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Information, document, oeuvre. Parcours de la photographie en Italie dans les années soixante et soi
Sergio Giuliano ; Le Men Ségolène
PARIS OUEST
30,00 €
Épuisé
EAN :9782840161257
Quel poids l'expérience des avant-gardes a-t-elle eu sur le développement de la photographie contemporaine italienne ? Quel rôle les institutions, le marché et la critique d'art ont-ils joué dans son essor ? Ce livre nous fait découvrir une période foisonnante d'échanges qui ont marqué la relation entre art et photographie en Italie. Arte povera, reportage d'art et représentation du patrimoine, anthropologie visuelle, architecture et urbanisme sont les coordonnées culturelles de la scène artistique et photographique italienne entre les années soixante et le début des années quatre-vingt. Le texte interroge la transformation de la notion d'oeuvre et celle de son miroir fidèle, la photographie documentant l'art qui, au fil des années, a vu son statut changé en devenant instrument critique et oeuvre elle-même. En Italie, cette photographie donna lieu à une extraordinaire floraison iconographique, malgré un manque paradoxal de reconnaissance de la part des institutions et des marchands d'images. Cet ouvrage présente le travail de Piero Manzoni, Giulio Paolini et des artistes de l'arte povera (Jannis Kounellis, Giuseppe Penone, Michelangelo Pistoletto, Pino Pascali, Emilio Prini) ainsi que les recherches d'Ugo Mulas, Franco Vaccari, Morio Cresci, Cesare Tacchi, Luigi Ghirri, Germano Olivotto, Paolo Monti et bien d'autres, en soulignant les échanges avec la scène pop et conceptuelle américaine. L'analyse porte également sur les contributions des acteurs du milieu artistique : des critiques (Germano Celant, Achille Bonito Oliva, Arturo Carlo Quintavalle, Daniela Palazzoli, Filiberto Menna), un opérateur vidéo (Gerry Schum), des galeristes (Plinio De Martiis et Fabio Sargentini), autant de figures exemplaires d'un panorama complexe qui témoigne d'une nouvelle vision de l'art, de son espace d'exposition et de sa représentation dans les catalogues, les livres et les revues.
Né en 1931, le jeune Sergio Larrain grandit au Chili dans une famille de notables éclairés. Sergio Larrain cherche à s?éloigner très vite de son milieu familial et part étudier aux États-Unis à Berkeley. D?abord intéressé par les questions écologiques, les forêts, il va très vite s?orienter vers la musique tout en ne sachant pas très bien comment gagner sa vie. La découverte du Leica, de l?objet, va être déterminante pour la suite de sa vie. Il commence à photographier librement au fil des rues à Santiago ou Valparaiso puis il devient photographe free-lance. C?est une lettre du MoMA de New York qui le confortera dans l?idée que son oeil était vif et que la photographie pouvait être une pratique respectable. Très impressionné par Henri Cartier-Bresson, son oeuvre et sa liberté, il lui présente son travail sur Los abandonados (les enfants des rues de Santiago) lors d?un voyage en Europe. C?est ainsi qu?il se voit proposer de rejoindre la coopérative Magnum (1960). Sergio Larrain commence ainsi une carrière de photographe international, réalisant des reportages pour de nombreux journaux. De retour au Chili il mènera un long travail devenu mythique sur Valparaiso, en collaboration avec Pablo Neruda qui écrira le texte. Méfiant à l?égard du monde de la presse, il cesse peu à peu de collaborer avec elle pour s?intéresser davantage aux pratiques de la méditation tout en restant actif au Chili. Dans les années 1980, il va finalement décider de vivre retiré dans la campagne pour pratiquer yoga, méditation et dessin jusqu?à la fin de ses jours. Ses archives sont représentées par Magnum Photos. Après un doctorat en philosophie et esthétique Agnès Sire travaille à la galerie Alexandre Iolas à Paris, avant de rejoindre l?équipe de Magnum Photos en tant que directrice artistique. Co-auteur de plusieurs livres collectifs à Magnum, elle y est également commissaire de nombreuses expositions. Elle enseigne à Paris I Sorbonne pendant deux ans. En 2004, elle devient directrice de la Fondation Henri Cartier-Bresson où elle assure également le commissariat des expositions et l?édition des catalogues. Elle est à l?origine de la publication des ouvrages Valparaiso et Londres de Sergio Larrain et fut commissaire associée pour l?exposition de l?IVAM, à Valence. Gonzalo Leiva Quijada est docteur en histoire des civilisations (EHESS, Paris), professeur de philosophie et d?esthétique (Instituto De Estética, Pontificia Universiad Catolica de Chile). Il a publié de nombreux ouvrages sur l?histoire de l?art et de la photographie en Amérique latine.
