Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les champs de menhirs du pays de Carnac. Patrimoine archéologique et géomorphologique
Sellier Dominique ; Scarre Chris
PU RENNES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782753593732
Le livre procède de travaux de recherche réalisés à partir des champs de menhirs de Carnac à l'aide des méthodes employées par les géomorphologues pour étudier les reliefs. Son premier objectif est de présenter les résultats d'une analyse menée à plusieurs niveaux : celui des menhirs, qui proviennent en grande partie de rochers granitiques déjà exposés à l'air libre avant d'être dressés par l'homme, celui des sites sur lesquels sont édifiés les alignements, puis celui des reliefs se trouvant sur ces sites avant le Néolithique. Dans cette perspective, l'ouvrage vise à fournir un exemple d'apports réciproques de la géomorphologie à l'étude des sites archéologiques et de ces derniers à l'étude des reliefs, en l'occurrence granitiques, donc à illustrer l'intérêt d'un examen conjoint des mégalithes, de leur implantation et de leur environnement suivant une démarche géo-archéologique. Un second objectif, d'ordre pratique, est de fournir aux visiteurs les moyens de découvrir par eux-mêmes des faits relatifs aux caractères, aux origines et à l'environnement des alignements, en partant de l'observation des menhirs sur le terrain, de leur surface et de leurs formes, de leur disposition et de leur répartition. Au delà, le livre vise à montrer l'utilité d'une approche patrimoniale commune, archéologique et géomorphologique, ainsi que d'une vulgarisation conjointe des connaissances relatives aux champs de menhirs du pays de Carnac et à leur environnement.
La drôle de guerre des sexes du cinéma français propose une approche radicalement nouvelle de l'âge classique de notre cinéma entre 1930 et 1956. En mettant l'accent sur les rapports sociaux de sexe, les auteurs montrent qu'entre l'avant-guerre et l'Occupation, les représentations filmiques du masculin et du féminin sont fortement contrastées. On passe ainsi d'une relation de fascination et de domination entre un homme d'âge mur (Harry Baur, Raimu, Jules Berry...) et une jeune fille (Danielle Darrieux, Michèle Morgan...) à une situation où la femme incarne un nouveau type de personnage actif comme celui de Madeleine Renaud dans le ciel est à vous de Jean Grémillon. A partir de la Libération, se déchaîne une violente misogynie qui se traduit par l'arrivée de véritables harpies persécutant des hommes dominés, à l'image de Simone Signoret et Bernard Blier dans Manèges d'Yves Allègret. En 1956, Brigitte Bardot dans Et Dieu créa la femme de Roger Vadim mettra fin à cette " drôle de guerre " des sexes. Tournant le dos à une pure histoire des formes et des seuls chefs-d'œuvre hors du temps, les auteurs éclairent ces représentations symboliques en les ancrant dans le contexte socioculturel de leur apparition. L'analyse de la production de chaque période, dans toute sa diversité (dont la quasi-totalité des 220 films de l'Occupation), leur permet de sortir de l'ombre des réalisations rejetées dans l'oubli par la cinéphilie dominante, et de renouveler profondément la vision des " chefs-d'œuvre ".
Comment raconter l'histoire des langues, d'avant la naissance de l'écriture jusqu'à nos jours ? Comment rendre compte de ce fait social, qui joue un rôle majeur dans le destin de tous les peuples ? Comment saisir les langues, aux frontières poreuses, dans leur mouvement perpétuel et leur inventivité, elles qui se heurtent, cohabitent, s'influencent, s'éteignent ou se recréent ? Compte tenu du grand nombre de langues ? environ 6000 aujourd'hui ?, l'ouvrage se concentre sur celles dont il est possible de raconter l'histoire. Un récit en trois temps : celui d'avant l'écriture, le plus souvent mystérieux ; celui des traditions orales et de l'écriture pratiquée par des élites ; celui, enfin, de la large diffusion des textes imprimés. Des phases qui, selon les régions, s'enchaînent à des périodes différentes. Composé de modules ? une région, une époque ?, le livre ménage différents parcours. Le lecteur suit le fil d'Ariane, du début à la fin, ou "entre" par un sujet qui l'intéresse, puis circule au gré de ses curiosités. Un voyage dans le temps et l'espace qui invite, sans négliger les classiques (l'hébreu, le grec, le latin, le sanskrit, etc.), à partir à la rencontre du javanais, du persan, du breton, du yiddish, du swahili, du quechua... ou des pidgins mélanésiens.
De Adèle à Zoo, en passant par Henri-Patte-Cassée et Mayonnaise au chocolat, Marie Sellier propose la découverte d'Henri de Toulouse-Lautrec, à partir d'une trentaine de mots choisis. Mots tiroirs, mots-clefs, mots pour rire ou sourire sont autant de fenêtres malicieuses sur la vie et l'?uvre de Toulouse-Lautrec. De A à Z, le portrait léger et sympathique d'un très grand peintre.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.