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Dialogue sur le Théétète de Platon
Séguy-Duclot Alain
BELIN
23,90 €
Épuisé
EAN :9782701145372
Le livre est consacré à l'un des grands dialogues de la maturité de Platon, qui la définition de la science. Séguy-Duclot s'y sépare des trois grandes traditions interprétatives du Théétète (néo-kantisme, phénoménologie et philosophie analytique) et prolonge les intuitions développées dans son étude du Parménide de Platon (Belin 1998). Il montre dans le Théétète, le débat de Socrate avec la pensée du sophiste Protagoras, ment négligé par les commentateurs, est en fait central: dans sa critique:ale de la métaphysique, la pensée de Protagoras, telle qu'elle est reconstituée par Platon, présente une parenté frappante avec la théorie de Nietzsche, ou celle de Deleuze, plus de 2000 ans plus tard. Cet ouvrage consacré à un dialogue philosophique prend lui-même la forme d'un dialogue, une forme qui permet à l'auteur de confronter constamment ses choix d'interprétation aux possibilités autres ou même contraires Biographie: Alain Séguy-Duclot, maître de conférences en philosophie à l'université de Tours, a publié plusieurs études sur Platon, dont Le Parménide de Platon (Belin, 1998).:Il est également l'auteur de Définir l'art (1998) et Penser la vie (2004)
Descartes n'invente pas le primat du sujet humain ? déjà affirmée dans "l'humain mesure de toutes choses" de Protagoras ; il n'est pas non plus le premier à mettre au premier rang la rationalité ? l'ontologie mathématique de Pythagore le précède en cela. Son originalité est de les poser ensemble. L'objet de ce livre est de comprendre comment Descartes s'y est pris pour tenter d'accorder ces deux positions théoriques adverses, et pour quelles raisons. Nous ferons alors ce constat : Descartes est moins le fondateur du rationalisme que celui qui fait entrer le rationalisme dans une crise profonde, caractéristique de la pensée moderne.
En s'appuyant sur les Recherches philosophiques (1953) de Wittgenstein, Morris Weitz entend démontrer en 1956 l'impossibilité de toute définition de l'art. Après l'examen de la théorie de Weitz, ce livre étudie quatre théories de l'art appartenant à la tradition dite "analytique" qui ont tenté, avec plus ou moins de radicalité, de contourner cet interdit wittgensteinien et ont eu une grande influence sur la philosophe contemporaine de l'art : la théorie institutionnaliste de George Dickie (1973), la théorie réelle d'Arthur Danto (1964), la théorie typale de Richard Wollheim (1968) et la théorie symptomale de Nelson Goodman (1977). L'analyse de ces quatre théories, ainsi que des difficultés qu'elles rencontrent, a pour but de nous mettre sur la voie d'une nouvelle philosophie de l'art.
Comment évaluer objectivement les oeuvres (ce qui est nécessaire pour sélectionner les oeuvres dignes d'entrer dans un musée) alors que toute évaluation esthétique est subjective ? Et comment articuler la dimension technique de la création avec à la fois la liberté créatrice et l'irrationalité de l'inspiration ? La destruction des Bouddhas de Bâmiyân (Afghanistan) en 2001 ou, plus récemment, l'attaque en 2015 des collections du musée de Mossoul viennent nous rappeler la fragilité de l'art face à la violence du réel et la rareté des grandes oeuvres. Plus que jamais, il est crucial de penser la distinction entre l'art et le grand art, entre l'art et le non-art ? en bref, de définir l'art. Alain Séguy-Duclot propose ici une nouvelle définition de l'art, en tenant compte du défi de Duchamp, et en élargit le concept : la haute couture, la composition des jardins, la création des parfums ou encore la cuisine sont pour lui des productions artistiques à part entière. Son analyse ne le conduit pas ainsi à revenir à une théorie traditionnelle de la beauté et de la création. Il y a une vérité du relativisme qui s'est déployée au cours du xxe siècle au sein même de la science, que ce soit en physique ou dans les mathématiques : la remise en cause relativiste est à la fois légitime et féconde. Mais, de même que le relativisme en science n'est pas le scepticisme, de même le relativisme en art n'est pas le nihilisme.
