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Ceci est pour vous. De Baudelaire à Modiano : à qui sont dédiées les grandes ?uvres ?
Séry Macha
REY
20,00 €
Épuisé
EAN :9782848762159
À qui adresse-t-on un roman? Aux lecteurs, bien sûr, un seul et même anonyme. Mais pourquoiparfois l?auteur ose-t-il glisser un message privé, faire de son livre une offrande personnelle? Parceque, comme le rappelait Roger Nimier, « les livres sont les lettres qu?on écrit à ses amis », présents oudisparus.Avant l?invention des droits d?auteur, la dédicace était une manière pour les écrivains d?obtenir unerétribution de la part des puissants auxquels ils les offraient. Puis elle a pris un tour plus personnel.Elle s?est faite déclaration d?amour ou d?amitié. Par là, les écrivains payaient leurs dettes à ceux qui lesavaient soutenus ou inspirés. Ils témoignaient d?un compagnonnage prolongé ou exprimaient le regretd?avoir perdu un être cher. Et c?est ainsi que des noms sont restés tout à la fois dans et en marge deslivres, constituant une effraction consentie dans l?intimité de leur auteur. Noms de personnalités oud?illustres inconnus. C?est ceux-là que nous avons choisis, pour réparer une injustice et éclairer despans restés dans l?ombre de l?histoire littéraire.Combien de thèses écrites sur André Malraux et la Condition Humaine! Presque rien sur Eddy duPerron, cet écrivain hollandais, élevé à Java, qui en fut le destinataire. Malgré la réédition de sesoeuvres, la figure de Léon Werth associé au Petit Prince de Saint-Exupéry, est tombée dans l?oubli.Elizabeth Craig, la belle danseuse américaine qui partagea pendant huit ans la vie de Louis-FerdinandCéline et accompagna la naissance douloureuse du Voyage au bout de la nuit, fut sans doute l?uniquefemme que l?auteur ait aimé follement. Pascal Pia, l?incarnation de l?homme absurde selon AlbertCamus, fut le mentor et le modèle de celui-ci avant leur brouille définitive en 1947. Le premier recrutale second comme journaliste à Alger Républicain, il le fit venir en France en 1940, favorisa l?édition deses livres par Gallimard. Macha Séry rend ici hommage à son érudition et à sa clairvoyance politique.On se souvient de Sarah Bernhardt, mais pas de Coquelin, acteur le plus populaire de son temps, quicommanda à Rostand Cyrano de Bergerac et en assura le succès par son interprétation. Le génie deBlaise Cendrars (Bourlinguer) a éclipsé son plus vieil ami, l?écrivain-voyageur A. t?Sterstevens quisillonnait les routes du monde en voiture-roulotte. Jusqu?à sa mort, Roger Martin du Gard porta labague de Pierre Margaritis, ce cousin que lui ravit la grippe espagnole en 1918 et dont la vietumultueuse donna naissance à la saga des Thibault. Et, qui sait si Paludes ou Les Faux Monnayeurs deGide auraient vu le jour sans l?exemple littéraire et biographique donné par Eugène Rouart? Quant aunoceur Antoine Blondin, il possédait pour interlocuteur privilégié l?abbé Pistre avec lequel il communiaitdans la religion du rugby et auquel il dédia Monsieur Jadis ou L'École du soir.Autant d?histoires émouvantes, au coeur de la création littéraire, restituées dans cet ouvragefoisonnant, solidement documenté et remarquablement écrit.
Alors que la forge artisanale tend à disparaître, et avec elle la transmission de savoir-faire ancestraux, cet ouvrage remet à l'honneur le travail du forgeron de lames de coutellerie à travers le parcours de Christian Moretti. Après avoir présenté les particularités de l'outillage et de l'équipement, les auteurs donnent des clés pour optimiser son poste de travail tout en respectant les conditions de sécurité. Ils abordent ensuite les gestes fondamentaux de la forge afin de bien gérer son feu et ses températures, protéger l'acier durant la chauffe et modeler la matière. Une fois ces bases maîtrisées, l'ouvrage s'intéresse plus précisément à la forge de coutellerie. Une série d'exercices explique comment fabriquer différents modèles de couteaux : couteau à soie noyée, couteau à soie traversante, couteau plate-semelle, couteau simple fermant. Pour chacun d'eux sont détaillés le choix des aciers, les étapes de forge de la lame, le montage du manche et les finitions. Au fil des pages et des projets sont ainsi traitées les principales techniques de forge : soudure, mise en forme à chaud, émouture à froid, feuilletage des aciers, traitements thermiques, etc. Très complet, ce manuel richement illustré intéressera les apprentis taillandiers comme les professionnels du métal souhaitant renouer avec la forge traditionnelle.
Résumé : "On dirait un animal rampant, un dragon minéral, un grand huit que l'Antiquité nous aurait légué. Au fil des siècles, les hommes en ont descellé les pierres, et les saisons l'ont enfoncé en terre. Au moins reste-t-il des traces de ce rempart coupant l'île de Grande-Bretagne à l'horizontale, en sa partie la plus étroite. Il sillonne la campagne, grimpe sur des hauteurs et n'a plus rien d'un brise-vue. Il émane de lui la mélancolique beauté des ruines et la modestie des vanitas". Au mois de juin 2023, Macha Séry a décidé de partir à la rencontre du mur d'Hadrien qui s'étire de la mer d'Irlande à la mer du Nord. Une idée fixe. Novice dans le domaine de la randonnée, elle voulait "faire" ce mur bien particulier, long de 117 km, qui a perdu sa hauteur initiale de 4, 5 mètres, qu'on peut presque enjamber et qui unit désormais une importante et passionnée communauté de marcheurs. Inscrit au patrimoine mondial de l'humanité, le mur d'Hadrien est devenu un pont entre les époques, entre la culture savante et la culture populaire. C'est, bien sûr, les Mémoires d'Hadrien, chef-d'oeuvre de Marguerite Yourcenar, et les oeuvres de Walter Scott et de Rudyard Kipling. Mais c'est aussi le modèle de la Muraille de Glace de Games of Throne et le décor du jeu vidéo Assassin's Creed : Valhalla. Découvrir le mur d'Hadrien au fil des pages, c'est s'intéresser aux marges de l'empire romain et au syncrétisme religieux que pratiquèrent des soldats venus de toutes les provinces. C'est réfléchir aux divisions historiques ayant opposé Anglais et Ecossais. C'est prendre conscience des menaces que fait aujourd'hui peser le réchauffement climatique sur l'archéologie. Dans ce récit agrémenté de rencontres hautes en couleurs, l'autrice convie les lecteurs à un périple botanique autant que politique, archéologique autant que littéraire sur les traces de quelques inévitables et envoûtants fantômes.
Octobre 1930. Fils d'une femme de ménage, orphelin de père, Albert, 17 ans, vit à Alger, en jeune Méditerranéen, entre plage et cafés, le football, les filles et les copains. Mais la tuberculose le frappe, et tout change. Pris d'une infatigable énergie à vivre, il se passionne pour la littérature et la philosophie, se marie, divorce, s'engage au parti communiste, défend la cause des Arabes et devient journaliste. La lucidité sera son exigence, la révolte son combat, l'écriture son arme. Comment Albert est devenu Camus. Pour qu'ils deviennent des classiques, il fallait d'abord qu'ils soient des originaux. La collection "à 20 ans": l'aventure de leur jeunesse est dirigée par Louis-Paul Astraud.
Premier texte complet et engagé sur un sujet explosif Les guerres ont toujours entraîné des spoliations d'objets et de trésors au détriment des pays vaincus. La France quant à elle a été particulièrement active au cours de ses conquêtes coloniales au xixe siècle. Dès cette époque, de prestigieuses voix s'élèvent en Europe pour condamner ce que la prétendue "civilisation" inflige à la "barbarie". Victor Hugo "espère qu'un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée" renverra ses butins. On compte actuellement dans les collections publiques françaises au moins 88 000 objets provenant de l'Afrique subsaharienne. Malgré de nombreuses réclamations de pays africains depuis les indépendances, l'Etat français n'a pas jugé bon d'évoluer sur cette question, arguant de l'inaliénabilité du patrimoine national. Jusqu'au discours du 28 novembre 2017 du président Emmanuel Macron à Ouagadougou, qui annonça la mise en oeuvre dans un délai de cinq ans de "restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique". Il confia alors à Felwine Sarr et Bénédicte Savoy la mission de consulter les spécialistes en Afrique et en France, et de mener une large réflexion sur ce sujet. Le fruit de cette mission est le présent ouvrage, qui reprend le contenu du rapport remis le 23 novembre 2018 au président de la République. Il raconte les spoliations à travers l'histoire mondiale, évalue la part de la France, dresse un premier inventaire des oeuvres spoliées, fait le récit des tentatives des pays africains pour se réapproprier leur patrimoine, analyse les questions juridiques qui se posent, et énonce un certain nombre de recommandations pratiques pour la mise en oeuvre des restitutions, un des chantiers les plus audacieux de ce XXIe siècle. Un ouvrage passionnant, qui fera date. Car le mouvement de restitution du patrimoine vise non seulement à redonner accès aux Africains à leurs oeuvres, mais aussi à fonder une nouvelle ère dans les relations entre l'Afrique et la France, à écrire une nouvelle page d'histoire partagée et pacifiée.
