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L'éducation de l'écolier sourd, histoire d'une orthopédie
Séguillon Didier
PARIS OUEST
22,00 €
Épuisé
EAN :9782840162711
Depuis la fin du XVIIIe siècle, le devenir des enfants sourds est apparu comme un enjeu de société. Il s'est agi d'instaurer une véritable "orthopédie", au sens que Nicolas Audry donne à ce mot dès 1741, soit "l'art de prévenir et de corriger, dans les enfants, les difformités du corps". Désinvestir les gestes pour mieux investir la voix : pendant près d'un siècle, les techniques de démutisation occupent une place envahissante dans l'emploi du temps de l'écolier sourd. Cette orthopédie que nous avons qualifiée "d'oraliste" appliquée dans les Institutions de Paris et de Bordeaux à partir des années 1820, connaît son apogée au début du XXe siècle. Interroger l'histoire de l'éducation des enfants sourds, c'est mettre en évidence la farouche volonté de notre société de faire de la personne sourde une personne entendante. C'est aussi montrer que cette histoire épouse celle de la Langue des Signes Française (LSF) et sa résilience. C'est enfin découvrir qu'au regard de l'histoire du corps du jeune sourd, le sport scolaire silencieux est devenu le porte-drapeau d'une recherche d'une réduction du désavantage social. Le sport silencieux se présente alors comme un contre-modèle à l'infirmité, à l'image de malade ou de dégénéré dont le jeune sourd fut affublé.
Résumé : Je m'appelle Benjamin Séguillon. J'ai quarante-cinq ans. Je suis marié à une jeune femme magnifique. J'ai trois beaux enfants. Je travaille dans la publicité depuis deux décennies. Je suis en passe de devenir millionnaire. Cette vie souriante s'apprête à basculer. Ou peut-être a-t-elle basculé depuis longtemps ? Depuis mon enfance ? Depuis l'année 1977. Ce basculement c'est un cancer des cordes vocales diagnostiqué chez le narrateur alors qu'il est dans l'essor et la réussite de sa vie. Mais cette maladie est l'occasion de remonter vers la genèse d'un secret de famille douloureux et trop enfoui. Quelque chose qui ne passe pas. Que le temps ne peut digérer et effacer. Retour dans les années 1970 où le narrateur convoque une vie de famille qui n'est pas un long fleuve tranquille où il contractera une méfiance indéfectible contre le monde adulte. La raison : il a été victime de sévices de la part de son oncle paternel. La famille en sera informée mais le drame étouffé par goût des convenances et de la respectabilité. A partir de là, la vie du narrateur n'aura d'autres ambitions que de s'afficher " contre " le monde adulte. Jeunesse chaotique, nihilisme, existence bringuebalée entre France et Afrique du Sud mais intelligence supérieure de la vie. Il faut vivre en quatrième vitesse pour chasser les vieux démons. Benjamin Séguillon a en lui le génie des affaires. Il se fait remarquer dans une société de télémarketing où il apprend à être un menteur professionnel puis travaille dans une entreprise de vente par correspondance et enfin devient l'associé d'une société de conseil numérique, start-up qui lui garantit la fortune. Succès, fêtes, alcools, euphorie, dépression, rien ne peut apaiser sa colère : Je voulais mourir, mon corps a répondu à l'appel?Aujourd'hui je me retrouve dans la grotte de mes cauchemars.
Résumé : Mon combat contre la boulimie, je l'ai mené seule. Seule et néanmoins entourée : par ma psy, par mes proches, par l'affection des dizaines de milliers d'inconnues et d'inconnus qui me suivent sur les réseaux sociaux. Se sentir aidée, encouragée, portée par la confiance, la fidélité des gens que l'on aime et que l'on estime, c'est une chance qui n'a pas de prix. Si précieux soit-il, cet accompagnement de tous les instants s'arrête là où commence le vrai travail, le travail sur soi. La solution, c'était à moi, et à moi seule, d'aller la chercher dans le labyrinthe de ma vie, au risque de raviver des plaies anciennes, de réveiller les fantômes du passé pour, enfin, oser les regarder en face et les affronter. Un récit pudique et sincère sur un sujet qui ne devrait plus être un tabou.
Résumé : Huit nouvelles qui décrivent notre époque, vue dans la rue, dans la tête, dans le coeur, dans la vie. Huit nouvelles qui nous emmènent au plus près observer avec curiosité et affection notre existence de héros du quotidien. On se laisse prendre par cette gourmandise avec laquelle Claude Sérillon observe ses personnages, comment il décrit le foisonnement de leur pensée, ce bavardage permanent et incroyable qui les motive, cette belle vitalité dont ils font preuve en dépit des situations dans lesquelles ils se sont chacun laissé emporter. Aucun cynisme, aucune moquerie ou méchanceté de la part de l'auteur, à la rigueur ce gout léger de l'ironie qui fait écho à notre propre instinct, que masque cependant une gigantesque soif d'amour de l'auteur pour le genre humain. Au fond, ce que recherche Claude Sérillon dans ses sujets n'est pas tant le plus trivial que le plus fragile, voire le plus honorable, le plus digne. En suivant ainsi chaque personnage au fil de ses idées et de ses discours, au gré de ses décisions et de ses doutes, le lecteur est happé par un style d'une remarquable vigueur, à la fois précis et déterminé, sans cesse en mouvement. Les phrases et les situations se succèdent, et le livre se referme comme on finit de suivre l'actualité. Pas celle du monde mais la nôtre. Claude Sérillon est journaliste. De la presse écrite d'abord, de la télévision ensuite, puis à nouveau de l'écrit. L'écriture de plusieurs romans, essais, dictionnaires, nouvelles et poèmes est un autre versant de son activité, juste complément de son rôle d'observateur de l'actualité, mais aussi de l'imaginaire, de la fiction... et de sa curiosité personnelle.
