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CLEVELAND DE PREVOST, L'EPOPEE DU XVIIIE SIECLE
SERMAIN JEAN-PAUL
DESJONQUERES
24,35 €
Épuisé
EAN :9782843210891
Cleveland, ce " continent littéraire " que l'abbé Prévost a nourri de son art de l'ambiguïté, du trompe l'?il, du coup de théâtre, séduit par son imaginaire noir, sa complexité, ses intuitions et ses fulgurances, par la vivacité de ses interrogations politiques, morales et psychologiques, par son ambition philosophique, par son lyrisme aussi. Ce volume réunit les études de spécialistes qui examinent les rapports entre savoir et fiction, le jeu des passions, les choix poétiques de l'écrivain. En annexe, un dossier livre la préface de l'édition originale, les 8 illustrations de l'édition de 1732, une analyse de l'iconographie du roman au long du siècle, un résumé du tome V apocryphe et l'ensemble des critiques sur Cleveland écrites du vivant de Prévost ainsi que ses réponses. Ce recueil est réalisé par Jean-Paul Sermain, professeur de littérature française à l'université de Paris 3-Sorbonne nouvelle, qui a consacré plusieurs ouvrages au roman et au conte du XVIIIe siècle.
Résumé : Cervantès est mort il y a trois cents ans. Une nouvelle traduction de son Don Quichotte vient de paraître. Dès le début du XVIIe siècle, la France a accueilli avec enthousiasme ce roman, s'en est inspirée, comme l'Angleterre, avant qu'il ne fasse partie de la "littérature universelle" . Cette étude est pourtant la première monographie qui lui est consacrée en France depuis celle de Paul Hazard en 1949. Elle aide le lecteur à s'orienter dans une oeuvre ample, complexe, et présente les recherches menées à l'étranger comme les acquis des nouvelles méthodes critiques. Elle montre ensuite comment, depuis trois siècles, sa perception s'est modifiée et distingue trois étapes de cette métamorphose féconde : au roman comique des XVIIe et XVIIIe siècles, les romantiques opposent le héros tragique et le romancier poète, avant que notre époque ne s'intéresse aux ambiguïtés et au relativisme d'un récit se modifiant au gré de "perspectives" multiples.
De Renart à Diderot, la littérature n'est pas en mal d'imposteurs célèbres. Ce volume présente une série d'études sur le thème de l'imposture dans la prose narrative du Moyen Age aux Lumières, dans une double perspective. D'une part, les études portent sur l'imposture dans la fiction en analysant les ruses et procédés des imposteurs selon une perspective topique ; d'autre part, c'est aussi l'imposture de la fiction qui est étudiée pour autant que le roman s'affuble volontiers du masque de l'illusion vraisemblable pour créer une réalité trompeuse. Quand y a-t-il imposture et comment peut-on la reconnaître ? Les lecteurs inquiets pourront ici trouver une série de clés de lecture qui leur éviteront de tomber dans bien des pièges de la fiction.
Le livre porte sur le roman jusqu'à la Révolution et l'envisage dans une double perspective historique et poétique. Il place la longue période de trois siècles dans une histoire plus globale du roman; il envisage ensuite différents moments qu'on peut regrouper en deux ensembles dont la ligne de partage serait 1650. En effet, le mot et la chose ne cessent de varier: le roman est à la fois en dehors des normes et ne cesse d être porté par l'idée de rupture et de progrès; dans chacun de ces moments (Renaissance, baroque, classique, rococo, Lumières), les genres et les oeuvres s'affirment en regard des uns avec les autres, et se distinguent aussi assez vigoureusement de ceux qui les précèdent. Il cherche dans l'Antiquité comme dans les pays voisins (Italie, Espagne, Angleterre) des ressources. Un dernier chapitre offre une vision panoramique de l'ensemble en retenant huit traits principaux qui caractérisent les romans de cette période: comment s'inscrivent-ils dans le champ littéraire? Comment sont-ils organisés? Quel est leur univers de prédilection?
