Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le Roman face à l'histoire. La littérature engagée en France et en Italie dans la seconde moitié du
Servoise Sylvie
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753513273
L'engagement littéraire serait une chose du passé. Il appartiendrait, dit-on, à un temps tout aussi révolu que celui de la modernité, des idéologies, de l'histoire, de l'art... Portée par une mélancolie fin-de-siècle, cette analyse non seulement déforme la conception et la pratique de l'engagement lors de son âge d'or en 1945, mais empêche encore de saisir certaines tendances fortes de la littérature contemporaine. Elle déplore une perte là où s'opère une métamorphose. Tributaire d'une conception trop étroite de l'engagement littéraire, elle laisse échapper ce qui se joue d'essentiel dans le rapport de l'engagement aux régimes d'historicité qui se sont succédé. Etre attentif aux enjeux dont est porteur, en France et en Italie, le roman engagé de la deuxième moitié du XX° siècle et du début du XXI siècle, permet d'en juger: ce n'est pas tant le contenu idéologique ou la vocation démonstrative de l'oeuvre qui engage [auteur et le lecteur, que la manière dont le texte réfléchit, au sens fort et polysémique du terme, son inscription dans et son rapport à l'histoire. Du roman engagé d'après-guerre, lié à une conception de l'histoire linéaire, orientée vers l'avenir, au roman contemporain, réfléchissant une historicité dominée par le présent et traversée par le sentiment d'une double dette à l'égard du passé (devoir de mémoire) et du futur (un héritage à transmettre), se dessine une redéfinition de l'engagement littéraire qui nous aide aujourd'hui à mieux comprendre le rapport que nos sociétés entretiennent avec le temps, l'histoire, la mémoire et l'oubli.
Dans ce livre publié fin 2020, le grand historien américain Philip Nord aborde la façon dont la Déportation a été commémorée en France de 1945 à nos jours. Il établit comment la mémoire de la Déportation a d'emblée été politisée, dans un contexte national et international changeant, et surtout comment elle a donné lieu à un récit polyphonique aux motifs multiples, provenant de voix diverses - juive, catholique, communiste et gaulliste -, tantôt concurrentes, tantôt en dialogue les unes avec les autres. Envisageant la mémoire de la Déportation au croisement de l'histoire politique et de l'histoire culturelle, l'auteur s'intéresse aussi bien aux histoires racontées par et sur les déportés après la guerre qu'à la façon dont la littérature, l'art, le cinéma, les monuments et les cérémonies leur ont donné forme.
Résumé : Peter Pan, Pinocchio, Le Petit Chaperon Rouge, Le Petit Prince, Alice... Autant de personnages qui peuplent les récits d'enfance et ont marqué des générations de lecteurs dans le monde entier. Mais la notoriété, la traversée des siècles, l'émancipation de l'oeuvre ou du contexte qui les a vus naître, suffisent-elles à faire de ces figures des personnages véritablement "mythiques" ? Peut-on voir au-delà de cette expression commode, souvent galvaudée, une notion pertinente, susceptible à la fois d'éclairer le champ des études de la littérature de jeunesse et celui des études sur le mythe ? Car c'est bien de cela qu'il s'agit dans le présent volume : d'une part, de voir ce que la littérature de jeunesse fait du mythe (ancien - qu'elle recycle, rajeunit, métamorphose - ou nouveau - qu'elle crée) et au mythe (que reste-t-il d'Antigone ou d'Ulysse dans leurs avatars contemporains ?) d'autre part, d'examiner ce que font les mythes à la littérature de jeunesse : celle-ci voit-elle seulement dans ceux-là un formidable répertoire de personnages ? Un surcroît de légitimation, notamment aux yeux des prescripteurs adultes ? A moins que, en recourant aux mythes, elle ne cherche à s'inscrire dans leur temps fabuleux, celui des commencements qui toujours recommencent. Dans cet ouvrage, on assiste non seulement à la rencontre du mythe et de la littérature de jeunesse, mais aussi à celle de Pinocchio et de Jonas, du Roi des Singes et de Peter Pan, de Katniss et du Messie, de San Isidro et du Père Noël, de Superman et d'Hercule, de Mary Poppins et de Médée, etc.
Les dystopies, de 1984 à La Servante écarlate en passant par Hunger Games ou Le Passeur, connaissent aujourd'hui un grand succès. Adossées à un imaginaire puissant de la catastrophe, elles seraient le symptôme le plus visible de la fi n de l'âge des utopies politiques bien sûr, mais également scientifiques et philosophiques. Elles off riraient le miroir déformant de notre époque en même temps que des angoisses et fantasmes qui la travaillent. Ce succès suscite une attention soutenue de la critique littéraire et artistique, mais aussi des sciences humaines et de la philosophie. Au sein de cette thématique en plein essor, Enfances dystopiques propose cependant un décentrement inédit du regard. Il s'agit en effet de porter l'attention sur une figure apparemment secondaire de la fiction dystopique classique : la figure de l'enfant et de l'adolescent. Cette figure est pourtant essentielle, à la fois parce qu'elle incarne ; tous les fantasmes de "l'homme nouveau" à construire, à éduquer ou à rééduquer, et parce qu'elle occupe une place grandissante dans les dystopies contemporaines, et notamment dans le champ en pleine expansion de la littérature pour la jeunesse. Avec le soutien de Le Mans Université
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?