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Ethnik ! Le marketing de la différence
Sengès Anne
AUTREMENT
15,20 €
Épuisé
EAN :9782746703452
Dis-moi ta couleur et je te dirai qui tu es ", tel est le mantra, au XXIe siècle, des as du marketing. Ethnique ou multiculturel, le marketing a donc de beaux jours devant lui dans une Amérique plus que jamais colorée où Hispaniques, Afro-Américains et Asiatiques représentent plus de 30 % de la population. La notion de " melting pot " est un concept enterré : dans l'Amérique de l'ethniquement correct, il n'est plus question de brasser les Américains en prônant la consommation de masse, bref de convertir les non-blancs aux goûts de la majorité blanche, mais de reconnaître et valoriser la spécificité de chacun. Mieux, à l'heure où les goûts des populations ethniques sont érigés en tendances, ces dernières influencent les masses. Installée à San Francisco depuis dix ans, journaliste indépendante, Anne Sengès se penche sur un véritable phénomène de société. Elle dissèque le pourquoi et le comment du marketing ethnique aux États-Unis en interrogeant les acteurs qui permettent au genre de fleurir : marketeurs, publicitaires et sociologues décryptent le fonctionnement du marché dans ce livre-enquête qui étudie également l'émergence du marketing ethnique en Europe, notamment en France.
S'il existait vraiment ce monde nouveau, s'il se comptait en hectares et en tonnes, plus malicieusement en carats pour faire le détail de ses mines de diamants, ou en milles marins puisqu'il est censé dévorer comme un crabe un hémisphère entier, du nord au sud et de l'est à l'ouest - si tel était le cas, alors il y a bien longtemps que des aventureux auraient dû y poser le pied, des contrebandiers auraient dû y trouver un refuge faute d'un sujet de découverte. " Voici un livre qui réunit tous les livres : le livre d'aventures, la fresque historique, le récit satirique, la somme philosophique, le libelle polémique, le traité de géographie, l'analyse politique. Sous la forme d'une longue lettre adressée à Charles Quint, Antonio de Guevara - sous couvert d'anonymat - réfute l'existence d'un nouveau continent, avançant des arguments aussi sérieux qu'extravagants. La réfutation majeure vient avec une pertinente ironie nous rappeler la passion des hommes pour l'ignorance et l'éternelle opposition entre les dupes, les non-dupes, ou ceux qui se croient tels.
Résumé : Le lecteur trouvera ici la suite véridique des aventures d'Achab, soi-disant capitaine, rescapé de son dernier combat contre un poisson immense. On verra comment ce retraité à la jambe de bois a tenté de vendre au plus offrant son histoire de baleine - sous forme de comédie musicale à Broadway, puis de scénario à Hollywood. En chemin, on croisera Cole Porter et ses chorus girls, mais aussi Cary Grant, Orson Welles, Joseph von Sternberg ou Scott Fitzgerald, noyé dans son alcool, ainsi qu'une kyrielle de producteurs, louches à divers degrés. On se souviendra au passage du jeune Achab s'embarquant à dix-sept ans pour Londres dans l'espoir d'y jouer Shakespeare, et des circonstances qui présidèrent à la rencontre du librettiste Da Ponte avec Herman Melville, en 1838. On apprendra, in fine, la meilleure façon de réussir le cocktail Manhattan et avec quelle ténacité l'increvable Moby Dick cherche à se venger de son vengeur.
