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La légende du cinéma à Monaco
Servat Henry-Jean
PRIVAT
30,45 €
Épuisé
EAN :9782708981881
Son passager porte un foulard de soie imprimé de minuscules petits pois noué autour du cou. Il lui fait remarquer, le plus délicatement du monde, qu'elle conduit bien trop mollement - que tous deux se traînent même comme de pauvres escargots sur la route à lacets. La conductrice se décide soudain à appuyer sur le champignon, augmentant brutalement la vitesse de la voiture. Le film La Main au collet en est à sa cinquante-huitième minute de projection et, dès lors, tout s'accélère. Le véhicule bleu, un coupé chromé muni de pneus à flancs blancs, grimpe la côte, emballe les chevaux de son moteur et arrive à vive allure sur la route de la Grande Corniche surplombant la Méditerranée, que l'on voit danser sur la gauche, dans le golfe clair. Lorsque les deux acteurs sont cadrés de face ou de trois quarts, on devine en toile de fond des transparences comme les films dramatiques d'alors en utilisaient lorsqu'ils intégraient une scène d'action au récit. Puis, sur un brusque coup de volant, la voiture quitte la chaussée goudronnée, roule sur un chemin de terre, brinquebale sur des caillasses, ralentit sur un terre-plein broussailleux et, surplombant le proche précipice, opère un formidable et impeccable tête-à-queue pour s'immobiliser en sens inverse. La conductrice coupe le moteur; son passager, médusé par la prouesse sportive, se tait, son foulard de soie toujours impeccablement noué autour du cou. Tandis que le véhicule bleu se retrouve garé presque à l'aplomb du vide, les deux personnages échangent, comme si de rien n'était, des propos galants. La femme, restée assise derrière son volant, s'extasie notamment, telle une enfant éblouie, sur la splendeur qui s'offre à leur regard, à leurs pieds et face à eux. Au coeur d'un paysage de bord de mer naturellement grandiose et écrasé de soleil, le monsieur, bronzé, distingué et élégant, se montre très intéressé par la demoiselle blonde assise à ses côtés, ultrachic dans sa jupe-corsage rose avec foulard assorti et gants blancs ajourés.
Romy Schneider, fille et petite-fille de comédiens allemands, est devenue mondialement célèbre à 17 ans en incarnant au cinéma l'impératrice d'Autriche Sissi. Victime de ce succès écrasant (dont elle souffrira sa vie entière), la jeune femme quitte l'Allemagne et sa mère afin de prendre du recul. Elle débarque en France avec un statut de star. Les rencontres s'enchaînent: Delon, Visconti, Clouzot, Sautet... Une filmographie éblouissante, marquée par des films majeurs comme La Piscine, Les Choses de la vie, Max et les Ferrailleurs, Ludwig ou le crépuscule des dieux, César et Rosalie, Le Vieux Fusil et tant d'autres, fait d'elle l'une des actrices les plus populaires et lumineuses du cinéma français. Elle remportera deux César de la meilleure actrice, l'un pour L'important c'est d'aimer (Zulawski) en 1976 et l'autre pour Une histoire simple (Sautet) en 1979. Pourtant, cette femme en quête de perfection et d'amour ne sera pas épargnée par la vie. Lors d'une interview au début des années 80, elle déclarait: "A quinze ans je ne savais rien de la vraie vie. Mon éducation s'est faite avec le cinéma, les films que je voyais, et à travers eux je croyais tout savoir... Grande a été ma désillusion". Accablée par une destinée tragique, elle est partie un matin de mai 1982, épuisée et terriblement triste. Sous la forme d'un abécédaire, Henry-Jean Servat, avec le talent narratif qu'on lui connaît et à l'aide de nombreux témoignages, revient sur le parcours exceptionnel de cette actrice belle et talentueuse. Le livre est largement illustré de plus de deux cents photographies de Romy Schneider à toutes les étapes de sa carrière. Un superbe hommage pour une immense comédienne.
Danielle Darrieux, Michèle Morgan et Micheline Presle, nées à quelques années de distance, sont apparues sur les écrans juste avant-guerre. Elles ont traversé les plus glorieuses années du cinéma français sans jamais cesser de se croiser et de se frôler sur les plateaux et dans nos souvenirs. C'est un hommage ému que leur rend ici Henry-Jean Servat en racontant combien leurs trajectoires artistiques sinon leurs destinées privées tissent d'innombrables liens entre elles. Elles incarnent à jamais trois visages de la Française rêvée.