Sergio Prego est fondamentalement un sculpteur. Fumées, liquides, alcools, architecture, lumière, vitesse sont les éléments qu'il utilise pour réaliser des formes éphémères que seule l'image synchronisée et spatialisée peut saisir. Il construit ainsi depuis plusieurs années une ?uvre dont le corps est le filtre et qui joue sur les rythmes, les sensations psychiques, les occupations mentales de l'espace physique.
Résumé : " La terre battue, où la force de la nature rencontre la sagesse du temps, construit un héritage durable dans l'étreinte de la terre". Explorez le monde du pisé, une ancienne technique de construction utilisant la terre, la craie, la chaux et le gravier. Cette méthode, qui connaît une résurgence moderne, correspond à l'intérêt croissant pour les matériaux de construction durables et la construction naturelle. Les murs en terre battue sont incombustibles, thermiquement massifs, robustes et durables.
Jibokji Joséphine ; Maître Barbara le ; Pernac Nat
Architectures grandioses, expositions médiatisées à outrance et instituées en rituels saisonniers, le musée est aujourd'hui investi d'une attractivité touristique et d'une charge patrimoniale, politique, symbolique sans précédent. Ce qui s'y monnaye est-il cette "monnaie de l'absolu" dont André Malraux célébra l'universalité? L'interrogation court tout au long de cet ouvrage qui choisit le prisme du cinéma de fiction pour revisiter le musée, dans ses missions et mythologies traditionnelles mais aussi dans ses coulisses et sa violence. Au final, les intrigues muséales tramées entre autres par Michael Curtiz, Tsai Ming-liang, Jean-Luc Godard, les frères Quay, Sanjay Gadhvi, Marco Bellocchio ou Charles Crichton sondent notre rapport fétichiste à l'oeuvre d'art et notre regard sur le patrimoine. A travers des analyses subtiles et décapantes, muséologues, historiens de l'art et du cinéma nouent un dialogue qui atteste la puissance discursive de la fiction. Il en naît aussi une éclatante relance théorique sur les fonctions du musée, sur les valeurs qui s'y transmettent, s'y échangent, s'y révisent et s'y réinventent.
Nous vivons immergés dans la publicité: publicité dans nos journaux, publicité quand nous ouvrons la radio, publicité à la télévision, parfois tellement envahissante qu'elle coupe, ne devrait-on pas dire, parfois, pollue, les émissions que nous suivons. Depuis un peu plus de dix ans et les progrès d'Internet, elle a trouvé et conquis un nouveau support, et l'on ne peut pas aller sur la toile sans être invité à acheter le meilleur parfum, le dernier modèle de la meilleure marque d'automobiles ou une place sur la croisière qui vous mènera au Soleil de Minuit. Ce livre n'est ni une justification ni une dénonciation de la publicité. C'est un livre d'histoire qui cherche à observer, comprendre et expliquer comment elle a conquis, dans notre pays, la place qu'elle occupe aujourd'hui. Car cette histoire, l'histoire de ses progrès, des difficultés, des obstacles et des oppositions qui les ont entravés, est à peine entreprise, à la différence de l'Angleterre et plus encore des Etats-Unis. Cet ouvrage réuni un ensemble d'articles, parus depuis une quinzaine d'années, qui sont parmi les premiers à avoir été consacrés à l'histoire de la publicité en France.