Krinein.com, 12 février 2009Gordon McGuffin n'existe pas et n'a jamais existé. Pourtant, c'est un incontournable de la vie cinématographique hollywoodienne. Témoin privilégié de l'âge d'or des studios américains jusqu'aux bouleversements des années 70-80, il côtoya les plus grands, parlant d'Alfred Hitchcock, Orson Welles ou Cecil B. DeMille comme des connaissances intimes. Ce personnage imbu de sa personne, persuadé que tous les grands du cinéma ont allégrement volé ses plus brillantes idées ne fait en définitive absolument rien, si ce n'est vivoter entre les mailles de la célébrité. Pierre Senges, romancier, à travers une quarantaine de courtes anecdotes restitue avec un humour corrosif toute l'atmosphère de Sunset Boulevard avec un style précis et concis. On s'attache très vite à ce fantôme qu'est Gordon McGuffin dont l'ombre plane sur tout le cinéma sans pour autant y contribuer un seul instant. Il parvient en quelques lignes à peine à brosser un portrait convainquant de ce loser dont on ne peut qu'admirer la constance.Ces anecdotes sont d'autant plus mises en valeur par le dessin sans failles de Nicolas de Crécy, qui, délaissant ses mondes absurdes et fantasques s'est plié à l'exercice de coller au texte et lui confère une aura supplémentaire.Cette mystification sur le thème du cinéma n'est pas sans rappeler le Forgotten Silver de Peter Jackson, oeuvre peu connue du réalisateur à succès qui fit un documentaire sur Colin McKenzie, génie néo- zélandais méconnu, précurseur dans la technique cinématographique. Or en plus d'être une oeuvre d'une technicité parfaite, il s'agit d'un parfait canular, Colin McKenzie n'ayant jamais existé.Plus proche du livre illustré que de la bande dessinée, Les Carnets de Gordon n'en restent pas moins une oeuvre d'une grande qualité tant pour ses textes incisifs et maîtrisés que par les dessins toujours surprenants de Nicolas de Crécy, qui a su en une dizaine d'albums devenus très vite des références imposé un style unique, à la fois brouillon et parfaitement construit. Pour ce faire, les auteurs ont travaillé de concert, la gageure étant de réussir à donner une cohérence à l'ensemble sans que chacun perde sa propre identité. Opération réussie car les dessins ne sont pas une simple illustration du texte mais participent véritablement à l'histoire, lui conférant plus de profondeur et de « réalité ».Un beau livre illustré d'une grande qualité, agréable à découvrir et à parcourir malgré la forme employée plutôt difficile.Une réussite. --http://www.krinein.com/bd/carnets-gordon-mcguffin-8550.html
2009 : l'an I de la révolution verte? Alors que l'économie vacille, que la planète est menacée, il paraît plus que jamais nécessaire de réinventer une société respectueuse de l'environnement, juste et responsable vis-à-vis des générations futures. En Californie, voici quelques années que les capital-risqueurs et les start-up de la Silicon Valley ont mis en route la révolution clean tech, qui promet des effets encore plus transformateurs que celle des années 1970, fondée sur le high-tech. Énergies solaire, éolienne, biocarburants et biomasse, piégeage du carbone, traitement de l'eau et des déchets, voiture électrique : la vallée, foyer d'innovation par excellence, carbure au vert au nom de l'éco-responsabilité et... du business. La France, quant à elle, grâce au Grenelle de l'environnement, a donné l'impulsion d'une politique volontariste, visant au verdissement général de l'économie, avec des objectifs de développement ambitieux en matière d'énergies renouvelables, d'éco-mobilité et de construction verte. Cet ouvrage, fruit d'une enquête approfondie menée de part et d'autre de l'Atlantique, va à la rencontre de ces pionniers des éco-tech, moteurs d'une croissance d'un genre nouveau : écologique et durable.
Chappey Jean-Luc ; Gainot Bernard ; Bertaud Jean-P
«De la volonté de civiliser à celle de domestiquer les peuples, le rêve impérial s'est transformé en entreprise de domination au bénéfice des intérêts français.» Atlas de l'empire napoléonien Plus de 100 cartes et infographies pour comprendre une période charnière de l'histoire de France et de l'Europe, depuis la construction de l'Empire, jusqu'à son effondrement. Une analyse fine et contrastée du projet politique de Napoléon, officiellement inspiré des Lumières mais bâti sur la conquête et le contrôle autoritaire des populations. Dynamiques démographiques, sociales, économiques et culturelles : un tour d'horizon des bouleversements de l'époque. Un héritage pérenne : création du Code civil, développement des voies de communication, réformes de l'administration, modernisation des villes, essor de Paris en capitale impériale... Deux siècles après Waterloo et la chute de l'Empire, cette nouvelle édition dresse le juste portrait d'une époque, au plus près des populations.