Un texte de compassion et de soutien pour les millions de solitaires en France " La solitude est un fléau moderne, elle gagne du terrain en France. En trente ans, la proportion des solitaires a doublé, et cela dans toutes les catégories sociales et dans toutes les classes d'âge. Aujourd'hui, 5 millions de personnes de plus de quinze ans vivent seules, soit un Français sur dix. On peut y rajouter environ 1 million de personnes qui, selon une étude de la Fondation de France, se sentent seules tout en vivant en couple. Ces personnes n'ont que très peu de contacts avec les cinq réseaux de sociabilité : famille, milieu professionnel, amis, communautés d'affinité ou de voisinage. On vit de plus en plus vieux, on est autonome plus longtemps, les parents ne vivent presque plus sous le toit des enfants. Sur dix hommes seuls, six sont célibataires, trois sont divorcés et un est veuf. Dans 85 % des cas de divorces, les enfants sont confiés à la mère, et le père se retrouve seul. Mais les femmes seules sont plus nombreuses que les hommes car sur dix d'entre elles, cinq sont veuves. Alors, dans ce livre, j'explore les raisons de la solitude aujourd'hui et je donne des pistes pratiques et spirituelles pour en sortir ou y faire face. Il y a urgence à agir en solidarité. " Guy Gilbert
Résumé : Notre siècle a 15 ans, et semble déjà si négatif aux yeux d'une majorité de nos contemporains : attaques terroristes dès 2001, jusqu'à celles qui frappèrent le coeur de nos capitales européennes en 2015 et 2016 ; invasion de l'Irak et les mensonges qui ont tenté de la justifier ; secteur financier sans boussole, faille de notre modèle capitaliste et responsable de graves crises à répétition ; mondialisation économique qui enrichit les plus riches et appauvrit les plus pauvres ; notre planète Terre qui nous fait savoir qu'il est urgent de la traiter mieux si nous voulons survivre ; tensions internationales qui augmentent et sont maintenant tangibles au sein même de l'Europe qui voit affluer des centaines de milliers de réfugiés. Comment répondre à ces défis ? Gémir ou détourner le regard ne serviraient à rien. Il faut agir. Nous avons tant de valeurs à défendre, à promouvoir, à aimer. Frans Timmermans, dans un essai concis, personnel et percutant, analyse ces dérives. Il rappelle qu'aujourd'hui nous sommes tous interconnectés et que ce lien est la richesse de notre monde. Il offre un récit collectif de l'histoire européenne, répond aux arguments populistes qui gangrènent les opinions publiques en brocardant les "élites", fait un éloge intelligent des frontières, change notre regard sur la crise des réfugiés en vue de la résoudre intelligemment, appelle à renforcer l'éducation des jeunes afin de réduire le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie, l'homophobie et toute forme d'extrémisme politique. Ce livre vivifiant et sincère, venant d'un haut-responsable politique européen qui ne pratique pas la langue de bois, nous appelle à un sursaut, à repousser la tentation de l'indifférence, à croire de nouveau en notre histoire, nos liens, notre progrès. En 1875, pour Victor Hugo, la liberté était un droit ; l'égalité, un fait ; la fraternité, une obligation. Il est urgent aujourd'hui de le prendre au mot.
