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La mission de l'entreprise responsable. Principes et normes de gestion
Segrestin Blanche ; Levillain Kevin
ECOLE DES MINES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782356715289
Qu'est-ce qu'une entreprise responsable au XXIe siècle ? Peut-on accepter que sa stratégie génère des déséquilibres sociaux ou environnementaux ? Peut-elle être tenue de mettre sa capacité d'innovation au service du développement durable ? Ce livre part d'un constat désormais imparable : la puissance créatrice de l'entreprise transforme le monde qui l'accueille. Cette puissance est à la fois indispensable pour répondre aux défis contemporains mais aussi potentiellement dangereuse. Or, face à cette puissance, les mécanismes de responsabilité de l'entreprise ont atteint leurs limites : l'Etat ne peut canaliser les capacités d'innovation des entreprises, ni innover à leur place ; et les initiatives volontaires de Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) montrent leurs limites. Ce livre propose une nouvelle approche de la mission des entreprises pour sortir de cette impasse et proposer de nouveaux schémas de responsabilité de l'entreprise. En revenant sur la conception originelle de la " bonne gestion ", la théorie de l'entreprise et sur l'histoire du droit des sociétés, il montre que la formulation d'une " mission ", librement définie par l'entreprise et inscrite dans ses statuts, favorise, dans et hors de l'entreprise, un engagement collectif et une réelle solidarité dans la construction de futurs inconnus et désirables. Cet ouvrage est issu des travaux des chercheurs de Mines ParisTech et du Collège des Bernardins, qui ont notamment inspiré la récente loi sur l'objet social de l'entreprise et le mouvement des " entreprises à mission ".
Depuis quelques années, les coopérations interentreprises sont perçues comme de puissants vecteurs de développement et d'innovation. Or, l'instabilité avérée de ces coopérations montre que celles-ci sont un défi pour les gestionnaires, tant au niveau pratique que sur le plan théorique. Ce livre met en évidence l'enjeu qu'il y a à reconnaître une forme particulière de partenariats interentreprises, que l'auteur qualifie de partenariats d'exploration, et qui prend place malgré l'incertitude sur les objectifs communs. A partir de plusieurs recherches empiriques, la spécificité de tels partenariats est analysée : les acteurs coopèrent pour partir en reconnaissance de nouveaux champs d'action et pour susciter de nouvelles opportunités. Piloter l'exploration collective suppose alors de gérer simultanément la coordination entre les acteurs, mais aussi la cohésion au sein du collectif d'action, c'est-à-dire les conditions d'adhésion qui permettent d'engager l'action. L'auteur suggère des instruments concrets pour piloter les partenariats d'exploration et plus généralement les trajectoires de coopération. En suggérant notamment l'opportunité d'un " contrat spécial d'exploration ", l'ouvrage a également de fortes répercussions sur les relations entre droit et gestion de l'innovation. Il relie ainsi, par le biais d'un travail théorique inédit, l'étude des activités de conception innovante et celle des réseaux de coopération interentreprises.
Pourquoi et comment relire Henri Fayol aujourd'hui ? Pour la première fois, cet ouvrage réunit Le Traité et La Notice. Ces deux textes s'éclairent mutuellement et donnent à l'oeuvre de Fayol une actualité inattendue. Le Traité d'Administration industrielle et générale, publié en 1916, dans un Bulletin de la Société de l'Industrie Minérale, puis chez Dunod en 1917, a installé Henri Fayol, comme l'un des précurseurs des sciences de Gestion. La Notice des travaux scientifiques et techniques de M. Henri Fayol, qu'il publie en 1918, a probablement été préparée pour l'Académie des sciences : elle décrit sa carrière ainsi que ses travaux industriels et scientifiques. Sa doctrine administrative y apparaît inséparable du développement des sciences, qui façonne une nouvelle représentation du futur et impose de nouveaux devoirs aux dirigeants. Le croisement de ces deux textes est l'une des voies du renouveau des études fayoliennes. Les deux textes, enchainés pendant la Guerre et, les deux, fruits d'une expérience murie dans les décennies précédentes, se complètent mutuellement. On connait mieux le Fayol dirigeant en découvrant le Fayol savant et innovateur. On comprend mieux l'originalité de ses concepts administratifs à la lumière de son parcours de dirigeant et de savant. Loin de figer une entreprise ou une administration dans un carcan procédural et bureaucratique - comme on l'a trop souvent cru - les principes fayoliens constituent un moyen privilégié pour affronter un environnement technique et concurrentiel "avec une grande part d'inconnu". Ils instaurent la "prévoyance", le "perfectionnement" - aujourd'hui, la recherche et l'innovation - ainsi que "l'union du personnel" comme des responsabilités majeures du dirigeant. Se dévoile ainsi la modernité du message fayolien, qui s'adresse autant à l'entreprise qu'à l'Etat : la bonne gestion doit se poser comme objectif de tenir ensemble l'innovation et la responsabilité sociale. Fayol aimait dire "nous réparons le passé et préparons l'avenir". A l'heure où la loi redéfinit la responsabilité des entreprises, où il faut préparer des transitions difficiles, les Presses des Mines ont voulu par l'édition conjointe du Traité et de la Notice, souligner l'actualité de la théorie administrative fayolienne. Introductions critiques : Armand Hatchuel et Blanche Segrestin : "Relire Fayol, à l'heure de l'entreprise responsable". Marco Bertilorenzi et Jean-Philippe Passaqui : "Entreprise et société : aux origines de l'oeuvre de Fayol".