Une opportunité saisie au vol, une réponse à une petite annonce, et Antoine fait ses premiers pas dans le monde des médias. Entre radio et presse écrite, reportages et interviews de célébrités, il découvre avec plaisir ce monde qui lui est inconnu. Grand passionné de la mer, initié très tôt à la navigation, il réussit progressivement à se faire une petite place dans le journalisme sportif, jusqu'à atteindre le sommet en intégrant "L'Equipe". Là, sa mission est simple : s'occuper de "tout ce qui flotte sur l'eau salée. ". . Dans cette autobiographie passionnante, Antoine Le Séguillon revient sur son incroyable parcours professionnel, proposant un florilège d'anecdotes aussi drôles que fascinantes sur ses aventures maritimes et journalistiques.
Artémidore n’est pas un philosophe, mais il s’occupe d’une question, la mantique, qui n’était pas étrangère aux philosophes de l’Antiquité. La divination par les songes ou toute autre divination fait partie des préoccupations des philosophes et particulièrement de la philosophie dominante sous l’Empire, le stoïcisme, ou même d’adversaires de la divination comme les Epicuriens. L’arrière-plan quasi idéologique de la sympathie universelle qui régit non seulement la pratique onirocritique telle que l’entend Artémidore, mais aussi bien un autre type de mantique, la divination par l’astrologie, ne saurait conduire à qualifier notre auteur de stoïcien. Les rêves, dans toutes les cultures, et depuis la plus haute Antiquité, ont de multiples usages, qui dépendent du sens qu’on leur donne. Leur interprétation est souvent considérée comme l’une des formes de la divination. Elle est attestée par les textes littéraires et a fait naître une littérature technique riche d’enseignements sur la société de l’époque et son imaginaire. Il ne s’agit donc pas seulement d’une constante psychologique, mais aussi de traditions culturelles multiples, qui ont chacune leur propre histoire et entrent à de nombreuses reprises en contact les unes avec les autres.
Jibokji Joséphine ; Maître Barbara le ; Pernac Nat
Architectures grandioses, expositions médiatisées à outrance et instituées en rituels saisonniers, le musée est aujourd'hui investi d'une attractivité touristique et d'une charge patrimoniale, politique, symbolique sans précédent. Ce qui s'y monnaye est-il cette "monnaie de l'absolu" dont André Malraux célébra l'universalité? L'interrogation court tout au long de cet ouvrage qui choisit le prisme du cinéma de fiction pour revisiter le musée, dans ses missions et mythologies traditionnelles mais aussi dans ses coulisses et sa violence. Au final, les intrigues muséales tramées entre autres par Michael Curtiz, Tsai Ming-liang, Jean-Luc Godard, les frères Quay, Sanjay Gadhvi, Marco Bellocchio ou Charles Crichton sondent notre rapport fétichiste à l'oeuvre d'art et notre regard sur le patrimoine. A travers des analyses subtiles et décapantes, muséologues, historiens de l'art et du cinéma nouent un dialogue qui atteste la puissance discursive de la fiction. Il en naît aussi une éclatante relance théorique sur les fonctions du musée, sur les valeurs qui s'y transmettent, s'y échangent, s'y révisent et s'y réinventent.
Présentation de l'éditeur Empereur épris de philosophie et païen militant, Julien (331-363) est l'auteur d'une oeuvre abondante et variée, aussi passionnante que son existence romanesque. Il était tentant de suivre les traces de ses écrits (lettres, discours, lois, spéculations philosophiques ou théologiques, ouvrages polémiques, confidences autobiographiques) chez les lettrés de la fin de l'Antiquité. Qu'ils soient philosophes, historiens, rhéteurs, qu'ils soient païens ou chrétiens, ils furent nombreux à faire appel à des formules, des concepts et des textes de Julien. On croisera donc ici non seulement les grands écrivains de l'époque (Libanios, Ammien Marcellin, Grégoire de Nazianze, Jean Chrysostome) mais aussi des auteurs moins connus (Saloustios, Sozomène, Philostorge, et bien d'autres). Tous ont fait preuve d'une remarquable inventivité littéraire, mêlant ironie, citations détournées, subtil double langage. C'est cette scène intellectuelle dominée par la dernière grande polémique entre christianisme et paganisme - un véritable "choc des cultures" - que reconstitue cette étude philologique qui apporte un éclairage nouveau sur l'histoire de l'Antiquité tardive.
Nous vivons immergés dans la publicité: publicité dans nos journaux, publicité quand nous ouvrons la radio, publicité à la télévision, parfois tellement envahissante qu'elle coupe, ne devrait-on pas dire, parfois, pollue, les émissions que nous suivons. Depuis un peu plus de dix ans et les progrès d'Internet, elle a trouvé et conquis un nouveau support, et l'on ne peut pas aller sur la toile sans être invité à acheter le meilleur parfum, le dernier modèle de la meilleure marque d'automobiles ou une place sur la croisière qui vous mènera au Soleil de Minuit. Ce livre n'est ni une justification ni une dénonciation de la publicité. C'est un livre d'histoire qui cherche à observer, comprendre et expliquer comment elle a conquis, dans notre pays, la place qu'elle occupe aujourd'hui. Car cette histoire, l'histoire de ses progrès, des difficultés, des obstacles et des oppositions qui les ont entravés, est à peine entreprise, à la différence de l'Angleterre et plus encore des Etats-Unis. Cet ouvrage réuni un ensemble d'articles, parus depuis une quinzaine d'années, qui sont parmi les premiers à avoir été consacrés à l'histoire de la publicité en France.