Résumé : Vérités et mensonges sont au coeur de la représentation cinématographique, qu'elle soit documentaire ou fictionnelle. Comme l'indique le titre français du film d'Orson Welles, F For Fake [ Vérités et mensongesl, les deux notions sont souvent indissociables. Le statut ontologique de l'image filmique est déjà problématique car elle produit une illusion de réalité. Le cinéma joue également avec la "vérité" à tous les niveaux : celui de la fabrication du film, de la mise en scène, du travail sur les décors, les effets spéciaux, etc. Le numérique crée à son tour un niveau d'illusion supplémentaire puisqu'il n'a plus besoin de référent dans la réalité. Depuis le documentaire jusqu'au film de fiction, voire ses déclinaisons dans le format sériel, on interrogera donc le cinéma de propagande et le documentaire, le montage des documents et, plus spécifiquement, du côté de la fiction, la manipulation des images et du point de vue chez certains cinéastes. Quelles vérités attendre de l'usine à rêves ? Comme le dit le journaliste à la fin de L'Homme qui tua Liberty Valance (J. Ford, 1962) : " This is the West, Sir. When the legend becomes fact, print the legend " (" C'est l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende").
Avant-propos de Sandrine Dubel, Sophie Gotteland et Estelle OudotDepuis quelque temps déjà, nous étions plusieurs d'une même génération à souhaiter rendre hommage au travail et à la personnalité de Suzanne Saïd. Ce projet a immédiatement rencontré son adhésion. Elle n'y mettait qu'une condition: que le volume, contrairement à l'usage courant pour des Mélanges, rassemblât les contributions des étudiants qui avaient, de façon plus ou moins étroite, travaillé sous sa direction.Sa curiosité intellectuelle, son énergie inlassable, son goût sans cesse réaffirmé pour les textes ont trouvé à s'épanouir sous des horizons très variés: successivement assistante et maître-assistante à l'université de la Sorbonne, professeur à Grenoble, puis à Strasbourg et à l'université de Paris Ouest Nanterre La Défense, elle a ensuite poursuivi cette carrière déjà extrêmement riche à l'université de Columbia à New York. Ce parcours géographique, les liens qu'elle a su nouer avec d'innombrables chercheurs de tous pays, reflètent parfaitement, nous semble-t-il, son ouverture d'esprit et traduisent l'aura internationale qu'elle a acquise au fil de sa carrière.Suzanne Saïd n'est pas une enseignante ordinaire. Tous ses étudiants le diront: c'est un savant reconnu, qui toujours regarde devant elle. Loin d'attendre l'approbation immédiate et le respect figé devant une autorité, elle apprécie la réponse, la contradiction, bref la dialectique au sens où les Anciens l'entendent. Elle apprécie les nouveaux angles de lecture adoptés par d'autres, les interprétations inattendues qu'ils peuvent proposer. Jamais elle ne se tient à une position préétablie, jamais elle n'impose aux textes une grille académique. Elle prend à chaque fois le risque de nouvelles approches, mais elle les soumet, immanquablement, au crible de sa formation philologique et de sa profonde rigueur intellectuelle. Il en est résulté très vite des interprétations nouvelles, qui sont devenues des classiques.Suzanne Saïd a tracé différents chemins dans le paysage littéraire de la Grèce ancienne. Nos recherches reflètent, nous semble-t-il, la variété de ses travaux et de ses angles d'approche. Elles suivent également l'évolution de ses centres d'intérêt et de ses méthodes de recherche. Ces Mélanges ont donc été conçus, à travers nos contributions respectives, comme un reflet du parcours littéraire et philologique de Suzanne Saïd. Nous avons néanmoins choisi de les organiser selon la chronologie d'histoire littéraire.Ce livre n'aurait pu paraître sans la générosité de différents organismes et centres de recherche. C'est un plaisir pour nous de remercier, pour leurs contributions financières, l'université de Columbia (New York), le Centre de recherches sur les littératures et la sociopoétique (EA 1002, Clermont-Ferrand 2), l'équipe ESPRI UMR 7041 (CNRS - Paris Ouest Nanterre La Défense), l'équipe THEMAM (UMR ArScAn, CNRS - Paris Ouest Nanterre La Défense), ainsi que l'équipe d'Accueil 1491 «Édition et commentaire des textes grecs et latins» (Paris-Sorbonne). Que leurs directeurs respectifs trouvent ici l'expression de notre plus vive gratitude. Nous tenons également à remercier les Presses universitaires de Paris Ouest, qui ont bien voulu accueillir ce volume dans leur catalogue.