Résumé : À l'aube du xvme siècle, Antoine Galland révélait à l'Europe le premier grand chef-d'oeuvre de la littérature en langue arabe : Les Mille et une nuits, porte ouverte sur un nouveau monde et sur une culture du conte originale. Émerveillé, l'Occident découvrit les voyages de Sindbad, les aventures d'Aladdin et les tribulations d'Ali Baba. Galland était un orientaliste ; après avoir traduit bon nombre de manuscrits syriens du Moyen Âge et recueilli d'antiques contes arabes, il sut les adapter à la culture française, et composer de nouvelles histoires. Galland, traducteur-auteur, a ainsi participé à la formation des Mille et une nuits : introduisant dans la pensée et le conte français une oeuvre orientale, il créait dans la pensée et le conte oriental une oeuvre française. De cette hybridation heureuse, ce livre nous propose de retrouver les fruits abondants, le charme des anti-héros, un réalisme enchanté, un style inédit de littérature populaire, des héroïnes entre sérail et salon.
Homme de guerre et homme du monde autant qu'homme de pensée et d'écriture, Saint-Evremond prend place parmi les grands moralistes du XVIIe siècle, les La Rochefoucauld, Pascal et La Bruyère ; mais sa place est à part : Sainte-Beuve voyait en lui un " Montaigne adouci ". Comme en témoignent généreusement les textes de ce recueil, ce n'est pas l'abstrait des principes qui suscite sa réflexion, c'est l'expérience des rapports que tout homme entretient avec l'histoire, les m?urs, la langue, les livres, avec les autres et avec soi. On voit alors se dessiner en creux la figure du moraliste véritable dont la méthode consiste à prendre la vie pour guide et non les idées préconçues. Cette rare liberté d'esprit et de style qui rend sa lecture si tonique aujourd'hui, Saint-Evremond la laisse s'épanouir dans le mouvement d'un commentaire, d'une conversation, sur le mode privé et amical de la séduction et de la connivence. Il traite de l'essentiel, et, parce qu'il s'agit de l'essentiel, il en traite comme négligemment, du bout des lèvres, avec une fermeté discrète.
La découverte du rhum a suivi celle de l'Amérique. Dès le XVIe siècle, les Espagnols, les Portugais puis les Français et les Anglais découvrent la possibilité d'obtenir à partir du jus de canne une boisson fortement alcoolisée. D'abord réservé à l'usage des Nègres, des boucaniers et de tous les rustres qui écument le Nouveau Monde, le rhum va connaître un succès grandissant, surtout en Europe et en Amérique. L'évolution de la production reste très liée aux bouleversements coloniaux.
L'abbé Galiani était, selon Nietzsche, "l'esprit le plus raffiné du XVIIIe siècle" et aux yeux de ses contemporains "l'ironie faite homme". Sa Correspondance avec Mme d'Epinay le révèle tout entier. Au cours des dix années de son séjour parisien, Galiani, secrétaire de l'ambassade de Naples, avait été l'hôte favori de tous les salons fréquentés par les encyclopédistes. Mme Geoffrin, Diderot, Grimm, d'Alembert comptaient parmi ses proches. Désespéré par son rappel à Naples en 1769, ii demande à ses amis de lui écrire pour le "consoler des maux de l'absence". Mme d'Epinay devient bientôt et pendant douze années sa principale correspondante. Leur relation épistolaire, sur un ton vif et spirituel, restitue les idées, les propos et l'atmosphère des salons parisiens. Au cours des sept années de ce dernier volume, la Correspondance, toujours variée et enjouée, trahit entre Galiani et Mme d'Epinay une de ces ressemblances qui naissent au fil des longues amitiés. Si tous deux aiment encore à philosopher sur la morale, la physiologie, la pédagogie ou la politique, la musique leur procure les enthousiasmes les mieux partagés. Pour intime et familière qu'elle est, cette correspondance demeure liée à l'actualité, dominée en France par les événements allant du ministère Turgot à la chute de Necker, à l'étranger par la révolution américaine et l'émergence de la Russie.