Dans l'économie de grand vent où nous nous trouvons, le management est devenu un art du mouvement. Il en résulte un immense appel d'air en faveur des idées nouvelles, et un marché proliférant de méthodes et d'outils sur lequel se bousculent experts, "gourous", consultants, universitaires, éditeurs de logiciels, magazines... Partout - dans l'industrie, les sociétés de service, les entreprises publiques -, ce sont autant de chantiers ouverts pour les cadres et les dirigeants, de décisions d'investissement potentielles, d'expériences à animer et à évaluer. Comment prendre ses marques dans le maquis de l'innovation managériale? Tel est l'objet de ce livre, oeuvre d'un sociologue qui, au terme de longues enquêtes, rend ici témoignage de ce qu'un regard profane peut retenir de ce tohu-bohu. Soucieux de prendre le changement au sérieux, l'auteur retient sept innovations emblématiques. Il les évalue une par une, mettant en regard la nature du projet, les outils qui l'accompagnent, les conditions de son appropriation sur le terrain. Le diagnostic présenté en introduction réserve des surprises. Toutes les innovations ne se valent pas. Il est de grandes idées qui accouchent de révolutions modestes, faute d'outils à leur mesure. D'autres peinent à se protéger de la frénésie technique. Celles qui tolèrent les déformations de l'action s'en tirent mieux: elles deviennent de bons foyers d'apprentissage. Il en découle des voies pour l'action: les innovations bien équipées requièrent des managers qu'ils leur confèrent du sens: elles appellent le débat. Celles qui souffrent d'outils abusifs ou défaillants méritent plus d'investissements. Elles réclament du travail et du temps. Outre les étudiants en sciences sociales, ce livre s'adresse à celles et ceux qui vivent les changements de l'entreprise au quotidien. Il intéressera aussi ceux qui - tels les élèves-ingénieurs - découvrent le monde du travail et s'y préparent. Tous y trouveront une réflexion détachée des modes, des remèdes miracles et des urgences de l'action. Biographie de l'auteur Denis Segrestin est sociologue, professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Paris. Il est membre du Centre de sociologie des organisations (Sciences Po et CNRS).
Comment penser le gouvernement de l'entreprise au XXIe siècle ? Cette question s'est posée de manière récurrente au XXe siècle pour concilier développement économique et intérêt collectif. Mais le changement climatique et la transformation de la finance imposent de la reprendre sous un angle neuf. Car les entreprises, qui sont les auteurs des déséquilibres les plus graves, sont aussi devenues des acteurs critiques dans la recherche de solutions aux défis sociaux et environnementaux contemporains. Le présent ouvrage propose que soient enfin formulées des normes pour le gouvernement de l'entreprise qui ne se réduisent plus aux normes actuelles du droit des sociétés commerciales. Car l'entreprise ne se réduit pas à la société : elle est un dispositif de création collective qui, par sa faculté à transformer le monde, est un acteur politique très singulier. Résumant les conclusions du programme de recherche interdisciplinaire mené au Collège des Bernardins depuis 2009, cet ouvrage pose des jalons novateurs pour réouvrir le débat sur le gouvernement de l'entreprise et pour élaborer un véritable droit de l'entreprise.
Andréa-Novel Brigitte d' ; Fabre Benoît ; Jouvelot
Brigitte d'Andréa-Novel, professeur d'automatique à MINES ParisTech, a coordonné cet ouvrage. Il est le fruit de l'expérience du cours intitulé "Acoustique, Informatique, MusiquE" qu'elle a créé pour les élèves ingénieurs de troisième année du cycle ingénieurs civils. Son objectif est de présenter un très large panorama des outils scientifiques dédiés à la musique : liens entre mathématiques, harmonie et composition, méthodes de traitement du signal pour l'analyse et la synthèse des sons musicaux, méthodes d'automatique pour le contrôle d'instruments réels ou virtuels modélisés par les lois de l'acoustique, outils logiciels et matériel, notamment associés à la norme MIDI. De nombreux exemples et travaux pratiques sont proposés pour illustrer l'ensemble des notions présentées, ainsi qu'un CD-audio contenant des réalisations de synthèse sonore et des extraits musicaux. Le contenu de l'ouvrage dépasse largement le cadre du cours. Il intéressera scientifiques et musiciens qui pourront découvrir la musique comme une discipline à la croisée de nombreux chemins et dont les multiples aspects peuvent être analysés selon une démarche scientifique.
