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Contes de fait. Scènes de la vie consciente
Semi Antonio Alberto ; Gribinski Michela
GALLIMARD
20,00 €
Épuisé
EAN :9782070178773
Le psychanalyste vénitien Antonio Alberto Semi, théoricien connu du freudisme, laisse ici libre cours à une pensée descriptive, claire, teintée d'un peu de mélancolie, qui produit une émotion voisine de celle qu'on a en lisant Bassani ou Pavese, et porte sur la perception de la vie quotidienne, et ses surprises. Les faits de conscience (et les perceptions sensorielles qui vont avec) nous semblent généralement si évidents qu'il ne vient pas à l'idée de les mettre en doute. Et pourtant ils sont d'une " inimportance positive " comme dit joliment l'auteur. Derrière un incident ordinaire comme chacun peut en connaître, l'inquiétude arrive. Au cours de seize chapitres se succèdent ainsi des scènes de la vie quotidienne et de la psychanalyse, avec l'histoire de la dame d'en face, dans le vaporetto, qui dévisage l'auteur, en silence, pendant de longues minutes pendant lesquelles l'auteur fait une sorte d'auto analyse avec ce regard muet ; celle de la photo, au fond d'un tiroir, de tante Elisabetta à ses dix-huit ans qui dans l'enquête qui remonte des souvenirs se révèle être le visage unique de plusieurs drames ; la scène de la maison de vacances en Istrie où, à table, on avait le droit de jouer avec les mots ; la séance avec un patient dont les histoires s'entremêlent avec celles que l'analyste se raconte ; le visage glacé de Mlle V. qui porte un numéro tatoué sur son avant bras. On pourrait se croire dans un livre de nouvelles romanesques. Mais chaque récit se soutient d'une méditation psychanalytique exigeante, qui pose la question du rapport entre d'un côté l'expérience consciente, les perceptions, et de l'autre la théorie de cette expérience. Est-ce un rapport unitaire, ou unifié ? Ou bien est-ce un rapport nécessairement en crise ? Le concept conforte-t-il l'expérience qui lui a donné lieu, ou la soupçonne-t-il d'être éclatée par nature ?
La vie sur Terre est dure, car nous ne savons pas y vivre... Si elle était faite de plus d'Amour, nous réussirions à Vivre beaucoup plus dignement. Sans vouloir remettre en question les travaux développés par des maîtres et des mouvements spirituels, l'auteur use, loin de toute prétention, de références pour donner au lecteur des outils afin qu'il trouve le chemin. Pour lui, d'une manière ou d'une autre, seule La Vérité Triomphera.
Les Caraïtes peuvent être définis comme une variante religieuse et éventuellement ethno-religieuse du judaïsme. Le caraïsme a rejeté la tradition orale des rabbins, contenue dans le Talmud et valorise la responsabilité de l'individu dans le choix de ses propres actions. La centralité de la Bible et de la Loi écrite, le maintien des traditions caraïtes, tout en emphatisant les aspects les plus modernes du caraïsme, comme le statut de la femme, rendent passionnant l'étrange histoire de ces "protestants" du judaïsme.
Maria Luisa Semi écrit ici des pages d'une simplicité exemplaire, d'une rare efficacité, et d'un charme délicieux. En une trentaine de petits chapitres, elle raconte des moments de son enfance pendant la Seconde Guerre mondiale, qui ont laissé en elle une trace indélébile. L'expérience personnelle la plus simple s'unit, par la magie d'un regard d'enfant, aux événements qui se sont emparés du destin d'une famille entière et ont entraîné les vicissitudes de la vie de soldat puis de résistant du père, de Venise à Capodistria, de Padoue à Piacenza, de Lubliana à Udine. L'histoire politique devient le fond parfois très sombre sur lequel se déroulent les journées familiales ; elle se déchiffre ici à travers les émotions d'une petite fille - celle que fut l'auteur, qui sait en retrouver tout le détail avec humour dans la langue même de l'enfance, comme si le temps écoulé depuis lors n'avait rien effacé de la fraîcheur de la mémoire. Une enfant, une famille, un monde déchiré par la guerre ; les Allemands, les «Slaves», puis les Américains, l'Istrie bientôt démembrée - dans un enchevêtrement d'émotions et d'interrogations où l'enfant est sans cesse confrontée à l'énigme.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.