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Vanitas
Séchan Thierry
DU ROCHER
5,70 €
Épuisé
EAN :9782268062846
Extrait Par une fin d'après-midi pluvieuse et froide de janvier, j'arrivai à Amiens. Anne m'avait quitté, j'étais déprimé. Depuis plus d'un mois, je buvais jusqu'à m'assommer. Je buvais tout ce qui me tombait sous la main, bière, vin, whisky ou vodka. Je buvais comme un Cosaque assoiffé, jusqu'à tomber par terre, dans le fossé ou le caniveau. Anne m'avait déjà quitté, un an plus tôt. Elle était partie avec son banquier. Pas un véritable banquier - costume Armani et chaussures Berluti - mais un minable directeur d'agence, sourire carnassier de l'agioteur et costume Cerruti. Je m'étais battu pour la reconquérir et, après deux mois de parties de jambes en l'air, elle avait fini par me revenir, pas penaude pour un sou. «Trois mille euros par mois ! m'avait-elle lancé. Tu te rends compte ? Et ce pauvre type qui pensait qu'il allait se taper Anne pendant un an en gagnant trois mille euros par mois !» Anne était d'une incroyable vanité et d'une hallucinante vénalité. Certes, elle était jeune et belle - elle ressemblait un peu à ces beautés baroques du XVIIe siècle italien -, mais rien ne l'autorisait à être aussi vaniteuse. J'avais une fille de dix-sept ans d'un premier mariage, Lou, qui me paraissait infiniment plus belle, tant son regard laissait transparaître sa pureté et son désintérêt pour les biens terrestres. Les beaux yeux d'Anne ne laissaient transparaître que son goût du lucre et du luxe. Médecin, je gagnais deux fois mieux ma vie que le misérable directeur d'agence qui avait séduit Anne, mais ce n'était jamais suffisant pour elle. Si je n'avais mis, à plusieurs reprises, le holà à ses folles dépenses, Anne m'aurait assurément ruiné, sans le moindre regret, ce qui eût contraint ma belle et studieuse Lou à abandonner ses études. Anne était un monstre, un monstre d'égoïsme et de cupidité, mais un monstre que je ne pouvais m'empêcher d'aimer. Anne était si sensuelle... Je n'ignorais pas que son plaisir était le plus souvent feint, mais je m'en accommodais. Que m'importait au fond qu'elle simulât la jouissance, dès l'instant que je jouissais dans ses bras. Mon ami Jérôme - également médecin - m'avait mis en garde : «Tu me pardonneras, mais je crois que c'est une salope. L'autre soir, au restaurant, elle m'a fait du pied, alors qu'elle sait pertinemment que tu es mon meilleur ami.» Je n'ignorais rien de ce genre de petit jeu malsain qu'elle affectionnait, mais je ne pouvais m'empêcher de l'aimer et de la désirer. L'amour est aveugle, disait dipe... J'avais tenté de la persuader d'entamer une psychanalyse... Dès la première séance, elle s'était jetée sur le sexe de l'analyste, qui l'avait hardiment repoussée. Il était homosexuel... On ne peut pas gagner à tous les coups. Il est vrai qu'elle avait dragué avec succès la presque totalité de mes amis ! «Bon débarras, me disais-je. Des amis comme ça !» À Paris, je ne voyais plus que Jérôme et sa ravissante épouse, Annie. Pour me délivrer du sortilège que m'avait lancé la belle Anne, Jérôme m'avait généreusement proposé sa femme, mais j'avais refusé poliment sa proposition. Moi, j'étais pur ! Moi, j'étais l'homme d'une seule femme ! Hélas, je n'étais pas tombé sur la bonne... Fort heureusement, outre Jérôme et Annie, j'avais beaucoup d'amis en province, que la maudite Anne n'avait pu atteindre. J'avais des amis à Caen, à Amiens, à Besançon, à Saint-Etienne, à Marseille... tous ceux-là, Anne ne pouvait les débusquer, et ils me gardaient leur amitié, inconscients du drame qui me frappait. Pour récupérer mon Anne Vitas - tout comme moi, elle appartenait à une vieille famille protestante -, je lui avais proposé de l'emmener à Venise. Au Danieli, bien sûr. Suite sur le Grand Canal. Une proposition qu'aucune femme honnête ne peut refuser. Mais Anne n'était pas une femme honnête... Durant une semaine, elle s'acharna à me ruiner et à me gâcher la vie. Pour me ruiner, elle décida de déjeuner tous les jours à la Locanda Cipriani (cent cinquante euros par personne) et de dîner tous les soirs au Harry's Bar (trois cents euros par personne). Pour me gâcher la vie, elle me suivit en traînant les pieds dans les musées vénitiens. À peine étions-nous entrés qu'elle se mettait à traverser au pas de course les galeries, passant sans un regard devant les Canaletto, les Tintoret... J'en étais malade et je devins physiquement malade dès le troisième jour, sans doute victime d'une intoxication à la moule douteuse. Tandis que j'agonisais sur le grand lit en bois de notre suite, elle se promenait dans Venise, me ruinant en achats inutiles. Le cinquième soir, elle prétendit sortir pour dîner et ne rentra qu'à minuit. J'imagine qu'elle avait rencontré un gondolier avenant... Mes amis, que je tenais au courant de mes déboires, désespéraient. «Ça suffit ! me disaient-ils. Reprends-toi ! Laisse-la tomber !