Le 29 août 2019, nous fêterons les quatre cents ans de Jean-Baptiste Colbert. Ministre de Louis XIV de 1661 jusqu'à sa mort, en 1683, Colbert fut un travailleur acharné qui cumula les fonctions de contrôleur des finances, secrétaire d'Etat de la maison du roi et de la Marine, surintendant des Bâtiments... Orchestrant à la fois les finances du royaume, son industrie, son commerce, la police, l'aménagement du territoire ou encore les travaux publics, le tout dans une vision globale du destin de la France, il n'eut cesse de lui donner une indépendance économique et financière. Encensé par les uns, décrié par les autres, car il n'était pas un humaniste, Colbert fut avant tout un administrateur, soucieux de rationaliser les rouages d'un pays déchiré par les factions et les coteries. En s'appuyant sur des sources historiques solides, Anne Cauquetoux livre le portrait d'un homme d'Etat qui a cumulé de nombreuses fonctions. Loin des stéréotypes dont a parfois été victime Colbert, ce livre montre un homme obnubilé par l'autonomie financière de la France et prêt à tous les sacrifices pour y arriver.
CONCORDE... Il y a ceux qui l'ont conçu, fabriqué, testé, exploité. Il y a ceux qui ont voyagé à Mach 2, sous les couleurs d'Air France ou de British Airways. Paris-New York en 3 h 30 ! II y a aussi les curieux fascinés qui allaient simplement le voir voler, pour le plaisir, pour le rêve, pour la beauté. Concorde a donné confiance A l'industrie européenne naissante en la persuadant qu'elle était capable de réussir des défis alors inimaginables et en l'imposant durablement. Si Concorde est aujourd'hui un avion de musée, son expérience passée, inégalée dans le monde, n'en inspire pas moins des projets novateurs, signes précurseurs de l'avènement possible d'une nouvelle ère du transport supersonique civil. Dans l'imaginaire de tous, Concorde est un avion d'exception. Entre nostalgie et futurisme, entre oeuvre d'an et summum de technicité, il constitue ainsi un des repères A la fois culturel et technologique de notre patrimoine. Pour se souvenir et pour rêver encore, toujours.
Le 11 novembre 1918, 11 h, signature de l?armistice? Comment ont réagi, après tant d?annonces différées d?une fin proche et d?espoirs déçus, les Français ordinaires ? Oscillant entre incrédulité, soulagement, joie intense ou volonté de fraternisation, une centaine de témoignages authentiques et inédits, issus de correspondances ou des carnets personnels, donne la parole, un siècle plus tard, aux soldats, fantassins ou artilleurs, hospitalisés ou en permission, aux civils en France ou habitant des territoires occupés par l?armée ennemie, aux prisonniers en Allemagne ou aux soldats continuant encore à se battre à Arkhangelsk et à Odessa. Un livre-hommage aux Français ordinaires qui ont vécu la fin de la Grande Guerre.
Le Caravage de Toulouse, c'est une histoire que l'on a du mal à croire. Dans un mystérieux grenier en Haute Garonne, un jour, on trouve un mystérieux tableau. Maître Labarbe, commissaire priseur à Toulouse est appelé pour estimer la toile. Une fois sur place, il passe un coton imbibé d'eau sur un regard qui l'a tout de suite frappé, celui d'une personne âgée au visage tout ridé. Là il a une révélation. Ce tableau n'est pas commun, il doit dater du XVIIe siècle. Il prend une photo et l'envoie sur le champ au cabinet d'Eric Turquin, expert parisien. Ainsi commence l'incroyable histoire du tableau attribué à Caravage, ce peintre maudit qui passera sa vie à fuir pour mourir, à 38 ans, sur une plage de Toscane. C'est à Naples en 1607, que le maître du clair obscur aurait peint cette scène dramatique, puissante et violente tirée de la Bible : Judith décapitant le général assyrien Holopherne sous les yeux de sa servante Abra. Abra, celle dont le regard avait frappé Maître Labarbe le jour où il vit le tableau pour la première fois. Tableau qui cinq ans plus tard sera vendu à un prix astronomique à un riche collectionneur étranger deux jours avant que ne se tienne la vente aux enchères attendue depuis des semaines comme un grand show à la Halle aux grains, lieu emblématique toulousain. Et ce tableau n'a pas encore livré tous ses secrets.Notes Biographiques : Patrick Bonazza habite à Toulouse. Après des études à Science Po et Science Éco à Grenoble, il a été amené à travailler pour L'Express et le Nouvel Observateur. Journaliste spécialisé en économie et auteur de nombreux ouvrages, il a travaillé pendant vingt ans comme rédacteur en chef de la section économie du Point avant de venir s'installer à Toulouse en 2015. Aujourd'hui encore, il collabore avec Le Point dans la rédaction d'articles économiques de portée nationale qu'il signe sous le nom d'André Trentin.