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Maria Callas
Servat Henry-Jean
ALBIN MICHEL
11,20 €
Épuisé
EAN :9782226152213
Si " La Callas " fut sans nul doute la plus belle voix du XXesiècle, elle fut aussi l'une des premières à montrer qu'à l'opéra, comme au théâtre ou au cinéma, il était possible de jouer avec son physique, un déploiement du corps dans l'espace scénique. Grâce à son intuition artistique sans faille, et soutenue par un travail incessant, Maria Callas réinventa le mythe de la cantatrice. Mais sa renommée tient aussi à de mauvaises raisons. A une époque où sa carrière déclinait, c'est surtout sa liaison passionnelle avec le milliardaire Aristote Onassis - qui la quitta pour Jackie Kennedy - qui fit la une des journaux à scandale. La diva n'apprit jamais à dompter son caractère de tigresse et à contenir son âme tourmentée. Retirée de la scène au milieu des années soixante-dix, à cause de sa voix défaillante, elle s'enferme peu à peu dans la solitude de son appartement parisien, écoutant inlassablement ses enregistrements. Epuisée moralement et physiquement, elle meurt seule, le 16 septembre 1977, à seulement 54 ans : " J'ai perdu ma voix, il ne me reste qu'à mourir "... Un destin tragique et somptueux retracé avec maestria par l'incontournable Henry-Jean Servat. " Ce Maria Callas se veut avant tout abum de photos, et il est superbe - certains documents sont rarissimes. Voire inédits. " Michel Parouty, Diapason.
Son passager porte un foulard de soie imprimé de minuscules petits pois noué autour du cou. Il lui fait remarquer, le plus délicatement du monde, qu'elle conduit bien trop mollement - que tous deux se traînent même comme de pauvres escargots sur la route à lacets. La conductrice se décide soudain à appuyer sur le champignon, augmentant brutalement la vitesse de la voiture. Le film La Main au collet en est à sa cinquante-huitième minute de projection et, dès lors, tout s'accélère. Le véhicule bleu, un coupé chromé muni de pneus à flancs blancs, grimpe la côte, emballe les chevaux de son moteur et arrive à vive allure sur la route de la Grande Corniche surplombant la Méditerranée, que l'on voit danser sur la gauche, dans le golfe clair. Lorsque les deux acteurs sont cadrés de face ou de trois quarts, on devine en toile de fond des transparences comme les films dramatiques d'alors en utilisaient lorsqu'ils intégraient une scène d'action au récit. Puis, sur un brusque coup de volant, la voiture quitte la chaussée goudronnée, roule sur un chemin de terre, brinquebale sur des caillasses, ralentit sur un terre-plein broussailleux et, surplombant le proche précipice, opère un formidable et impeccable tête-à-queue pour s'immobiliser en sens inverse. La conductrice coupe le moteur; son passager, médusé par la prouesse sportive, se tait, son foulard de soie toujours impeccablement noué autour du cou. Tandis que le véhicule bleu se retrouve garé presque à l'aplomb du vide, les deux personnages échangent, comme si de rien n'était, des propos galants. La femme, restée assise derrière son volant, s'extasie notamment, telle une enfant éblouie, sur la splendeur qui s'offre à leur regard, à leurs pieds et face à eux. Au coeur d'un paysage de bord de mer naturellement grandiose et écrasé de soleil, le monsieur, bronzé, distingué et élégant, se montre très intéressé par la demoiselle blonde assise à ses côtés, ultrachic dans sa jupe-corsage rose avec foulard assorti et gants blancs ajourés.
Résumé : Un superbe album consacré à une actrice de légende, l'une des plus belles femmes du 7e art ! Des centaines de photos, des souvenirs et des témoignages inédits. Romy Schneider, fille et petite fille de comédiens allemands, est devenue mondialement célèbre à 17 ans en incarnant au cinéma l'impératrice d'Autriche Sissi. Victime de ce succès écrasant (dont elle souffrira sa vie entière), la jeune femme quitte l'Allemagne et sa mère afin de prendre du recul. Elle débarque en France avec un statut de star. Les rencontres s'enchaînent, Alain Delon, Visconti, Clouzot, René Clément, Sautet... Une filmographie éblouissante, marquée par des films majeurs comme : La Piscine, Le Vieux Fusil, Max et les ferrailleurs, César et Rosalie, Les Choses de la vie, Ludwig ou le crépuscule des dieux... et tant d'autres, fait d'elle l'une des actrices les plus populaires du cinéma français. Elle remportera 2 césars de la première actrice, l'un pour L'important c'est d'aimer (Zulawski) en 1976 et l'autre pour Une histoire simple (Sautet) en 1979. Pourtant cette femme en quête de perfection et d'amour ne sera jamais épargnée par la vie. Lors d'une interview au début des années 80, elle déclarait : "A quinze ans je ne savais rien de la vraie vie. Mon éducation s'est faite avec le cinéma, les films que je voyais, et à travers eux je croyais tout savoir... Grande a été ma désillusion. ' Accablée par une destinée tragique, elle est partie un matin de mai 82 épuisée et terriblement triste. Sous la forme d'un abécédaire, Henry-Jean Servat, avec le talent narratif qu'on lui connaît et à l'aide de témoignages inédits (Zulawski, Delon, Bardot...) revient sur le parcours exceptionnel de cette actrice belle et talentueuse. L'iconographie de cet album est en grande partie inédite : photos de cinéma, archives des cinémathèques allemandes, robes et bijoux de grands couturiers... Un superbe hommage pour une immense comédienne.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.