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Armes du diable. Arcs et arbalètes au Moyen Age
Serdon Valérie ; Contamine Philippe
PU RENNES
34,00 €
Épuisé
EAN :9782753500396
En 1139, la papauté condamne l'arbalète, jugée trop meurtrière, sous peine d'anathème; Anne Comnène, la fille de l'empereur de Byzance, qualifiera l'arme de réellement diabolique. Malgré cet interdit, son emploi se généralise au Moyen Âge: il représente l'une des innovations majeures en matière de tactique militaire par rapport à l'Antiquité et participe à l'émergence de l'infanterie comme force militaire. Même si les combats ont été longtemps dominés par les chevaliers qui constituent l'élite guerrière, ces armes jouent un rôle stratégique déterminant sur les champs de bataille et dans la défense des places fortes. L'auteur explore le monde des armes de trait en prenant pour fil conducteur des vestiges archéologiques, des collections inédites de mobilier, des sources textuelles et iconographiques. En effet, du haut Moyen Âge à la diffusion de l'artillerie à poudre, l'arc et l'arbalète révèlent de multiples et riches champs de recherche: l'art de la guerre, la chasse, le jeu et la parade. À partir de données issues de fouilles de forteresses et d'habitats, une classification typologique des fers de trait et des éléments d'armes a été réalisée et constitue pour l'archéologue un document de référence. Les recherches paléométallurgiques en laboratoire ont mis en évidence les techniques de fabrication et de transformation du fer; les résultats sont ensuite confrontés aux observations ethnographiques et aux données de l'archéologie expérimentale. L'abondante documentation iconographique rassemblée permet de proposer une "archéologie du geste", 1'utilisation des armes pouvant répondre à des contraintes culturelles plus que techniques; la confrontation entre l'Occident latin et l'Orient musulman s'est révélée particulièrement fructueuse. L'archéologie militaire, à partir de l'exemple des forteresses croisées de Syrie, est abordée sous un nouveau regard: les systèmes défensifs suivent la double perspective des progrès en matière d'équipement individuel et de fortification; leurs caractères fonctionnels et ostentatoires sont analysés dans une perspective d'évolution et d'interaction. Les textes apportent une dimension sociale et économique au sujet, comme le statut des archers, des artisans et leurs places dans la société médiévale, les modes d'approvisionnement des armées et des garnisons. L'arme n'est plus seulement considérée comme le vecteur des techniques les plus avancées dans le domaine de la production manufacturière: Armes du diable, par la diversité de ses approches et par la richesse de son propos, renouvelle la vision positiviste de la guerre et nuance celle, linéaire, du progrès technique. Dépassant le cadre des études militaires et l'hermétisme de certains ouvrages spécialisés, ce livre s'attache à enrichir, par des informations souvent inédites, plusieurs pans de la connaissance sur la civilisation médiévale.
Une vingtaine de spécialistes se sont réunis pour écrire le deuxième tome de la nouvelle édition du Traité de neuropsychologie clinique de l'adulte qui porte sur la revalidation des troubles cognitifs et comportementaux consécutifs à une atteinte cérébrale. Un complément évident du tome 1 sur l'évaluation. Ecrit avec un égal souci de clarté dans l'exposé, le tome 2 réaffirme l'importance de maintenir un lien fort et explicite entre les cadres théoriques et les pratiques cliniques. Sensibles à l'évolution des pratiques, les auteurs ont pris soin de présenter les pistes nouvelles ouvertes par la recherche et les initiatives de terrain. L'ouvrage n'a pas d'équivalent en langue française Par son ampleur, par la richesse de sa documentation et par le nombre de domaines couverts, cet ouvrage est unique en langue française. Il aborde l'ensemble des domaines de la revalidation avec une double préoccupation : l'analyse critique et sans complaisance des méthodes de revalidation conjuguée au souci d'interroger la finalité des pratiques rééducatives, avec une centration sur la qualité de vie des patients. Une deuxième édition sensiblement augmentée par rapport à la précédente Cet accroissement reflète le développement considérable des pratiques de revalidation. Sur le plan des méthodes, une ouverture est faite aux méthodes d'activation directe du cerveau et aux techniques de réalité virtuelle. Une attention particulière est également apportée aux travaux des neurosciences sur la plasticité cérébrale tandis que la plupart des chapitres font écho aux études qui tentent de valider les interventions en s'inspirant des critères fondés sur des données probantes. Une place importante est enfin accordée au vieillissement cognitif et à la démence en insistant sur l'urgence qu'il y a à développer des prises en charge intégrant toutes les dimensions de la personne : ses ressources cognitives bien entendu, mais aussi sa vie affective et son insertion sociale. Ce livre et les travaux qu'il présente rappelleront aux cliniciens que la revalidation neuropsychologique n'est pas qu'une enfant des neurosciences, elle relève aussi de la psychologie et des sciences sociales.