Les peurs nous empêchent de vivre : peur de passer à côté de son existence et peur d'aller de l'avant, peur de ne pas rencontrer l'amour et peur d'aimer, peur de ne pas faire comme il faut et peur de réussir, peur de ne pas trouver sa voie et peur de s'imposer... Dans cet ouvrage, Catherine Bensaid partage sa longue pratique en nous racontant des histoires de patients. Elle montre comment il est possible de se libérer des peurs qui envahissent le quotidien, et donne de précieux conseils valables pour tous, dispensés avec la bienveillance qui caractérise son approche et qui en a fait le succès. Des poèmes ou des textes de sagesse viennent conclure chaque chapitre, offrant ainsi des paroles universelles de guérison. Par l'amour auquel Catherine Bensaid nous invite, par l'acceptation de ce que nous sommes, tels que nous sommes, la métamorphose s'accomplit, l'alchimie s'opère, le vivant prend forme. Au-delà des peurs.
La lecture n'a pas toujours été une activité solitaire : elle s'est longtemps pratiquée à voix haute, de manière collective, et, partagée dans les salons ou les jardins, fut un élément majeur de la sociabilité. La lecture est une rencontre : entre un lecteur, un texte et un auteur ; mais aussi entre plusieurs lecteurs qui confrontent leurs interprétations. La frontière entre l'écrit et l'oral s'estompe : la lecture vocalise le texte écrit et le prolonge par la conversation, voire la relation amoureuse. Cette anthologie regroupe une soixantaine de textes (très connus comme rares, français et étrangers) illustrant les différentes manières de lire : les rapports à l'objet-livre, à l'activité de lecture (rêverie, réflexion, méditation...) et au corps du lecteur. Car le plaisir de lire n'est pas seulement intellectuel mais aussi sensuel. On passe progressivement d'une lecture sacrée à une lecture profane, et d'une lecture édifiante à une lecture dangereuse — celle des romans, longtemps accusés de favoriser le vice de la curiosité. A l'heure où la lecture subit de profondes mutations, ces textes sont autant de témoignages d'une activité qui traverse les siècles et questionne notre rapport à la tradition et à l'altérité.
Entre le monde cristallin de la féerie et les dérèglements de la science-fiction s'étend un territoire brumeux, crépusculaire, aux reliefs dangereux et aux frontières incertaines, où le voyageur risque fort de se perdre... Fondé sur l'irruption du surnaturel dans la réalité, le fantastique manipule, choque, voire terrifie le lecteur à travers un récit tendu, comme une corde raide, vers une issue aux allures de précipice. Contrairement au merveilleux, où le surnaturel va de soi, et à l'étrange, qui s'explique, le texte fantastique reste une énigme. Pour quelles raisons le lecteur cherche-t-il à tout prix à ressentir le frisson de l'effroi ? Doit-on perdre nos repères pour mieux comprendre la réalité qui nous entoure ? Ou s'agit-il d'explorer les zones les plus secrètes de notre inconscient ? Démon, vampire, spectre... Derrière la peur de l'Autre, n'est-ce pas moi, en fin de compte, que je reconnais ?
Vers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.
Résumé : "Cette littérature a commencé avec la négritude. Des idéologues de chez eux (les Occidentaux), pour justifier l'esclavage et la colonisation, avaient décrété que le nègre n'avait pas d'histoire parce que son histoire n'était pas écrite. Il s'est trouvé des Africains de chez nous pour le désir d'Afrique, qui se sont armés de la plume. Ils ont démontré que l'Afrique, le premier continent de l'humanité, avait ? écrites ou non écrites ? de multiples traces de son passé multimillénaire. Ils (les idéologues de chez eux) avaient arrêté que nous étions sans culture. On leur a répondu que les Africains de la plus longue histoire de l'humanité avaient la culture la plus riche de l'univers [Mongo-Mboussa] rappelle qu'au début nous savions à peine écrire le français, nous étions un tirailleur sénégalais. Puis ce furent des étudiants, la faim au ventre, qui reprirent le flambeau. Et quand ils quittèrent les universités, devinrent des intellectuels, prirent la relève des étudiants, ce fut pour aller à l'exil. C'est l'exil qu'ils ont continué à écrire. [...] M. Mongo-Mboussa a écrit un livre important sur la littérature africaine, un livre important pour l'Afrique." Ahmadou Kourouma On attend de la littérature africaine qu'elle soit à la fois exotique, porteuse d'une certaine oralité et conforme aux canons classiques du marché européen. Cet essai permet de comprendre un des paradoxes qui pèsent sur les auteurs africains.