Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Epistémologie du placard
Sedgwick Eve Kosofsky ; Cervulle Maxime
AMSTERDAM
23,00 €
Épuisé
EAN :9782354800031
Lorsqu'il fut publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1990, Epistémologie du placard devint immédiatement un classique qui, aux côtés des travaux de Judith Butler et de Teresa de Lauretis, posa les termes de la " théorie queer ". À mi-chemin entre les études féministes et les gay and lesbian studies, Eve Kosofsky Sedgwick déconstruit la sexualité comme Butler le genre. Dans cet ouvrage de référence, elle affirme que l'ensemble de la culture occidentale moderne s'articule autour de l'opposition homo/hétérosexuel et que celle-ci affecte les binarismes qui structurent l'épistémologie contemporaine, de savoir/ignorance à privé/public en passant par santé/maladie. S'appuyant sur de nombreux textes datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècles (Wilde, Proust, Nietzsche, Melville et James), l'auteur traque l'émergence des nouveaux discours institutionnels médicaux, juridiques, littéraires et psychologiques, qui produiront en miroir les figures de " l'homosexuel " et de " l'hétérosexuel ", au détriment des multiples différences au c?ur des sexualités.
Le philosophe et économiste anglais Henry Sidgwick a écrit un chef-d'oeuvre de la philosophie morale britannique, couvert de nombreux éloges, dont ceux de John Rawls qui reconnaît une dette intellectuelle envers Sidgwick. Ce chef-d'oeuvre, Les méthodes de l'éthique, attend une version française depuis 1874, attente désormais comblée grâce à cette traduction. Ce premier tome couvre les livres I et II. Sidgwick tente de réconcilier le devoir et l'intérêt, autrement dit le "dualisme de la raison pratique". Cette tentative s'inscrit dans un effort prodigieux pour harmoniser trois "méthodes" qui s'articulent et se répondent mutuellement dans une pensée extrêmement rigoureuse. Ces méthodes, l'hédonisme égoïste, l'intuitionnisme, et l'hédonisme universaliste, mènent à une éthique tout à fait originale, sans précédent, utilitariste mais tout en se dépassant au-delà des frontières de l'utilitarisme, vers une téléologie paradoxale et étonnante, sensible aux conséquences de l'action morale, et réceptive aux préceptes de la raison basés sur une intuition fondamentale.
Melville Herman ; Vidal Jérôme ; Kosofsky Sedgwick
Billy Budd est sans doute un des textes littéraires les plus discutés et les plus commentés qui aient été écrits au XIXe siècle; il a suscité, et suscite encore, des débats souvent passionnés, tant son interprétation est délicate, tant aussi il engage des problèmes fondamentaux de notre culture. Cette fable politique a pour figure centrale un matelot à la beauté éclatante, enrôlé de force sur un navire de la marine de guerre britannique à l'époque de la Révolution française, qui doit successivement faire face à la haine inexpiable que lui voue Claggart, le maître d'armes chargé de la police de l'équipage, et à la justice inflexible du commandant du navire, le capitaine Vere. Dans ce récit, traversé par un homo-érotisme évident, décrivant des relations de pouvoir saturées dans un univers exclusivement masculin, Melville met en scène avec le personnage de Billy Budd une Antigone moderne qui, dans l'adversité, est frappée de mutisme. Cette nouvelle traduction de Billy Budd s'efforce de rester au plus près de la langue si singulière de Melville, de ne pas lui substituer la "belle" langue de la traduction, et de restituer pour le lecteur francophone ses aspérités et sa beauté baroque. Ce volume contient également Les Encantadas ou Îles enchantées, et est suivi d'une postface inédite en français d'Eve Kosofski Sedgwick.
Dans cet ouvrage de référence, Eve Sedgwick affirme que l'ensemble de la culture occidentale moderne s'articule autour de l'opposition homo/hétérosexuel et que celle-ci affecte les binarismes qui structurent l'épistémologie contemporaine, de savoir/ignorance à privé/public en passant par santé/maladie.