Résumé : Par une nuit d'octobre 1984, Richard Brautigan se suicide d'une balle de revolver dans son ranch du Montana. Peu après, Philippe Djian écrit " Depuis, je ne suis plus le même, et vous non plus, vous n'êtes plus les mêmes, que vous en soyez conscients ou non. " Dans la lignée de la Beat Generation, Richard Brautigan est devenu un écrivain culte de la contre-culture des années 60 et 70. Avec un humour dévastateur, il a imposé des romans qui se moquent du roman, des nouvelles qui n'en sont pas, et des poèmes qui s'apparentent avant tout à des historiettes burlesques. Fou de ce fou de Richard, Thierry Séchan est parti à sa recherche un peu partout où son ombre planait. Il a traversé sa vie et son ?uvre avec passion et humilité. Et en cherchant Brautigan, sans doute s'est-il aussi un peu trouvé lui-même.
Résumé : Il s'appelait Mortimer, mais on l'appelait Mort. On disait qu'il était l'écrivain le plus doué de sa génération. Et maintenant, Mort. est mort. Je vais vous raconter comment est mort Mort. Mort. n'allait pas bien depuis le jour de sa naissance. Cet étrange garçon considérait que la vie n'était pas une histoire intéressante. Alors Mort. faisait semblant d'être là, tandis qu'il était ailleurs, dans les lointains nuages.
Résumé : C'est en 1975 que Renaud apparaît dans le paysage de la chanson française dite " à texte ". Deux ans plus tard, Laisse béton le propulse sur le devant de la scène, où il se maintiendra au fil du temps, un quart de siècle, de Marche à l'ombre à Mistral gagnant, de Putain de camion à Marchand de cailloux. Renaud a préféré se tenir dans l'ombre au cours de ces toutes dernières années. Mais, au seuil de ses cinquante ans (il est né en 1952), fort d'une victoire d'honneur reçue en 2001 aux " Victoires de la musique " pour l'ensemble de son ?uvre, il revient au sommet du hit-parade avec Boucan d'enfer, son nouvel album, et les cent étapes d'une tournée en France et à l'étranger. Ce livre propose un choix thés meilleures chansons de Renaud en laissât une large place à celles du nouvel album. L'anthologie est précédée d'une biographie du chanteur par celui pour qui il n'a plus de secrets, son frère, Thierry Séchan. Elle est suivie d'une discographie, d'une bibliographie, et accompagnée d'une iconographie inédite. Thierry Séchan est parolier (Julien Clerc, Elsa, Philippe Lavil, Daniel Lavoie...), biographe (Renaud, Brassens), essayiste (Richard Brautigan, Léonard Cohen) et nouvelliste (Cent Nouvelles d'elles, La Peine de mort Venin en décembre).
Thierry Séchan est né à Paris le 19 septembre 1949. Fou de littérature, de théâtre et de chanson, il est l'auteur, aux éditions du Rocher, de deux nouvellesLa Peine de Mort et Venise en décembre, d'une biographie de son frère, Renaud, bouquin d'enfer et d'un roman, La Levantine, ainsi que d'un recueild'historiettes, Paris-Montréal Express. Il est également l'auteur des jours de trois filles: Olivia, Lou et Lila.
