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LES MILLE ET UNE NUITS ENTRE ORIENT ET OCCIDENT
SERMAIN JEAN-PAUL
DESJONQUERES
22,30 €
Épuisé
EAN :9782843211157
À l'aube du xvme siècle, Antoine Galland révélait à l'Europe le premier grand chef-d'oeuvre de la littérature en langue arabe : Les Mille et une nuits, porte ouverte sur un nouveau monde et sur une culture du conte originale. Émerveillé, l'Occident découvrit les voyages de Sindbad, les aventures d'Aladdin et les tribulations d'Ali Baba. Galland était un orientaliste ; après avoir traduit bon nombre de manuscrits syriens du Moyen Âge et recueilli d'antiques contes arabes, il sut les adapter à la culture française, et composer de nouvelles histoires. Galland, traducteur-auteur, a ainsi participé à la formation des Mille et une nuits : introduisant dans la pensée et le conte français une oeuvre orientale, il créait dans la pensée et le conte oriental une oeuvre française. De cette hybridation heureuse, ce livre nous propose de retrouver les fruits abondants, le charme des anti-héros, un réalisme enchanté, un style inédit de littérature populaire, des héroïnes entre sérail et salon.
Résumé : Le Petit Chaperon rouge, La Barbe bleue, La Chatte blanche, La Belle et la Bête : autant de titres gravés dans nos mémoires. Par un coup d'audace, des hommes et des femmes de lettres s'emparèrent, en plein âge classique, de ces contes transmis de bouche à oreille pour les transformer en ?uvres d'art. On leur reproche parfois d'être désuets, misogynes, moralisateurs ; on ne voit plus à quel point ils ont été novateurs, féministes, libertaires, nostalgiques d'une enfance avide de mirifique. Voici cet éventail de contes pour la première fois exploré dans toute sa diversité. On voit Perrault et ses amies exploiter le fantastique pour dénoncer l'oppression des femmes, Galland réunir les aventures merveilleuses et licencieuses des Mille et une nuits, ses confrères orientalistes accumuler les trouvailles, pédagogues et philosophes inventer des récits prodigieux. Tous créent un genre nouveau tissant des liens subtils avec le récit libertin, le roman gothique et le conte moral. On découvre alors toute la force poétique de ces " compositions enchantées " qui conduisent à la pensée par le rêve, à l'émotion par l'artifice, au fantastique par le merveilleux.
De Renart à Diderot, la littérature n'est pas en mal d'imposteurs célèbres. Ce volume présente une série d'études sur le thème de l'imposture dans la prose narrative du Moyen Age aux Lumières, dans une double perspective. D'une part, les études portent sur l'imposture dans la fiction en analysant les ruses et procédés des imposteurs selon une perspective topique ; d'autre part, c'est aussi l'imposture de la fiction qui est étudiée pour autant que le roman s'affuble volontiers du masque de l'illusion vraisemblable pour créer une réalité trompeuse. Quand y a-t-il imposture et comment peut-on la reconnaître ? Les lecteurs inquiets pourront ici trouver une série de clés de lecture qui leur éviteront de tomber dans bien des pièges de la fiction.
Résumé : Cervantès est mort il y a trois cents ans. Une nouvelle traduction de son Don Quichotte vient de paraître. Dès le début du XVIIe siècle, la France a accueilli avec enthousiasme ce roman, s'en est inspirée, comme l'Angleterre, avant qu'il ne fasse partie de la "littérature universelle" . Cette étude est pourtant la première monographie qui lui est consacrée en France depuis celle de Paul Hazard en 1949. Elle aide le lecteur à s'orienter dans une oeuvre ample, complexe, et présente les recherches menées à l'étranger comme les acquis des nouvelles méthodes critiques. Elle montre ensuite comment, depuis trois siècles, sa perception s'est modifiée et distingue trois étapes de cette métamorphose féconde : au roman comique des XVIIe et XVIIIe siècles, les romantiques opposent le héros tragique et le romancier poète, avant que notre époque ne s'intéresse aux ambiguïtés et au relativisme d'un récit se modifiant au gré de "perspectives" multiples.
