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L'ASSASSIN ET SON BOURREAU. Jean Genet et l'affaire Pilorge
Sentein François
DIFFERENCE
15,20 €
Épuisé
EAN :9782729112424
A la mémoire de Maurice Pilorge, assassin de vingt ans ". En lisant cette dédicace inscrite sur l'exemplaire du Condamné à mort que Genet lui offre, en 1942, François Sentein s'interroge : qui est Maurice Pilorge ? Ce n'est que beaucoup plus tard, en feuilletant de vieux journaux, qu'il découvre l'affaire surprenante que recouvre ce nom. Maurice Pilorge, cambrioleur, puis assassin, d'une troublante beauté, défraya la chronique des faits divers dans les années 1938-39. En nous racontant cette ancienne affaire de m?urs de la France d'avant-guerre, François Sentein tente de comprendre les liens qu'il y eut entre les trois personnages : l'assassin, le bourreau, l'écrivain, et s'aperçoit, au fur et à mesure qu'il approfondit son enquête, que ces liens sont inexistants. Genet n'a jamais rencontré Pilorge. Le bourreau lui-même n'a jamais rencontré l'assassin puisque, allant le guillotiner, il est mort dans le métro du Point-du-jour, à Paris. Pour restituer ce drame d'il y a soixante ans, François Sentein nous rappelle les avatars de la peine de mort en la première moitié du siècle et le statut de ses exécuteurs. Au fil des pages, une France disparue, celle de la Troisième République, resurgit avec la précision d'anciennes photographies, un peu jaunies, mais parfaitement nettes.
Résumé : François Sentein fut le témoin vigilant, ironique et précis d'une époque troublée, les années quarante. Il le fut avec une discrétion proche de l'invisibilité, sauvegardant - sait-on jamais ? - pour un lecteur futur les minutes du moment. Cocteau, Montherlant, Max Jacob, Paul Valéry, Fraigneau ou Blondin furent ses interlocuteurs privilégiés. Il les considérait avec admiration et lucidité, ne s'aveuglant pas sur leurs travers, tout en étant pleinement conscient de leur importance littéraire, de la valeur de styles par définition irréductibles. Les plaisirs du sport et le souci de la langue, les déambulations dans Paris et le retour vers les terres natales du Sud-Ouest, une volonté de réaction, avouée, l'enracinement dans un Languedoc " blanc " et maurrassien que l'on ne manquera pas de discuter caractérisent, selon les mots de Blondin, ce " petit Occitan farouche, éperdu de pierres et de chairs également ensoleillées ; une sorte de mouton noir, trop intelligent et sarcastique pour être engagé ". Ce libertaire rigoureux, ce jouisseur ascétique fait aussi la rencontre au cours de ses pérégrinations d'un certain " Corneille ", ainsi dénommé pour son aptitude à dérober une édition originale de l'auteur classique. Il s'agit de Jean Genet, dont le surgissement et la progressive affirmation comme écrivain ne sont pas l'une des moindres surprises de ces pages. Ces Nouvelles minutes d'un libertin (1942-1943) prennent la suite des Minutes d'un libertin (1938-1941) parues en 1977, et dont les mêmes éditions proposeront bientôt une réédition augmentée.
Ces " Minutes " complètent les " Nouvelles minutes d'un libertin (1942-1943) " précédemment parues aux mêmes éditions. Publiées à l'origine en 1977, elles paraissent ici corrigées et augmentées de très nombreux fragments inédits. " Publiant tel quel son journal de bachelier ardent durant les années charnières 1938-1941, François Sentein laisse éclater que le bonheur est essentiellement libertaire et rigoureux. " Minutes d'un libertin " : le titre est beau, un peu énigmatique comme son auteur... Au départ, on trouve un petit Occitan farouche, éperdu de pierres et de chairs également ensoleillées ; une sorte de mouton noir, trop intelligent et sarcastique pour être enragé. Nous suivons ici un très bel itinéraire spirituel qui se parcourt comme le roman le plus charnu. Quand un garçon se dit que son intelligence occulte parfois sa sensibilité (autrement dit : mon cerveau me tombe sur les yeux), il n'est pas sur la mauvaise voie. Désormais ce jouisseur ascétique, ce stylite intermittent peut trimbaler sa colonne un peu partout. Et d'abord à Paris, Ville des libertés où a lui suffit de se trouver pour être heureux d'un rien, mais ce rien recouvre une exigence constante... Chez Sentein, les lectures les plus rares sont toujours à portée de la main. Mais ce rat de bibliothèque, c'est Mickey Mouse dédaignant les fromages pour creuser les galeries d'un superbe livre de raison. ". Antoine Blondin.