Résumé : Ce livre est le fruit de dix ans de travail. Il repose sur un contact direct avec les productions scientifiques, notamment en théorie des probabilités, physique statistique, thermodynamique, physique relativiste et physique quantique. Bien qu?il y soit essentiellement question de physique, il n?est pas réductible à un ouvrage d?épistémologie de la physique : sa problématique s?inscrit en effet dans une interrogation philosophique plus large, au c?ur de laquelle se trouve le concept d?information. Comprendre que la communication en général, dont le langage humain n?est qu?une espèce remarquable, repose sur la notion mathématique d?information ? définie par Shannon en 1948 de façon statistique indépendamment du sens ? conduit à mettre au premier plan de l?interrogation philosophique non plus la notion de sens mais celle d?information. Ce renversement théorique a conduit dans les années 1950 à l?édification, sous l?impulsion de Norbert Wiener, d?un nouveau modèle général pluridisciplinaire de la connaissance, sous le primat du concept d?information. Or, ce modèle ? que l?on peut appeler le " paradigme informationnel classique ", et qui constitue l?une des sources principales du structuralisme par la médiation de Roman Jakobson ? est considéré désormais comme un échec. Ce livre met au jour deux raisons principales à cet échec : le paradigme informationnel classique était réductionniste, d?une part, et d?autre part, il n?était pas assez général. Pour lever ces obstacles théoriques et élaborer un nouveau paradigme informationnel, deux tâches théoriques sont entreprises : 1. Surmonter ce réductionnisme. Pour ce faire, on analyse le sens pluriel du probabilisme en physique et on étudie l?entrelacement complexe entre aléatoire et déterminisme, en sorte de délivrer les notions d?incertitude, de désordre, de complexité et d?émergence de leur confusion native, laquelle interdit de construire une théorie non réductionniste véritablement opérationnelle. 2. Opérer une généralisation de la théorie de l?information, à partir non plus de la théorie de l?information classique au sens de Shannon (qui repose sur l?opposition binaire du 0 et du 1), comme dans les années 1950, mais de la toute nouvelle théorie de l?information quantique, développée à la suite des intuitions de Feynman ? ce qui suppose une analyse de la théorie quantique. La théorie de l?information quantique constitue actuellement la théorie de l?information la plus générale que l?on puisse penser : elle engage non seulement toutes les valeurs intermédiaires entre 0 et 1 (comme c?est déjà le cas dans la logique floue de Zadeh), mais également des nombres complexes, dont la représentation spatiale engage non plus, comme les nombres réels, une dimension mais deux. Le but de cet ouvrage est d?ouvrir sur un nouveau modèle relativiste et transdisciplinaire de la connaissance, engageant, par-delà l?opposition du rationalisme au scepticisme, une nouvelle rationalité non-linéaire et pragmatique, qui permette de penser l?émergence non de l?être, dans son absoluité, mais de la réalité objective, dans sa pluralité, sa relativité et son hétérogénéité irréductibles.
Juillet 1940. Vichy, ville d'eaux et de villégiature, devient capitale de l'Etat français. Les somptueux palais se muent en bureaux du nouveau gouvernement et le Maréchal s'installe dans le luxueux Hôtel du Parc. Durant quatre années de guerre, les Vichyssois observent et attendent. Habitués à être au service de leurs hôtes, ils ne prennent que rarement position. Après la guerre, les récits se superposent, se complètent, et se contredisent parfois. Les commémorations se multiplient. La ville semble stigmatisée mais l'ostracisme est limité : le tourisme thermal connaît un regain fulgurant et la guerre n'est plus qu'un mauvais souvenir qu'il faut oublier ou, tout du moins, taire. Vichy reste à ce jour un non-lieu de mémoire et une anomalie dans le paysage mémoriel français de la Seconde Guerre mondiale. Audrey Mallet retrace toute l'histoire de cette capitale sans mémoire.
