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La réaction philosémite ou la trahison des clercs
Segré Ivan
NOUVELLES LIGNE
20,30 €
Épuisé
EAN :9782355260285
Au croisement de la philosophie, de la sociologie et de la politique, "La Réaction philosémite" est l'analyse d'une modalité contemporaine du discours réactionnaire français. Après les attentats du 11 septembre 2001, est apparu en France et en Europe un courant idéologique renouant explicitement avec le mot d'ordre d'une "défense de l'Occident" tel que l'extrême droite avait pu en élaborer le contenu et la forme dans l'entre-deux-guerres, affirmant alors sa parenté idéologique avec le fascisme italien et l'antisémitisme allemand. La particularité de cet avatar contemporain, c'est, d'une part, qu'il se présente comme une "défense de la démocratie" contre le "totalitarisme" (communiste ou islamique) et, d'autre part, qu'il s'organise, chez certains idéologues français ici étudiés, autour des deux mots d'ordre que sont "la défense du sionisme" et la "lutte contre l'antisémitisme". Ivan Segré démontre que, par-delà ce rhabillage rhétorique, le contenu idéologique demeure pour l'essentiel inchangé, constituant l'invariant d'un discours qu'il convient précisément de qualifier de réactionnaire, en ce sens qu'il ne repose sur aucun contenu de pensée, sinon la peur, notamment du "musulman", du "progressiste" ou des "jeunes" des quartiers populaires. Mais y rôde également, sous-jacente, et plus fondamentale peut-être, une hostilité au philosophe, au penseur en tant que tel, et au peuple juif, en tant que l'un et l'autre affirment, contre la vacuité narcissique des valets d'Empire, la positivité joyeuse de leur être-là. r.
Résumé : D'abord centrée sur l'économie, l'Union européenne aborde en 1996-1999 l'étape décisive de la " volonté politique " dont la monnaie, la politique étrangère, la défense et la sécurité intérieure cristallisent toutes les urgences. Le plus difficile reste à réaliser : passer d'un marché à une identité. L'Europe a-t-elle un sens ? Destin commun ou dessein partagé ? L'ouvrage de Dominique Hamon et Ivan Serge Keller offre une vision synthétique et claire de cet enjeu historique qui dépasse le cadre circonstanciel des cinquante dernières années. Mille ans d'histoire sont ici convoqués par l'événement qui dira la volonté réelle des Européens de compter au XXIe siècle. Ce manuel veut concilier deux objectifs : - présenter un récit didactique de l'union européenne depuis cinquante ans ; - proposer au lecteur des outils pour constuire une réflexion personnelle sur le sens de l'idée européenne. Conçu pour des étudiants (classes préparatoires, universités, IEP) soucieux de réussir leurs examens et concours, ce manuel s'adresse donc aussi au citoyen curieux de comprendre son temps.
D'un côté, la révolution néolithique correspond à l'avènement d'un pouvoir qui s'exerce sur le travail humain, l'imperium, d'où procède l'antagonisme entre maîtres et esclaves, oppresseurs et opprimés. De l'autre, elle constitue l'amorce d'un processus d'émancipation, celui par lequel les êtres humains commencent à s'affranchir de l'empire des forces naturelles avec une détermination absolument nouvelle. Certains en ont déduit que la domination de l'homme sur l'homme était une condition de la transformation du monde. Telle est du moins l'idée que véhiculent les mythes des civilisations impériales de l'Antiquité, selon lesquels les humains auraient été créés pour servir les dieux ; celle dont témoignent aussi bien les thuriféraires du capitalisme. Où donc situer le point de rupture avec cette antique justification de la servitude ? Interrogeant, à la suite de Foucault, "la vérité sur ses effets de pouvoir et le pouvoir sur ses discours de vérité" , Ivan Segré situe celui-ci non pas dans l'émergence de la rationalité occidentale, mais dans le récit biblique de la création du monde et de l'humain. Car prise à la lettre, la Bible hébraïque se présente en effet comme un acte de subversion sans précédent des mythes impériaux. Nourri par une connaissance encyclopédique tant de la tradition philosophique que de l'histoire du judaïsme, cet essai propose une exploration inédite de l'injonction anarchique, ou adamique, à destituer le principe de domination.
Au sujet du nom "Israël", bien des prises de position sont crispées, parce qu'irrationnelles. Qu'un nom soit noué à des affects, rien de plus normal, rien de plus commun. Mais la manière dont certains affects prennent le pas sur certaines raisons est parfois singulière, notoirement dans le cas des "juifs" et d'"Israël". Dans Les Pingouins de l'universel. Antijudaïsme, antisémitisme, antisionisme, Ivan Segré s'applique à reprendre le fil historique et politique des raisons : dans une première partie, il aborde la question à partir de l'antijudaïsme antique, puis chrétien, jusqu'à l'antisémitisme moderne. Dans une seconde partie, il aborde l'antisionisme. Il s'agit d'y voir clair, tout simplement. Il importait grandement qu'un livre sobre, réfléchi et cependant résolu apporte des éclaircissements à une question qui ne cesse de cliver, et de cliver bien au-delà, et souvent bien autrement que ne clivent d'autres questions, moins "sensibles" apparemment. La question d'Israël : un sujet en effet "sensible". C'est pourquoi il fallait un livre d'inspiration progressiste (l'auteur dit : "ouvrière") à la fois raisonné, instruit et senti.
