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Fade
Sekiguchi Ryoko
ARGOL
14,15 €
Épuisé
EAN :9791094136027
« C'est fade », dit-on. Une phrase banale pour désigner l'absence de goût. Seulement, qu'est-ce que le « fade » ? La cuisine japonaise, avec son tôfu et son riz blanc, est-elle vraiment un modèle du fade, comme on l'entend souvent dire ?Sur ce terme riche en connotations, aussi variées que l'imaginaire qu'il recouvre, Ryoko Sekiguchi propose une thèse singulière : le « fade » est le centre creux de la cuisine française. En explorant le passé de son expression (« il fait fade » ; « je me sens fade »), le nouage délicat du jugement et de la perception et le symbole gustatif de la cuisine japonaise, l'auteur dévoile les émotions qui reposent dans le lexique du « non-goût », dans toute leur complexité.Écrivain et traductrice, Ryoko Sekiguchi écrit en japonais et en français. Fille d'une cuisinière, elle partage la passion des fourneaux autant que celle des livres de cuisine. Parmi ses ouvrages : L'Astringent (Argol, 2012), Le Club des gourmets et autres cuisines japonaises (P.O.L, 2013) et Dîner Fantasma (Manuella Éditions, 2016).4e de couverture : « C'est fade », dit-on. Une phrase banale pour désigner l'absence de goût. Seulement, qu'est-ce que le « fade » ? La cuisine japonaise, avec son tôfu et son riz blanc, est-elle vraiment un modèle du fade, comme on l'entend souvent dire ?Sur ce terme riche en connotations, aussi variées que l'imaginaire qu'il recouvre, Ryoko Sekiguchi propose une thèse singulière : le « fade » est le centre creux de la cuisine française. En explorant le passé de son expression (« il fait fade » ; « je me sens fade »), le nouage délicat du jugement et de la perception et le symbole gustatif de la cuisine japonaise, l'auteur dévoile les émotions qui reposent dans le lexique du « non-goût », dans toute leur complexité.Écrivain et traductrice, Ryoko Sekiguchi écrit en japonais et en français. Fille d'une cuisinière, elle partage la passion des fourneaux autant que celle des livres de cuisine. Parmi ses ouvrages : L'Astringent (Argol, 2012), Le Club des gourmets et autres cuisines japonaises (P.O.L, 2013) et Dîner Fantasma (Manuella Éditions, 2016).
Résumé : Nagori, littéralement "l'empreinte des vagues", signifie en japonais la nostalgie de la séparation, et en particulier, la nostalgie de la saison qu'on ne laisse partir qu'à regret. Le goût de Nagori annonce déjà le départ imminent de tel fruit, tel légume, jusqu'aux retrouvailles l'année suivante, si l'on est encore en vie. Cet étonnant et savoureux petit livre nous propose de faire la découverte de l'art poétique et culinaire japonais en méditant sur nos émotions qu'éveillent les saisons, et leur disparition. Sur l'empreinte fugitive des goûts et des saveurs dans le corps et la mémoire, les paysages, la littérature. Du Japon à Rome, en passant par la Villa Médicis où l'auteure était pensionnaire, le lecteur est ainsi invité à une traversée littéraire, culinaire, politique, et à la rencontre de grands chefs cuisiniers, de plats et de produits délicieux.
4e de couverture : Nagori, littéralement «reste des vagues», qui signifie en japonais la nostalgie de la séparation, et surtout la saison qui vient de nous quitter. Le goût de nagori annonce déjà le départ imminent du fruit, jusqu'aux retrouvailles l'année suivante, si on est encore en vie. On accompagne ce départ, on sent que le fruit, son goût, se sont dispersés dans notre propre corps. On reste un instant immobile, comme pour vérifier qu'en se quittant, on s'est aussi unis.
Tout aliment s'associe trois qualifications, comme les humains : une substance, un nom, une provenance. Pourtant, il n'est pas rare que nous soyons amenés à consommer des nourritures auxquelles l'un de ces attributs fait défaut; c'est "l'alimentation vaporeuse". Manger des nuages, la brume, la transparence... Dans un style tout à la fois poétique et humoristique, émaillé de textes insolites, l'auteur nous conduit peu à peu vers des horizons plus inquiétants, pour parvenir jusqu'à ce monde qui "mange fantôme", cette évidence, pour ne pas la nommer, qui s'est imposée à nous depuis le 11 mars 2011.
C'est un livre sur les voix, des voix enregistrées qui continuent d'émettre au présent, sur l'expérience de la perte et sur certaines ondes qui nous touchent.
Sous le même Je, sept personnages composent un drôle de roman familial, plutôt iconoclaste et bouleversant. Qu'il l'ait vécu ou non, David Besschops témoigne que le pire se porte bien ! Il écrit et vous coupe le souffle. J'ai six ans et je dispose les ustensiles doucement pour ne pas alerter mes frères. Je cuisine avec mes petites mains. J'urine. Je dépasse d'une tête mon bout de ficelle. J'éprouve immédiatement mon existence. La sérénité. Mon sexe n'est pas un petit trou où je me cache quand il pleut. Mais un instrument de travail. Bientôt je dégotte d'autres moyens de feindre l'existence. Respirer par exemple.
A travers la forêt, un enfant prénommé Pierre est pourchassé par des soldats de la Waffen-SS. Une femme, Jessi, gît sur un lit du Jefferson Hospital à Philadelphie, le cerveau enfiévré. Un homme aveugle, Pierre, s'est égaré dans les rues froides de sa petite ville littorale. Jessi et Pierre, deux jeunes gens, se retrouvent pris au piège d'un funiculaire souterrain qui mène à des sommets en scie d'où se découvre un paysage archaïque et minéral de bout du monde. Le fil narratif de cette énergie noire suit les trajectoires physiques enchâssées des personnages, qui soit apparaissent à différentes époques de leur vie, soit revêtent plus singulièrement et successivement des identités différentes. Le roman serait à l'image de l'Univers, en expansion accélérée sous l'effet d'une force mystérieuse.
Jean-Christophe Bailly a écrit Col trend dans le sillage des images de Bernard Plossu. Des photographies toutes prises dans des trains circulant un peu partout en Italie, exposées à Rome en 2001 et jusqu'ici inconnues en France.