Sommes-nous tous menteurs ? ou bien existe-t-il des contextes qui favorisent le mensonge ? Y a-t-il de bons et de mauvais menteurs ? Peut-on mentir en cachant ses émotions ? Pourquoi est-il souvent si difficile de détecter que l'on nous ment ? Et de quels moyens disposons-nous aujourd'hui pour déterminer qu'un individu ne dit pas la vérité ? A une époque où certains font passer les propos mensongers pour de simples différences d'appréciation, voici un ouvrage particulièrement bienvenu, qui nous éclaire sur les soubassements du mensonge et sa possible détection. S'appuyant sur les dernières avancées de la recherche en psychologie et en neurosciences cognitives, notamment dans les pays anglo-saxons, il nous présente l'état des connaissances et s'interroge en particulier sur les bases cérébrales du mensonge.
Connaissez-vous l'histoire du Times new Roman ? Quand sont apparues les premières polices sans empattement ? Ce qu'est un dépassement de caractère ? En cinq chapitres, cet ouvrage synthétique vous guidera dans les méandres de la typographie et vous fera découvrir l'anatomie des polices de caractères et leur classification. Les spécificités de chaque police de caractères sont mises en évidence pour une identification rapide, faisant de cet ouvrage le compagnon idéal de tout graphiste, professionnel ou en formation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Jacques Le Goff est l'auteur d'une ?uvre considérable sur le Moyen Âge. Citons notamment Un Moyen Âge en images (Hazan, 2007), Héros et merveilles au Moyen Âge (Le Seuil, 2005), L'Europe est-elle née au Moyen Âge? (Le Seuil, 2003), Saint Louis (Gallimard, 1996).
Résumé : Ce livre entend montrer la signification de l'art dans l'Europe du Moyen Age et les relations qui le lient à l'ensemble de la société et de la culture. De la création artistique médiévale, presque seuls les chefs-d'oeuvre ont survécu. Leur raffinement surplombait alors une masse épaisse de brutalité, de terreur et de misère. Afin qu'on ne l'oublie pas, des textes qui révèlent cette part tragique sont placés en contrepoint d'un discours général sur le monastère, la cathédrale et le palais.
«Un autre Moyen Age c'est un Moyen Age total qui s'élabore aussi bien à partir des sources littéraires, archéologiques, artistiques, juridiques qu'avec les seuls documents naguère concédés aux médiévistes "purs". C'est la période qui nous permet le mieux de nous saisir dans nos racines et nos ruptures, dans notre modernité effarée, dans notre besoin de comprendre le changement, la transformation qui est le fonds de l'histoire en tant que science et en tant qu'expérience vécue. C'est ce passé primordial où notre identité collective, quête angoissée des sociétés actuelles, a acquis certaines caractéristiques essentielles.».
Sombre repoussoir des Lumières et de la modernité, le Moyen Age peine à se défaire de sa mauvaise réputation. Pourtant, au coeur de ce millénaire se loge une singulière période d'essor et d'élan créateur, déterminante pour la destinée du monde européen. Réputé anarchique, le système féodal repose en fait sur une organisation sociale efficace. L'Eglise, colonne vertébrale de la société, assure la cohésion des entités locales tout en conférant à la chrétienté une prétention à l'universalité. Les manières de percevoir et de vivre le temps, l'espace, l'au-delà, l'âme et le corps révèlent les paradoxes d'une civilisation exceptionnellement féconde. Ainsi, le féodalisme, traditionnellement considéré comme l'âge de la stagnation et de l'obscurantisme, pourrait bien être l'un des ressorts oubliés de la dynamique par laquelle l'Occident a imposé sa domination à l'Amérique d'abord, puis à l'ensemble de la planète. Porté par une thèse originale, La Civilisation féodale s'est imposé dès sa première parution comme une somme incontournable sur l'histoire médiévale.