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Hypothèse d'une langue-mère. Théories Etudes Rêveries
Setti Nadia
L'HARMATTAN
36,00 €
Épuisé
EAN :9782343256344
Dans un monde où les langues, les personnes, les identités se croisent, se rencontrent, se mélangent, se traduisent, s'interprètent, cet ouvrage collectif avance des hypothèses inspirées par le concept de "langue-mère" qui, sans ignorer celui de langue maternelle, entretiendrait des relations particulièrement intenses et dynamiques avec les créations au sens le plus large : les activités, réflexions et productions qui constituent les vastes domaines culturels, artistiques et scientifiques, celles aussi qui concernent les sphères citoyennes, politiques, morales, idéologiques. Difficile à définir, la langue-mère est pourtant active dans un vaste champ d'expressions, comme langue mythique, langue décolonisée, langue non-référentielle, langue autocréatrice, substance-mère translinguistique inspirant nos comportements, nos créations, les soubresauts libérateurs de notre histoire. Cette réflexion multiple déploie donc un concept à la fois ancien et nouveau, dont la richesse symbolique se prête à toutes les audaces dans un domaine aussi fondamental que celui de la langue.
Pas si fort ! est une mise en abyme qui plonge le spectateur au coeur d'une répétition, celle de Roméo et Juliette. La scène est nue, les comédiens sont là... Ils attendent leur metteur en scène, Godot, personnage énigmatique et fascinant qu'ils n'ont jamais rencontré. Cette comédie angoissante nous emmène tour à tour dans l'univers de Shakespeare et de Godot, tout en explorant des sujets d'actualité. Que vont devenir ces deux comédiens face à l'attente ? Quel rôle ont-ils vraiment ?
Depuis les années 60, "la prospérité de la Côte d'Ivoire repose sur l'agriculture" ; mais nombreux sont ceux qui ne voient que le café et le cacao. Certes, à un moment donné de son évolution, ce pays a bâti son économie en grande partie sur ces deux cultures. Toutefois elles n'ont pas été les seules à fournir à la Côte d'Ivoire les ressources financières nécessaires à son développement. Il y a eu des cultures comme le coton, l'ananas, la banane (poyo), la canne à sucre, l'hévéa, le palmier à huile, etc. C'est à partir de 1960 et particulièrement dès 1963, avec la politique de diversification des cultures des pouvoirs publics de l'époque, que les plantations des cultures de rente ont pris réellement de l'importance. En 1983, la grande sècheresse qu'a connue le pays, n'a pas altéré les ardeurs des Ivoiriens. Ces plantations ont été et restent encore l'une des principales sources de revenus de l'Etat bien que les autres secteurs aient accru leurs parts dans le PIB. Ces périodes ont donc été caractérisées par l'économie de plantations. Celle-ci a constitué la principale source de revenus pour de nombreux Ivoiriens, soit directement soit comme sources de revenus annexe. Les plantations ont apporté beaucoup à la Côte d'Ivoire depuis 1900 jusqu'en 1983 et même au-delà ; c'est pourquoi il est aisé de qualifier cette période d"ère de l'économie de plantations". Comment celle-ci s'est mise en place ? Et comment a-t-elle évolué ? C'est ce que cet ouvrage cherche à montrer.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.