La cuisine japonaise a ceci de particulier qu'elle a longtemps utilisé le nuage comme un ingrédient majeur. L'impression aérienne que l'on garde souvent après un repas japonais vient du fait que le nuage est apprécié comme le summum des produits nobles. Nous sommes heureux de pouvoir vous livrer ici, dans ce livre de recettes, sans doute le premier consacré aux nuages, les secrets de cet aliment magique. Produit digeste, non allergène et non gras, qui ne contient ni gluten ni sucre, et qui ne pose pas de problème de bilan carbone, le nuage est bien l'ingrédient du XXIe siècle. Avec le concours du chef Sugio Yamaguchi et du designer industriel Valentin Devos, inventeur d'attrape-nuage, qui vous expliquent tour à tour comment cuisiner les nuages, vous pouvez concocter un véritable dîner aux nuages qui ravira les papilles de vos invités.
Résumé : "Si je vous dis que le curry, avec les tempuras, les sushis et les râmen, est l'un des plats représentatifs du Japon, vous ne me croirez peut-être pas immédiatement. Pourtant, un Japonais mange du "karê raisu" (curry and rice) en moyenne 73 fois par an. A la maison comme dans les restaurants, le style du curry développé par les Japonais est si singulier qu'il existe même une plaisanterie à ce sujet ? : un Indien en visite au Japon, après avoir goûté au curry japonais, s'exclame ? : 'C'est délicieux ? ! Comment ce plat s'appelle-t-il ?? '" Ryoko Sekiguchi "Dans la cuisine de la Maison du Voyageur à Cancale, nous avons tâtonné, avancé au nez dans un tunnel d'échantillons des parfums de currys japonais rapportés par Ryoko pour trouver la quintessence de cette composition, afin ensuite d'être en mesure de la réaliser. Après de nombreux essais, nous avons, ensemble, choisi d'y ajouter de la laitue de mer des côtes bretonnes. Cette algue apporte une douceur iodée qui accentue l'umami (du curry déjà présent grâce au hatcho miso". Mathilde Roellinger
Qu'est-ce que l'astringent? En France, le mot reste largement méconnu. Au Japon, il connaît une amplitude surprenante. On parlera ainsi d'un "homme astringent" ou de "couleurs astringentes" pour évoquer le bon goût, un certain raffinement. Comment expliquer une telle variété de l'univers astringent? Pour le découvrir, l'auteur nous convie à un parcours éclairé entre l'Orient et l'Occident, qui, du haïku à l'artisanat de l'astringent de kaki, nous introduit à l'étonnante richesse d'un "goût", tant esthétique que gustatif.
Si un poète écrit sur une catastrophe à la veille d'un événement désastreux, ce n'est pas un hasard. Si le récit d'une catastrophe débute immanquablement par la veille, ce n'est pas un hasard. Chronique tenue du 10 mars au 30 avril 2011, sur la superposition des images, la mémoire des villes, le hasard, la temporalité de la description et les noms propres qui surgissent, fantomatiques, lors d'une catastrophe.
Tout aliment s'associe trois qualifications, comme les humains : une substance, un nom, une provenance. Pourtant, il n'est pas rare que nous soyons amenés à consommer des nourritures auxquelles l'un de ces attributs fait défaut; c'est "l'alimentation vaporeuse". Manger des nuages, la brume, la transparence... Dans un style tout à la fois poétique et humoristique, émaillé de textes insolites, l'auteur nous conduit peu à peu vers des horizons plus inquiétants, pour parvenir jusqu'à ce monde qui "mange fantôme", cette évidence, pour ne pas la nommer, qui s'est imposée à nous depuis le 11 mars 2011.
Le tour de l'île d'Yeu en 45 histoires et 45 recettes : voilà un livre qui vous fait prendre le large. Loin des courants, vivez un voyage au centre de la gourmandise. Croisez des portraits d'hommes et de femmes. Nourrissez-vous de produits iodés, d'anecdotes piquantes, voire salées, de souvenirs emportés par les vagues. Au fil des historiettes, apprenez comment différencier un homard demoiselle d'un homard mâle, comment cuisiner des patagos, cueillir des détournes. Découvrez l'héroïsme discret des saumons sauvages ou les m?urs nonchalantes des tourteaux. Entre contemplation amusée et joie de vivre, vous convierez l'île d'Yeu à votre table, foi d'hédoniste! Un livre à emporter sur une île déserte. A embarquer d'urgence.
Tiges croquantes ou bulbe ventru, graines, racines, fleurs ou fanes proches de l'aneth : tout dans le fenouil est bon à prendre, que celui-ci soit sauvage ou cultivé. La gracieuse silhouette du fenouil sauvage triomphe au bord des rivages et des champs. Son parfum puissant de bonbon d'antan rappelle la Méditerranée, la cuisine du Sud, le maquis et la mer. Ses tiges rameuses, surmontées d'ombelles garnies de fleurettes jaunâtres en guise de mini-feux d'artifice, se dressent au bord des chemins ou au milieu de la garrigue et des rocailles. Il invite à la récolte et excite l'appétit. Et puisque la cuisine est aussi parfois une histoire de sorcellerie, sachez que le fenouil était autrefois répertorié dans les livres de magie pour son pouvoir d'éloignement des esprits maléfiques. Un bouquet de fenouil sauvage suspendu au plafond protégerait même la maison des fantômes...
Isabelle Rozenbaum est photographe culinaire depuis de nombreuses années et surtout gourmande! La cuisine lui procure un vrai plaisir de vie et affine ses sens. Elle a publié de nombreux livres de cuisine (Editions Minerva, le Seuil, Mango, le Chêne), collabore avec la presse et les photothèques et transmet sa passion dans les écoles (Primaire, hôtelière, Sciences Po).
Récoltées sur les oliviers de collines des Alpes-Maritimes, les petites olives de Nice du cailletier se consomment sous la forme d'huile d'olive, d'olives de bouche et de pâte d'olive. Autant de produits AOC qui contribuent à redynamiser une activité oléicole ancienne face aux dangers de la propagation des friches, du feu et de la spéculation immobilière. Sur les vergers en terrasses, dans les moulins et chez les producteurs, Julie Deffontaines nous guide sur les chemins de la qualité de cette petite olive aux arômes de la douceur.