Je vous l'accorde, l'élection du roi de la pastèque peut être considérée comme un manque de goût choquant. C'est être irresponsable que de promouvoir le sexe à notre époque. Mais soyons francs : les gens d'ici s'intéressent plus au décompte des graines de la plus grosse pastèque de la ville qu'au Sida ou à ce genre de choses. C'est ce qu'un étranger comme vous ne peut pas comprendre. C'est notre histoire. J'étais donc favorable à chacun des aspects de notre fête, et je le serais encore. C'était notre prospérité. [...] Le roi de la pastèque est symbolique de tout ce que nous avions et de tout ce que nous avons perdu. Et nous nous y accrochons encore, parce que, si nous le perdons, si nous perdons ce souvenir, que nous restera-t-il ? Rien. Nous ne sommes rien qu'une ville comme toutes les autres. C'est ce que votre mère voulait faire de nous. Une ville comme les autres."Le jeune Thomas Rider part à la recherche de ses origines, découvre la vérité sur sa mère, morte à sa naissance, celle par qui le scandale arrive et avec qui meurt le plus grand mythe de la petite ville d'Ashland, le roi de la pastèque. Une histoire désopilante, tendre et brutale au rythme extraordinaire qui s'attache à toute une ville plutôt qu'au seul héros.
La Nakba, la "catastrophe" : tel est le nom que les Palestiniens donnent à la guerre de 1948, événement désastreux qui provoqua le départ de quelque 850 000 réfugiés palestiniens. Du côté israélien, 1948 fut une guerre d'indépendance victorieuse qui aboutit à la création de l'Etat d'Israël. Israël s'est construit autour de cet événement, politiquement et "symboliquement". Très tôt, l'historiographie israélienne s'est emparée de cette victoire pour en tirer des "mythes fondateurs", tels que "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", "les Palestiniens ont fui les combats volontairement", ou encore "Israël a accepté la partition de l'ONU en 1947 alors que les Arabes l'ont refusée"... Tous ces récits mythiques sont ici revisités et, souvent, mis à mal. Depuis quelques années déjà, se développe en effet en Israël une nouvelle historiographie qui remet en cause la version officielle israélienne des faits, et notamment le problème des réfugiés palestiniens. Eugene L. Rogan et Avi Shlaim, deux éminents historiens du Moyen-Orient contemporain, ont rassemblé les contributions des meilleurs "nouveaux historiens" israéliens et universitaires arabes et occidentaux, pour offrir un regard totalement neuf sur la guerre de 1948, afin d'en comprendre les enjeux historiques et contemporains. Avec Fawaz A. Gerges, Rashid Khalidi, Joshua Landis, Benny Morris, Laila Parsons, Charles Tripp.
Les camps de concentration d'Auschwitz 1, Birkenau, Monowitz et leurs kommandos ainsi que le centre d'extermination de Birkenau sont des faits historiques connus. Les nazis souhaitaient édifier à Auschwitz une cité idéale national-socialiste avec une administration, des infrastructures, des exploitations agricoles industrielles, des camps de concentration et un centre de mise à mort pour les Juifs. Il reste aujourd'hui encore des traces de cette activité. Cependant, si certains de ces sites disparaissent, d'autres sont restaurés, reconstruits, signalés par des monuments. En parcourant les lieux, en suggérant des itinéraires et, en dernière partie, en invitant à découvrir les traces de la vie juive anéantie à Cracovie, ce livre veut transmettre un savoir qui permet de mieux comprendre ce qu'on voit si on va à Auschwitz ou si seulement on en regarde des images. Une histoire rigoureuse, factuelle et chronologique peut assurer la pérennité de la mémoire et accompagner, dans l'avenir, l'humanité irremplaçable des récits des survivants. Avec ses 70 photographies contemporaines, 25 photographies d'archives, 15 cartes et plans, cet ouvrage unique se veut une visite guidée d'Auschwitz et des traces juives de Cracovie, un "livre compagnon" pour appréhender l'histoire et la mémoire des lieux.