Au-delà des contraintes liées au temps ou à l'espace, que l'on vive dans une région isolée ou dans une mégapole, ce qui jusque-là n'appartenait qu'au rêve deviendrait possible : connaître l'inaccessible, se familiariser avec la culture de l'autre, trouver son public et se choisir les meilleurs maîtres. L'horizon de l'école pourrait s'élargir, l'enseignement à distance et la formation continue trouveraient enfin leur cadre naturel. Mais la réalité a de ces duretés ! Il apparaît rapidement qu'il ne suffit pas de mettre à la disposition d'un groupe des outils de communication pour que des élèves travaillent et apprennent ensemble. Il faut créer des cadres plus structurés. Il faut réfléchir. Il faut théoriser. Il faut innover. Il faut expérimenter. C'est ce dont veut rendre compte cet ouvrage collectif. Nous avons choisi de céder la parole à des chercheurs en contact avec le monde de l'éducation afin de mettre en évidence quelques possibilités radicalement nouvelles tout en conservant l'esprit critique et en explicitant les objectifs éducatifs qui transcendent les époques et les technologies.
Résumé : Encore une année pleine de minutes. C'est celle où l'auteur et personnage permanent se met à travailler comme (un) nègre : châtiment ordinaire des paresseux. Tu te refuses à écrire ce qui te regarde : tu écriras donc les souvenirs d'un monstre sacré sans mémoire qui veut que ce soit avec ton âme, que la sienne nie. Bref, un petit Monsieur Teste de province asservi aux velléités littéraires d'une grande coquette nationale qui fut illustre sous le nom de Cécile Sorel. Paris tout juste libéré reste le lieu de travail privilégié de ce porte-plume méthodique qui cherche des raisons à toutes ses fortunes, au petit bonheur d'un souvenir, d'une lecture, d'une rencontre - surtout d'une rencontre, car ces Minutes sont un temps retrouvé : Paris, à ce bal où le petit provincial se trouve invité, tient la place de l'" aboyeur " qui appelle et fait apparaître les noms entendus naguère et la veille, où ils prennent visage et avenir, en même temps qu'ils sont prétextes à exhumer une antiquité d'enfance vieille au moins de dix ou quinze ans. Ces Minutes d'une autre année (1945) prennent la suite des Minutes d'un libertin (1938-1941), des Nouvelles minutes d'un libertin (1942-1943) et des Minutes d'un libéré (1944) précédemment publiées au Promeneur.
Entre 2000 et 2020, entre l'Amérique du Sud et l'Europe, chaque personnage, Lunus, Juan Serafini, Henk, Sofia, Angel, Hernàn et Lucas, en proie à ses démons, emprunte sa voie personnelle. Les uns disparaissent, les autres les recherchent, la crise argentine de 2001 éclate... Chaque protagoniste interagit, de près ou de loin, avec les autres. Au lecteur de rassembler les pièces manquantes de ce puzzle, agencées comme des fractales, ces objets mathématiques qui illustrent si bien "l'effet papillon" ou comment l'inattendu peut se glisser au milieu des phénomènes les mieux ordonnés.
C'est un "autoportrait" que nous offre le grand écrivain marocain dans cette évocation de ses années de formation et de son parcours. "Dans le chemin vers soi-même, on peut dire: je, ou bien: moi, je. A condition d'être à l'écoute de son inconscient. Le moi n'est ni haïssable, ni adorable. C'est un masque singulier d'altérité. Au cours de la composition de cet opuscule, j'espère avoir sacrifié la variété mobile de l'égotisme à quelques lignes directrices, livrées par la force des choses aux accidents de la vie et aux jeux du langage. Tel aura été cet essai qui s'est aventuré entre l'autobiographie, le témoignage et le récit intellectuel." Biographie de l'auteur Abdelkéhir Khatihi écrit ses premiers poèmes à douze ans. Le français devient sa langue d'écriture et il poursuit des études supérieures à la Sorbonne, où il obtient un doctorat en sociologie en 1965. A son retour au Maroc, il mène une intense activité: chercheur, écrivain, enseignant et syndicaliste. En 1971, Maurice Nadeau édite son premier récit, La Mémoire tatouée. Son oeuvre plurielle (en littérature, sciences sociales, critique d'art), traduite en plusieurs langues, a été consacrée par des Prix nationaux et internationaux. Trois volumes de ses ?uvres ont paru à La Différence en janvier 2008.