4e de couverture : En 2008, alors que Frédéric et Julien Lippi viennent de reprendre les rênes de l'entreprise familiale de fabrication de clôtures, celle-ci est frappée de plein fouet par la crise. Les deux frères comprennent qu'ils devront revoir de fond en comble son modèle économique et managérial s'ils veulent tenter de lui assurer un avenir. La transformation qu'ils initient va toucher tous les aspects de l'entreprise.En une quinzaine d'années, celle-ci a non seulement changé de dirigeants, mais ils ont réorganisé les ateliers, numérisé la gestion, révolutionné le management, défini une nouvelle stratégie, réinventé la marque, construit une nouvelle offre, donné un nouveau souffle aux commerciaux et créé un réseau de concessionnaires. Et cet effort semble payer : après avoir perdu de l'argent entre 2012 et 2017, puis avoir commencé à en gagner en 2018, l'entreprise s'est totalement désendettée et elle enregistre, au premier trimestre 2019, une croissance de son chiffre d'affaires de 21% par rapport à celui du premier trimestre 2018.L'ampleur de la métamorphose est telle, que ce livre pourrait s'apparenter à un manuel de management, à une différence près : l'humilité des deux dirigeants. Frédéric et Julien Lippi ne dissimulent aucun des obstacles, conflits, doutes auxquels ils ont été confrontés, et minimisent leur rôle par rapport à celui joué par l'ensemble des salariés dans la transformation de l'entreprise. Ce livre est le fruit de 65 heures d'entretiens menés par Elisabeth Bourguinat avec une trentaine d'interlocuteurs : les dirigeants de Lippi, mais également des salariés travaillant dans différents services de l'entreprise, ainsi que des consultants qui les ont accompagnés tout au long de la transformation.La sincérité des témoignages recueillis confère à cet ouvrage à la fois une grande singularité au sein de la littérature managériale et une authenticité qui le rend riche d'enseignements.
Weil Thierry ; Dubey Anne-Sophie ; Senard Jean-Dom
L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes d'organisation. Il existe cependant des manières très diverses de rompre avec les organisations hiérarchiques traditionnelles. Certaines peuvent susciter l'enthousiasme et conduire les salariés à se dépasser, individuellement et collectivement. D'autres peuvent être anxiogènes, lorsque les objectifs sont contradictoires ou lorsque l'individu se trouve investi d'une responsabilité sans avoir les ressources nécessaires pour y faire face. D'autres, enfin, peuvent même être hypocrites ou oppressantes. La littérature la plus visible sur ces nouvelles formes d'organisation accorde une attention très limitée au "comment faire ? " : comment développer et pérenniser l'autonomie ? Quelles sont les étapes et l'instrumentation utilisée ? Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les surmonter ? Cet ouvrage repose sur une enquête approfondie dans une dizaine d'organisations très diverses par leur taille et leur nature. Il analyse la multiplicité des pratiques, et identifie des points de vigilance pour les dirigeants qui souhaitent lancer une démarche d'autonomisation de leurs collaborateurs.
Contrairement aux discours enchantés célébrant la diversité culturelle et linguistique, les langues et cultures du monde sont en constante régression. Lors de la construction des Etats-Nations, les gouvernements ont généralement considéré la palette des langues comme un obstacle, voire une menace à l'unité politique de leur pays, les interdisant ou au mieux les confinant dans la sphère privée. Quant à la mondialisation des échanges économiques ou culturels, notamment via les médias et réseaux numériques, elle a considérablement favorisé l'usage de 2 ou 3 langues internationales. Ces processus ont largement contribué à la minorisation des langues et des peuples qui les pratiquent, avec la normalisation linguistique dans les secteurs de l'éducation, de l'administration, des médias, de la justice et du commerce, souvent aussi avec la relégation ou la spoliation territoriale. Pourtant, jamais la conscience que les langues du monde constituent un richesse culturelle essentielle n'a été aussi vive tant avec l'UNESCO ou l'OIT (Organisation Internationale du Travail), ou le Conseil de l'Europe qui ont produit une série de textes et directives touchant les droits linguistiques, culturels et territoriaux des groupes minorisés. L'ouvrage "Cultures de résistance, peuples et langues minorisés " entend interroger la façon dont les Etats traitent, au sein de leur territoire national, les langues et cultures minorisées, ainsi que les modes de résistance déployés par ces peuples pour défendre leurs droits, faire reconnaître leurs idiosyncrasies et accéder à la pleine citoyenneté. Trente chercheur.e.s issu.e.s d'une quinzaine de pays du monde et d'horizons disciplinaires différents éclairent le débat avec des réponses variées, oscillant entre prises de position politiques fortes illustrant un autre rapport au monde, récits de mobilisations et mouvements de protestation contre la domination ou les discriminations, panoramas historiques de luttes ou encore expérimentations éducatives, cinématographiques ou littéraires permettant de revitaliser langues et cultures.