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Ce que la vie m'a appris
Séguy Georges ; Thibault Bernard ; Duteil François
ATELIER
17,00 €
Épuisé
EAN :9782708245419
En juin 2000, dans une série d'entretiens filmés, Georges Séguy, avec une singulière liberté de ton, se remémore sa traversée du XXe siècle. Figure majeure du syndicalisme français, décédé en août 2016, il a dirigé la Confédération générale du travail (CGT) de 1967 à 1982. Georges Séguy a vécu, comme homme et comme militant, les remous, les tempêtes mais aussi les espoirs de son temps. Résistant, il est déporté à Mauthausen alors qu'il n'a que seize ans. Cheminot à Toulouse, il s'engage dans le syndicalisme, exerce à vingt ans des premières responsabilités puis devient, au fil du temps, une figure de proue du syndicalisme français, accédant en 1967 à la fonction de secrétaire général de la CGT. Il prend une part active aux événements de Mai 68 et affronte les mutations économiques et sociales des années 1970. Mais par-delà le militant, que sait-on aujourd'hui de l'homme ? Comment a-t-il vécu les principales étapes de son parcours ? Quel regard rétrospectif a-t-il porté sur ses rencontres, ses prises de responsabilité, ses victoires et ses échecs ? Ce livre est la retranscription de ces entretiens. Un document inédit qui conserve les "blancs", et dans lequel on perçoit toute la malice de Georges Séguy, son sens de la formule, ses rires... Un témoignage rare d'une vie d'engagement.
Février 1934: un gamin de sept ans entame sa première grève pour obtenir la libération de son professeur, un responsable syndical qui a pris part aux manifestations antifascistes. Au risque de décevoir sa mère, très croyante, sa décision est déjà prise: plutôt la révolution que la communion! Mai 1968: secrétaire général de la CGT depuis moins d'un an, Georges Séguy négocie au ministère du Travail l'historique "constat de Grenelle" et recueille cette confidence étonnante de Pompidou: "Je préférerais être simple fonctionnaire d'un gouvernement communiste que Premier ministre d'une France dominée par les Américains." Entre ces deux dates, un itinéraire militant. Le soutien aux républicains espagnols "réfugiés" dans les camps du Sud-Ouest. L'activité clandestine, à quinze ans, au sein d'un atelier de la Résistance. La torture, en février 1944, dans les geôles de la Gestapo. La déportation au camp de Mauthausen, épisode qu'il n'avait jamais raconté ainsi. Mais aussi la guerre d'Algérie, le "coup" de 1958, l'élection de François Mitterrand et la disparition de l'URSS: autant d'événements dont Georges Séguy fut le témoin engagé. Autant de jalons, aussi, pour le "socialisme d'avenir" dont ce livre forme le v?u. Biographie: Né en 1927 à Toulouse, Georges Séguy, employé de la SNCF, adhère au parti communiste en 1942. Déporté à Mauthausen à 17 ans, secrétaire national des cheminots CGT à 22 ans, il est secrétaire général de la CGT de 1967 à 1982. Président d'honneur de l'Institut CGT d'histoire sociale, il est l'auteur de Le Mai de la CGT (Julliard, 1972), Lutter (Stock, 1975) et La Grève (L'Archipel, 1993).
Résumé : "Je m'appelais Joséphine, impératrice des Français. J'ai séduit un homme au pouvoir absolu, Napoléon. Grâce à lui, ma vie fut exceptionnelle, entre politique et intrigues, secrets et ambitions, conquêtes et gloire. Je suis devenue la Première dame d'Europe. Mais au prix de combien de souffrances, attaques, calomnies, désillusions, trahisons aussi ? J'ai certes protégé mes amis et les arts. J'ai bien sûr inspiré l'amour, me suis éblouie de plaisirs. J'ai recherché la tendresse et le parfum des roses, connu les larmes et le vertige, perdu des fortunes ; le tout sans regret. Mais cela, et le caché, le dissimulé aux yeux du monde, des Bonaparte, des Anglais, comment parvenir à l'exprimer ? Alors, j'ai écrit mon journal. Un texte intime où je dévoile tout, et même l'inconnu, l'inédit. En le lisant, peut-être un jour saura-t-on combien j'ai aidé, influencé, et surtout aimé". Nourrie de désirs et de sensualité, femme de lumière et d'ombres, l'impératrice Joséphine se raconte, sans pudeur. Moderne et libre.
