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Atlas des peuples d'Afrique
Sellier Jean ; Brun Bertrand de ; Le Fur Anne
LA DECOUVERTE
40,50 €
Épuisé
EAN :9782707167606
Avec ses cinquante-trois Etats, ses 1 400 langues et ses multiples conflits ethniques, l'Afrique ne cesse de surprendre par sa complexité. L'Atlas des peuples d'Afrique, qui comprend le Maghreb, ainsi que Madagascar et les îles occidentales de l'océan Indien, guide le lecteur dans ce labyrinthe, en mariant trois approches: un récit historique concis et complet; la présentation des principaux peuples selon des critères linguistiques et culturels; l'analyse de l'évolution politique récente, Etat par Etat. On perçoit ainsi que la colonisation, dont sont issus la quasi-totalité des actuels Etats africains, n'a effacé ni le souvenir d'une histoire souvent très ancienne, ni les différences, voire les rivalités, entre peuples voisins, de l'Egypte ou de l'Ethiopie aux peuples de la forêt intertropicale en passant par ceux du Sahel ou des savanes. L'influence des grands empires passés (Mali, Songhaï, Kanem-Bornou, Monomotapa) ou, plus au nord, celle des Almoravides et des Almohades, est rappelée, ainsi que les conséquences des diffusions linguistiques et religieuses, clé de compréhension des grandes aires culturelles d'aujourd'hui. L'Atlas des peuples d'Afrique, vivant et accessible, est illustré de 85 cartes originales en couleurs. De nombreux encadrés présentent des personnages, des traditions culturelles, des mouvements ou des lieux emblématiques. Enfin, une fiche signalétique est consacrée à chaque Etat contemporain (population, langues, religion, drapeau?). Bel ouvrage de référence, cet atlas vient combler un manque. Il séduira aussi bien ceux qui, à la faveur d'une expérience personnelle, sont restés amoureux de l'Afrique, que les nouvelles générations curieuses de comprendre l'histoire longue de ces pays, dans le cadre de voyages mais aussi de projets professionnels ou de coopération.
Je n'y peux rien si ce monstre-là me pousse tout le temps à faire des bêtises ! Marie Sellier et Jean-Luc Buquet se sont bien trouvés. Elle saint raconter sans façon et à la perfection des histoires simples et profondes. Il compose des images fragiles et puissantes à la fois.
Longtemps centrées sur les approches esthétiques et l'étude des oeuvres, les études cinématographiques ont subi depuis une vingtaine d'années des mutations profondes, tant du point de vue des méthodes que des objets d'étude. La sociologie, l'anthropologie, l'histoire, l'économie, la philosophie, l'histoire de l'art, la sémiologie ont fait éclater les frontières des recherches. Perspectives nouvelles qui concernent aussi la recherche internationale où des avancées décisives ont été accomplies...
Jean Sellier est géographe et historien. Il est l'auteur de l'Atlas des peuples d'Afrique, de l'Atlas des peuples d'Amérique et, avec son père André Sellier, de l'Atlas des peuples d'Europe centrale, de l'Atlas des peuples d'Europe occidentale et de l'Atlas des peuples d'Orient.
Alors que l'Union européenne s'est élargie, l'affirmation des identités nationales ne faiblit pas. En réalité, c'est la substance même de l'histoire de l'Europe qui continue de se manifester. elle a toujours résulté de tensions et de compromis entre des constructions politiques ambitieuses (à commencer par l'empire de Charlemagne...) et l'irréductible diversité culturelle des populations concernées.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !