et la nécessité d'affronter les grandes mutations en cours, climatiques notamment. Elle décèle aussi ce qui nous met en mouvement et qui peut nous aider à sortir de nos peurs. Pour ce faire, Cécile Entremont nous invite à solliciter des ressources intérieures inexplorées, par le biais du développement personnel, de la méditation ou du yoga par exemple. Et à nous engager dans des actions collectives, aussi modestes soient-elles. Dans une société fragilisée par l'individualisme, la superficialité et le fatalisme, ce petit manuel est avant tout une ode à la vie et à l'espoir.
Résumé : L'urgence n'est pas seulement climatique, nous disent les auteurs de cet ouvrage. Elle est aussi économique. Les périls écologiques obligent à refonder notre économie, dominée par le capitalisme financier. François Gibert, ex-dirigeant d'entreprise, et Claude Simon, professeur de management, sont tous deux militants écologistes. Leurs parcours singuliers donnent à ce livre une saveur rare où les convictions fortes n'éludent pas les complexités du réel. Ils dessinent une ligne de crête où deux écueils sont à éviter : l'immobilisme et le dirigisme. " Ni angélisme, ni utopisme ", proclament-ils. Ils en appellent à une économie de marché régulée, où l'accumulation comme la sphère financière sont bridés. Ce qui doit primer, ce sont les " communs ", ces biens non marchands qui font société. Ils proposent de soumettre la création et la répartition des richesses à des impératifs supérieurs : la préservation du climat et de la biodiversité. Un livre engagé et stimulant qui invite au débat.
Résumé : Théologien jésuite de réputation mondiale, Joseph Moingt est, à 102 ans, une voix libre et très écoutée du monde catholique. Face au constat d'une Eglise en difficulté, qui doit affronter les scandales à répétition et le recul des vocations, Joseph Moingt se demande comment maintenir vivants son héritage et son message. La solution, selon lui, passe par l'émancipation de la foi et par le maintien du lien entre christianisme et raison. Il développe ses arguments autour de trois grandes questions fondamentales qui structurent son livre : la religion, la révélation et le salut. Un thème très actuel surgit au coeur de ces réflexions, celui du rapport aux autres. Comment, en tant que croyant, peut-on être habité parla foi en l'Autre, habillé d'une majuscule sacrée, et rejeter les autres, devenus ennemis parce que différents d'origine, de culture ou de religion ? Pour Joseph Moingt, on ne peut dissocier l'identité de l'Autre et celle des autres. Elles sont une seule et même question qui rebondit de majuscule en minuscule, et inversement, puisque l'Esprit de Dieu se découvre dans l'esprit de l'homme, et réciproquement. Dans cet ouvrage exceptionnellement écrit à la première personne, qu'il présente comme son "livre-testament", l'auteur n'hésite pas à interroger sa propre foi. Si Joseph Moingt, dont le nom est inscrit dans la liste des "dossiers sensibles" du Vatican, prend à nouveau le risque de bousculer son Eglise, c'est avant tout pour l'aider et la rendre audible du plus grand nombre. En quoi il se rapproche de son frère jésuite et lecteur attentif, le pape François.