Steyer Jean-Sébastien ; Lehoucq Roland ; Mangin Lo
Il manquait une clef essentielle pour comprendre le monde de Tolkien : la science. On connaissait le formidable écrivain, créateur de mondes, inventeur de langues, on découvre le botaniste, le paléontologue, le géologue, le passionné d'archéologie et de chimie. En autodidacte des sciences, Tolkien a beaucoup observé et s'est posé mille et une questions sur la faune, la flore, les courants marins, les volcans. Voilà ce qui rend si crédibles ses univers imaginaires et ses créatures. 38 experts (archéologue, astrophysicien, philosophe, paléontologue, économiste, psychanalyste, volcanologue, botaniste, chimiste, médecin...) ont passé au tamis les nombreux romans, poésies et correspondances de Tolkien pour en dévoiler les racines scientifiques. Chaque chapitre est ainsi l'objet d'une découverte : le sens caché de l'Anneau qui corrompt, pourquoi les Hobbits ont de grands pieds, l'origine du peuple des Nains, les animaux qui ont inspiré ses dragons, un Ent est-il possible... Illustré par de superbes dessins inédits d'Arnaud Rafaelian, ce livre destiné aux fans de Tolkien, aux amoureux des sciences, et aux autres éclaire d'une lumière inédite cette oeuvre monde.
Quelle que soit la civilisation à laquelle il appartient - celte, aborigène, grecque, égyptienne, arabe, chinoise, maya, etc. -, l'être humain cherche dans le ciel des réponses aux questions qu'il se pose sur son origine, son avenir et sa finalité. Ainsi, l'astronomie a commencé à travers les mythes célestes imaginés par les Anciens pour expliquer l'ordre du monde, et la place qu'ils y occupaient. Dans ce livre, l'auteur mène une passionnante enquête à travers le monde sur les astronomies anciennes, de Stonehenge à Gizeh en passant par Pékin et Mexico, en se fondant sur l'étude des monuments et des sources écrites encore accessibles. Les savoirs astronomiques passés étaient loin d'être négligeables, et certainement pas limités aux seuls travaux des Grecs. Les tablettes mésopotamiennes, les annales chinoises et les chroniques médiévales sont en outre d'une singulière utilité pour les astronomes modernes : comment sinon remonter aux variations de la durée du jour au cours des siècles, ou percer la nature de l'explosion qui a frappé tant d'observateurs en 1054 ? Ce livre offre ainsi un voyage magnifiquement illustré à travers les âges, entre astronomie et archéologie. Avec passion, l'auteur raconte les toutes dernières avancées et les découvertes récentes du domaine. Angkor Vat, Pétra, l'Ile de Pâques, les lignes de Nazca, le Machu Picchu ... ces monuments mythiques et leur contenu astronomique n'auront plus de secrets pour vous ! Une première édition de cet ouvrage a été publiée en 2009 sous le titre L'astronomie des anciens (prix Jean Rostand 2009).
Résumé : Futile ou lourde de sens, aimée ou décriée, la mode vestimentaire marque les esprits, transforme les corps, suscite le désir, dicte les choix économiques et culturels. Outil de séduction et marqueur social, la parure est le lieu des consommations les moins raisonnées. Du port de la ceinture à Athènes aux accessoires de luxe, de la sandale antique à la chaussure médiévale, de la garde robe de Catherine d'Aragon à l'utopie esthétique nazie, Audrey Millet propose une histoire globale de la mode, entre enjeux économiques, esthétiques sociaux ou culturels. Loin de la seule description, cette histoire de la mode et du luxe explique pour quelles raisons l'habillement, adulé ou décrié, neuf ou de seconde main, occupe une place aussi importante dans les imaginaires.