1910. Sig est seul dans une cabane au nord du cercle arctique. Enfin? avec le corps gelé de son père, tombé dans le lac. Un étranger survient, il réclame le magot, l?or que son père aurait volé. Mais le seul objet de valeur dans la cabane est un revolver dont Sig ne sait pas (encore) se servir. Voilà le début de cette aventure nordique. Jack London n?est pas loin. Sig saura pourquoi son père fuyait depuis des mois, toujours plus au nord. Mais y a-t-il vraiment des monceaux d?or cachés dans cette cabane désolée?
L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.
Brève histoire du néolibéralisme retrace un processus de redistribution des richesses, une "accumulation par dépossession". La financiarisation, l'extension de la concurrence, les privatisations et les politiques fiscales des États redirigent les richesses du bas vers le haut de la hiérarchie sociale. Les néolibéraux se moquent de l'enrichissement collectif. Ils lui préfèrent celui de quelques-uns, dont ils font partie. Plaider en faveur d'un "socialisme libéral" n'a aucun sens. Le néolibéralisme n'est pas une pensée du bien commun. Et pourtant, c'est de cette conception de l'action publique que nous sommes aujourd'hui à la fois héritiers et prisonniers. Le néolibéralisme s'est transformé en institutions. Ces dernières ont produit des dispositifs d'intervention publique, construits sur la durée, qui façonnent des manières d'agir et de penser. À commencer par cette quasi-règle de nos sociétés contemporaines, selon laquelle le marché serait le meilleur outil de satisfaction des besoins humains. Formulée de la sorte, la proposition étonne peut-être. Elle est pourtant le principal pilier de l'édifice. Celui que David Harvey nous invite, en priorité, à abattre.
Le procès de Nuremberg (1945-1946) est devenu un symbole, celui d'un grand événement de justice internationale qui a permis d'affirmer que l'idéologie nazie ne devait pas rester impunie et relevait d'une nouvelle incrimination : le crime contre l'humanité. Cet ouvrage, qui place la focale sur la France, vient combler un important vide historiographique. La contribution française rappelle en effet que la justice internationale résulte d'un long travail de tractations politico-juridiques entre les Alliés, commencé dès 1941, et dans lequel les Français de Londres ont joué un rôle central. A Nuremberg, la délégation française dissone avec la logique américaine du procès. Elle s'inscrit dans une tradition humaniste remontant aux Lumières, critique certains choix juridiques et fait venir des résistants à la barre, quand les Anglo-Saxons ne jurent -ou presque- que par les documents écrits. Ainsi, Marie-Claude Vaillant-Couturier impressionne en évoquant les camps de concentration et la destruction des Juifs. Le procès de Nuremberg a été en partie emporté par la guerre froide et la décolonisation. Mais la contribution française reste une invitation à réfléchir sur la nécessité d'engagements clairs de la part de protagonistes décidés, si l'on veut faire advenir une justice internationale fondatrice d'humanité.
La quatrième vague du féminisme a commencé : venue d'Amérique latine, portée par les combats contre les féminicides et pour la liberté des femmes à disposer de leur corps, amplifiée par le moment Metoo, elle constitue aussi-surtout-un mouvement qui s'attaque à l'inégalité des rapports de production et de reproduction sous le capitalisme. Qui dépasse, sans les exclure, les revendications juridiques ou paritaires et repense l'ensemble de l'organisation sociale à partir des oppressions subies par les femmes et les minorités de genre. Le féminisme est révolutionnaire ou il n'est pas : voilà la thèse soutenue par Aurore Koechlin, qui se propose d'abord de guider ses lectrices et lecteurs à travers l'histoire trop méconnue des différentes vagues féministes. Du MLF à l'inter-sectionnalité, de l'émergence d'un "féminisme d'Etat" au féminisme de la reproduction sociale, ce petit livre tire le bilan politique et intellectuel d'une quarantaine d'années de combats, repère leurs impasses, souligne leurs forces, pour contribuer aux luttes actuelles et à venir.