Berchtold Jacques ; Sermain Jean-Paul ; Le Roy Lad
Résumé : Cet ouvrage constitue le deuxième volet de " l'Evénement climatique et ses représentations ", dont l'enquête, ouverte en 2007 autour des Tempêtes, a donné lieu à un premier volume (Desjonquères). Le présent volume est consacré aux événements climatiques extrêmes que sont les canicules et les grands froids, du Moyen Age à la période contemporaine, voire ultra contemporaine. Il est le lieu d'un débat entre chercheurs-scientifiques, historiens du climat, historiens des sciences, littéraires et historiens de l'art- autour de la question météorologique si préoccupante en ce début du XXIe siècle. Les hivers mémorables trouvent un éclairage particulier selon qu'ils sont abordés par l'histoire du climat, la géographie, la glaciologie ou l'analyse littéraire. Ainsi le " grand hiver 1709 ", premier hiver qui a fait l'objet de mesures scientifiques fiables, a laissé de remarquables empreintes dans la littérature. De même, dans le contexte du réchauffement climatique contemporain, aujourd'hui admis par la majorité des scientifiques, que nous apprennent les canicules du passé ? Le volume accueille les approches les plus variées de ces phénomènes extrêmes ; elles sont autant de points de contact entre scientifiques et littéraires.
Dans la vieille terre d aurochs qu est l Espagne, la mise à mort des taureaux était une activité ancestrale.Né dans les abattoirs sévillans contre la volonté des autorités, le toreo moderne se hausse peu à peu à la hauteur d un art. Codifié au XVIIIe siècle, il atteint son apogée a la fin du XIXe siècle et au début du XXe.Spectacle dont les grands matadors sont les idoles, la corrida est aussi un phénomène social lié à l essor des villes. Par ses relations avec les bouleversements de l Espagne, ses interactions avec l élevage et le tourisme, elle a en outre une dimension politique et économique. Par-delà la péninsule ibérique, la tauromachie exerce un rayonnement mondial, de l Amérique latine au Midi de la France où elle est devenue un phénomène culturel essentiel.
La découverte du rhum a suivi celle de l'Amérique. Dès le XVIe siècle, les Espagnols, les Portugais puis les Français et les Anglais découvrent la possibilité d'obtenir à partir du jus de canne une boisson fortement alcoolisée. D'abord réservé à l'usage des Nègres, des boucaniers et de tous les rustres qui écument le Nouveau Monde, le rhum va connaître un succès grandissant, surtout en Europe et en Amérique. L'évolution de la production reste très liée aux bouleversements coloniaux.
L'abbé Galiani était, selon Nietzsche, "l'esprit le plus raffiné du XVIIIe siècle" et aux yeux de ses contemporains "l'ironie faite homme". Sa Correspondance avec Mme d'Epinay le révèle tout entier. Au cours des dix années de son séjour parisien, Galiani, secrétaire de l'ambassade de Naples, avait été l'hôte favori de tous les salons fréquentés par les encyclopédistes. Mme Geoffrin, Diderot, Grimm, d'Alembert comptaient parmi ses proches. Désespéré par son rappel à Naples en 1769, ii demande à ses amis de lui écrire pour le "consoler des maux de l'absence". Mme d'Epinay devient bientôt et pendant douze années sa principale correspondante. Leur relation épistolaire, sur un ton vif et spirituel, restitue les idées, les propos et l'atmosphère des salons parisiens. Au cours des sept années de ce dernier volume, la Correspondance, toujours variée et enjouée, trahit entre Galiani et Mme d'Epinay une de ces ressemblances qui naissent au fil des longues amitiés. Si tous deux aiment encore à philosopher sur la morale, la physiologie, la pédagogie ou la politique, la musique leur procure les enthousiasmes les mieux partagés. Pour intime et familière qu'elle est, cette correspondance demeure liée à l'actualité, dominée en France par les événements allant du ministère Turgot à la chute de Necker, à l'étranger par la révolution américaine et l'émergence de la Russie.
Résumé : L'histoire de Pygmalion, amoureux d'une statue que Vénus transforme en une femme vivante, avait été racontée par Ovide dans ses Métamorphoses. Ce mythe a été repris au XVIIIe siècle dans un grand nombre d'opéras, d'opéras comiques, de comédies, de parodies, de transpositions dans le monde moderne. Ces adaptations très variées, dont les plus intéressantes sont réunies dans notre recueil, reflètent l'esprit du XVIIIe siècle français dans sa diversité, son goût du plaisir et de la fête, sa réflexion sur les problèmes de l'éducation, ses hypothèses sur la formation du moi et de sa relation avec l'autre, sa pensée critique en matière de métaphysique et de religion.