Résumé : Dégustez ces authentiques brèves sucrées et salées recueillies par Clémence de Ségur lors de ses après-midi dans les salons de thé. Un livre délicieux, drôle et croustillant, enluminé par Wolinski.
Le néolibéralisme ne s'est jamais aussi bien porté. Dans une économie mondiale dérégulée, les inégalités explosent. Dans le même temps, les mouvements sociaux, éclatés sur plusieurs fronts, peinent à se réunir autour d'une lutte commune. Pourtant, les opposants à l'ordre néolibéral n'ont pas dit leur dernier mot. En silence, patiemment, ils ont façonné de nouveaux outils, pour mettre enfin un terme à l'impunité historique des multinationales. Parmi ces outils, le contentieux juridique : de grandes affaires judiciaires se sont multipliées au cours des dernières décennies, mettant en cause tour à tour Lafarge, Auchan, Vinci, BNP Paribas, Bolloré, Samsung, Total, Chevron... Et les premières condamnations ont été prononcées. Si discrètes qu'aient été ces victoires, elles constituent un renversement de perspective fondamental. Et si nous étions sur le point d'assister à une mise au pas des puissances économiques par la puissance du droit ? Autrement dit, à la mort prochaine du néolibéralisme ? Dès lors, comment faire pour ne pas manquer cette opportunité historique ?
Algérie, Soudan, Irak, Chili, Iran, Colombie, Liban, Hong Kong, France... Sous le ciel menaçant du dérèglement climatique, un vent de protestation s'est levé en divers endroits de la planète. Il a soulevé, sans parvenir à le déchirer, le voile de l'illusion du meilleur des mondes régi par le marché et habillé par une démocratie vidée de son sens. Une partie des habitants du globe s'est dressée contre la violence des pouvoirs et l'omnipotence de l'argent. L'aspiration à l'émancipation renaît. Plutôt que d'apparaître comme un ailleurs inaccessible retiré dans le jardin des rêves, l'utopie a retrouvé la vigueur qui avait conduit les insurgées du XIXe siècle à s'en emparer pour se libérer de leurs chaînes. Ce livre plaide pour que chacune d'entre nous se mette à l'écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d'Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd'hui, le visage d'une démocratie réelle et toujours inachevée.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Qui étaient les prêtres qui ont vécu le concile Vatican II ? Une enquête leur donne la parole et restitue leur parcours. Eclairant alors que l'Eglise catholique traverse une grave crise de crédibilité. On ne peut comprendre la société française de la seconde moitié du XXe siècle sans connaître ceux qui y ont joué un rôle non négligeable, les prêtres qui ont vécu Vatican II. Habités par cette conviction, des membres de la Conférence catholique des baptisés de France (CCBF) ont, durant plusieurs années, recueillis leurs paroles. Ce livre les restitue en les mettant en regard. Il retrace les itinéraires de prêtres qui ont passionnément voulu se rapprocher de tous, spécialement des " périphéries " chères au pape François. Souvent discrets sur eux-mêmes, ces hommes ont vécu la convocation en 1960 du Concile ? " l'événement le plus important du XXème siècle " selon De Gaulle ? comme une libération du carcan clérical dans lequel était enserrée leur existence. Ils livrent au fil des chapitres, ce qui a motivé leur vocation, leur vie au séminaire, leur traversée de Mai 68, leurs doutes et leurs passions pour un Evangile vécu en résonnance avec la vie des femmes et des hommes qu'ils côtoient. Ce tableau jette une lumière crue sur l'état de crise que traverse actuellement L'Eglise catholique. " Il faut ouvrir les fenêtres de L'Eglise " disait Jean XXIII en convoquant le Concile. 60 ans plus tard, ne faut-il pas renouveler ce geste ?