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PEDAGOGIES.NET. L ESSOR DES COMMUNAUTES VIRTUELLES D APPRENTISSAGE
SENTENI/TAURISS
PU QUEBEC
24,39 €
Épuisé
EAN :9782760512276
Au-delà des contraintes liées au temps ou à l'espace, que l'on vive dans une région isolée ou dans une mégapole, ce qui jusque-là n'appartenait qu'au rêve deviendrait possible : connaître l'inaccessible, se familiariser avec la culture de l'autre, trouver son public et se choisir les meilleurs maîtres. L'horizon de l'école pourrait s'élargir, l'enseignement à distance et la formation continue trouveraient enfin leur cadre naturel. Mais la réalité a de ces duretés ! Il apparaît rapidement qu'il ne suffit pas de mettre à la disposition d'un groupe des outils de communication pour que des élèves travaillent et apprennent ensemble. Il faut créer des cadres plus structurés. Il faut réfléchir. Il faut théoriser. Il faut innover. Il faut expérimenter. C'est ce dont veut rendre compte cet ouvrage collectif. Nous avons choisi de céder la parole à des chercheurs en contact avec le monde de l'éducation afin de mettre en évidence quelques possibilités radicalement nouvelles tout en conservant l'esprit critique et en explicitant les objectifs éducatifs qui transcendent les époques et les technologies.
A la mémoire de Maurice Pilorge, assassin de vingt ans ". En lisant cette dédicace inscrite sur l'exemplaire du Condamné à mort que Genet lui offre, en 1942, François Sentein s'interroge : qui est Maurice Pilorge ? Ce n'est que beaucoup plus tard, en feuilletant de vieux journaux, qu'il découvre l'affaire surprenante que recouvre ce nom. Maurice Pilorge, cambrioleur, puis assassin, d'une troublante beauté, défraya la chronique des faits divers dans les années 1938-39. En nous racontant cette ancienne affaire de m?urs de la France d'avant-guerre, François Sentein tente de comprendre les liens qu'il y eut entre les trois personnages : l'assassin, le bourreau, l'écrivain, et s'aperçoit, au fur et à mesure qu'il approfondit son enquête, que ces liens sont inexistants. Genet n'a jamais rencontré Pilorge. Le bourreau lui-même n'a jamais rencontré l'assassin puisque, allant le guillotiner, il est mort dans le métro du Point-du-jour, à Paris. Pour restituer ce drame d'il y a soixante ans, François Sentein nous rappelle les avatars de la peine de mort en la première moitié du siècle et le statut de ses exécuteurs. Au fil des pages, une France disparue, celle de la Troisième République, resurgit avec la précision d'anciennes photographies, un peu jaunies, mais parfaitement nettes.
Ces " Minutes " complètent les " Nouvelles minutes d'un libertin (1942-1943) " précédemment parues aux mêmes éditions. Publiées à l'origine en 1977, elles paraissent ici corrigées et augmentées de très nombreux fragments inédits. " Publiant tel quel son journal de bachelier ardent durant les années charnières 1938-1941, François Sentein laisse éclater que le bonheur est essentiellement libertaire et rigoureux. " Minutes d'un libertin " : le titre est beau, un peu énigmatique comme son auteur... Au départ, on trouve un petit Occitan farouche, éperdu de pierres et de chairs également ensoleillées ; une sorte de mouton noir, trop intelligent et sarcastique pour être enragé. Nous suivons ici un très bel itinéraire spirituel qui se parcourt comme le roman le plus charnu. Quand un garçon se dit que son intelligence occulte parfois sa sensibilité (autrement dit : mon cerveau me tombe sur les yeux), il n'est pas sur la mauvaise voie. Désormais ce jouisseur ascétique, ce stylite intermittent peut trimbaler sa colonne un peu partout. Et d'abord à Paris, Ville des libertés où a lui suffit de se trouver pour être heureux d'un rien, mais ce rien recouvre une exigence constante... Chez Sentein, les lectures les plus rares sont toujours à portée de la main. Mais ce rat de bibliothèque, c'est Mickey Mouse dédaignant les fromages pour creuser les galeries d'un superbe livre de raison. ". Antoine Blondin.