Résumé : Avec un regard d'anthropologue et de sociologue, ce livre éclaire d'un nouveau jour le phénomène Presley, la célébration dont le chanteur est l'objet, et le culte que lui vouent ses fans, avec ses rites, ses règles, ses croyances. On y suit l'ascension d'Elvis, depuis ses premiers succès régionaux jusqu'à son statut de véritable mythe moderne, tout en l'inscrivant dans son contexte économique, démographique, social et culturel. Comment, à partir de 1977 et la disparition du chanteur, se constitue, sur le modèle de la sainteté, la légende d'Elvis, figure fondatrice de la rock star moderne ? Comment s'organise et se développe la sacralisation du chanteur ? Comment s'élabore un mythe moderne ? Que dire des valeurs, des modèles et significations que véhicule ce mythe ? Cette plongée au c?ur du " Monde d'Elvis " nous entraîne dans l'univers des fans d'Elvis, rassemblés autour d'une même dévotion pour le chanteur, efficacement entretenue par l'Elvis Presley Enterprises. Elle nous présente en détail cette communauté internationale dont les membres, rencontrés à Paris et à Memphis, partagent une mémoire, une culture, des croyances, une certaine conception du monde, des valeurs et des normes de comportement qui se transmettent de génération en génération. Accompagnés dans leur pèlerinage à Graceland, ces fans et les rites auxquels ils s'adonnent font l'objet d'un éclairage inédit qui suscite une véritable réflexion sur l'émergence des religiosités séculières et sur le phénomène de globalisation de la culture populaire américaine.
Entre nous, ce n'est pas parce qu'un président est élu que, pour des gens d'expérience comme nous, il se passe quelque chose. J'en ai assez dit sur le vote pour que vous sachiez que s'il s'est en effet passé quelque chose, on ne trouvera pas ce dont il s'agit dans le registre de la pure succession électorale. [...] On s'expérimente un peu aveugle, légèrement incertain, et finalement quelque peu dépressif. Oui, chers amis, je flaire dans cette salle une odeur de dépression. Je pose alors que Sarkozy à lui seul ne saurait vous déprimer, quand même ! Donc, ce qui vous déprime, c'est ce dont Sarkozy est le nom. Voilà de quoi nous retenir : la venue de ce dont Sarkozy est le nom, vous la ressentez comme un coup que cette chose vous porte, la chose probablement immonde dont le petit Sarkozy est le serviteur. Alain Badiou . . Ecrivain, philosophe, professeur de philosophie à l'Ecole Normale Supérieure, Alain Badiou a récemment publié Logique des mondes (Le Seuil, 2006). Le présent volume est le quatrième de la série Circonstances , dans la collection Lignes.
La deuxième conférence internationale sur le sens et l'usage du mot " communisme ", organisée à l'initiative d'Alain Badiou et de Slavoj Zizek, s'est tenue à la Volksbühne de Berlin au mois de mars 2010.Après le succès de la conférence inaugurale de Londres, l'année précédente, il s'agissait cette fois d'ouvrir les débats à l'expérience et à la réflexion de philosophes venus d'autres régions du monde, et en particulier des pays de l'ancien bloc soviétique. Leur apport à la définition d'une idée renouvelée du communisme contribue ici de façon déterminante à ce que ce mot retrouve sa place et son aura dans les débats philosophiques qui touchent au problème de l'émancipation. " On le verra, toutes les interventions sont tendues entre deux périls. Le premier est qu'au nom de ce qu'a comporté de Terreur la figure des Etats qui s'en sont réclamé au XXe siècle, on finisse par ne réhabiliter le mot "communisme" qu'au prix d'une idéalisation totale de sa signification, éloignée de tout principe de réalité [ ... ]. Le second est qu'au nom des réalités politiques et économiques contemporaines [...], on finisse par faire du mot "communisme" l'index noble d'un opportunisme activiste ".
Il n'y a rien en effet comme la fin de quelque intermittence que ce soit qui soit moins à l'ordre du jour. C'est tout le contraire même. L'instance représentative du patronat (le Medef) regarde le statut de l'intermittence des travailleurs de l'industrie du spectacle et du divertissement de masse comme le modèle par excellence et comme, par anticipation, celui sur lequel aligner toute la législation du travail, dorénavant. Si bien qu'il faut dire ceci : les travailleurs intermittents de l'industrie du spectacle et du divertissement de masse eussent fait montre de lucidité politique en s'avisant que, au lieu de continuer à prétendre à l'exception qui était la leur, ils constituaient en réalité déjà une règle à laquelle il n'y aurait bientôt plus de travailleur, de quelque sorte que ce soit, à pouvoir s'excepter. . . Michel Surya dirige la revue Lignes. Écrivain et philosophe, il a récemment publié : L'Éternel Retour (roman) (Lignes-Léo Scheer, 2006) ; La Révolution rêvée (Fayard, 2004). Le présent volume, qui fait suite au Portrait de l'intellectuel en animal de compagnie (Farrago, 2000), est le quatrième de la série De la domination .