Résumé : Ce troisième volume des minutes de François Sentein couvre l'année de la Libération. Celle-ci se passe à La Ferté-sous-Jouarre, point de départ des bourgeois de La Cagnotte ; d'où un côté Labiche qui n'est pas pour déplaire à notre " libertin ". Il sort d'entretiens inattendus avec julien Benda, rencontré par hasard au bord d'un étang du Languedoc, pour croiser Olivier Larronde dans l'escalier de Jean Cocteau et goûter les exigences logiques de cet adolescent que la poésie enlaçait comme un lierre. Il revient à Montpellier pour y apprendre ce qu'y fut cette Libération, non plus sur le mode dérisoire de La Cagnotte, mais dans la sottise idéaliste et sanglante que Le Capital justifiait à la rescousse de Saint Just. On marchait beaucoup en cette année 44, autant que dans une vieille chanson française. Les chars de guerre écrasaient les macadams jusqu'à en tirer leur poudre première. Suivons-y notre jeune homme, d'un centre de jeunesse rural à un salon où l'on cause, alors que les lieux et les rencontres donnaient prétexte à la mémoire de doubler les minutes présentes d'un " temps retrouvé ", trop souvent sur le tombeau de jeunes morts, car les temps de guerre n'ont pas encore passé où ce ne sont plus les fils qui enterrent les pères, mais les pères les fils. Ces Minutes d'un libéré (1944) prennent la suite des Minutes d'un libertin (1938-1941) et des Nouvelles minutes d'un libertin (1942-1943) précédemment publiées au Promeneur.
Résumé : François Sentein fut le témoin vigilant, ironique et précis d'une époque troublée, les années quarante. Il le fut avec une discrétion proche de l'invisibilité, sauvegardant - sait-on jamais ? - pour un lecteur futur les minutes du moment. Cocteau, Montherlant, Max Jacob, Paul Valéry, Fraigneau ou Blondin furent ses interlocuteurs privilégiés. Il les considérait avec admiration et lucidité, ne s'aveuglant pas sur leurs travers, tout en étant pleinement conscient de leur importance littéraire, de la valeur de styles par définition irréductibles. Les plaisirs du sport et le souci de la langue, les déambulations dans Paris et le retour vers les terres natales du Sud-Ouest, une volonté de réaction, avouée, l'enracinement dans un Languedoc " blanc " et maurrassien que l'on ne manquera pas de discuter caractérisent, selon les mots de Blondin, ce " petit Occitan farouche, éperdu de pierres et de chairs également ensoleillées ; une sorte de mouton noir, trop intelligent et sarcastique pour être engagé ". Ce libertaire rigoureux, ce jouisseur ascétique fait aussi la rencontre au cours de ses pérégrinations d'un certain " Corneille ", ainsi dénommé pour son aptitude à dérober une édition originale de l'auteur classique. Il s'agit de Jean Genet, dont le surgissement et la progressive affirmation comme écrivain ne sont pas l'une des moindres surprises de ces pages. Ces Nouvelles minutes d'un libertin (1942-1943) prennent la suite des Minutes d'un libertin (1938-1941) parues en 1977, et dont les mêmes éditions proposeront bientôt une réédition augmentée.
Caroline Bouchard, Ph D, est psychologue du développement de l'enfant, professeure agrégée et chercheuse au Département d'études sur l'enseignement et l'apprentissage de la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval. Elle enseigne notamment au baccalauréat en éducation au préscolaire et en enseignement au primaire, bien qu'elle ait déjà donné des cours dans le cadre de la formation initiale et continue auprès d'éducatrices, du personnel responsable de la pédagogie et de gestionnaires en services de garde pendant cinq ans à l'Université du Québec à Montréal. Nathalie Fréchette, M Ps, en psychologie, est professeure au Département de psychologie au Collège Édouard-Montpetit où elle enseigne, entre autres, le développement de l'enfant aux étudiantes du programme de techniques d'éducation à l'enfance.