Résumé : "J'ai passé ma vie à soigner, accompagner et conseiller des malades du cancer. De cette expérience, j'ai retiré de nombreux fruits que je souhaite vous faire partager. Le stress est au coeur de cette maladie et de nombreuses autres. Vaincre le stress, c'est reconstruire son capital santé." Il n'y a pas de cancer sans stress. Il fait partie des conséquences. Il est même démontré qu'il accroît les récidives qui peuvent mettre la vie en danger. Mais le stress aigu ou chronique à lui seul peut-il être à l'origine d'une localisation cancéreuse dans notre corps ? Les cancers ont des causes multiples : le tabac, la pollution, les mauvaises habitudes alimentaires, l'alcool, les excès hormonaux, les médicaments immunosuppresseurs, les virus, la génétique... et le stress qui, par voie hormonale, réduit les défenses immunitaires. Comprendre le stress, savoir d'où il vient, comment il agit, comment le gérer au mieux par de saines habitudes alimentaires, une vie intellectuelle, affective et intérieure apaisée, voici ce que propose le professeur Joyeux, pour qui la lutte contre le stress est l'un des premiers remèdes contre le cancer.
Aux origines de la franc-maçonnerie, il n'existait que deux grades, Apprenti et Compagnon. Puis, vers 1730, et sans que l'on sache trop comment cela s'est fait, le grade de Maître fut créé, essentiellement par dédoublement du grade de Compagnon. Celui-ci fut ainsi amputé d'une partie de son contenu, et il ne lui est resté que ce qui constituait le prolongement de celui d'Apprenti. Le degré de Compagnon a alors eu du mal à reconquérir sa place; il est resté jusqu'à nos jours un degré mal aimé, mal compris et, par voie de conséquence, un degré délaissé. Pourtant, au fil des siècles, il a évolué, acquis son autonomie et une réelle profondeur initiatique, tout particulièrement dans le Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA). L'objectif de cet ouvrage est de mettre celle-ci en évidence en explorant les différents thèmes proposés par ce qui est devenu un degré "écossais" au riche contenu - ce qui, à notre connaissance, n'avait pas encore été fait. Dans la continuité de l'ouvrage sur l'Apprenti (La Première Lettre tome 1: L'Apprenti au Rite Ecossais Ancien et Accepté, aux Editions du Rocher, 2005), celui sur le Compagnon comprend trois parties. Les deux premières présentent l'initiation et la symbolique du grade au Rite Ecossais Ancien et Accepté avec, comme direction générale: "A l'Apprenti, l'émotion; au Compagnon, la réflexion." La troisième partie montre comment, depuis les premières huttes de branchages, l'aspect sacré de l'acte de construire est né, s'est propagé et s'est transmis à la franc-maçonnerie spéculative par le biais des loges anglaises et écossaises.
Ce livre couronne l'étude du Rite Écossais Ancien et Accepté commencée avec le volume dédié à l'Apprenti. Il décrit les degrés du quinzième au trentième, et donne aussi des indications sur les trois derniers. Il trace ainsi une fresque comprenant des grades aussi prestigieux et significatifs que le superbe Chevalier d'Orient (quinzième), le merveilleux Chevalier Rose-Croix (dix-huitième), l'ésotérique Chevalier du Soleil (vingt-huitième), le controversé Chevalier Kadosch (trentième) ainsi que, dans une moindre mesure, le très initiatique Prince du Royal Secret (trente-deuxième). Les autres degrés ne sont pas négligés pour autant et font chacun l'objet d'une étude spécifique, qu'ils proviennent du Rite de Perfection en vingt-cinq degrés ou d'un autre système. Le cycle maçonnique de la construction du Temple de Salomon s'est achevé au quatorzième degré. Le Rite aborde à présent de nouveaux thèmes dont cet ouvrage souhaite révéler l'apport. Des passages sont ainsi consacrés à la Chevalerie, à la Rose-Croix, à l'alchimie, à l'épopée biblique et au Christ. Il évoque également la situation confuse des hauts grades en France à la fin du XVIIIe siècle, la naissance et la propagation du Rite de Perfection à la même époque aux Antilles et en Amérique, puis la création du REAA en trente-trois degrés et la naissance du premier Suprême Conseil à Charleston en 1802. L'ensemble se réfère, dans la mesure du possible, à l'esprit des rituels du XVIIIe siècle, et tente de gommer les interprétations parfois contestées des XIXe et XXe siècles. Il s'adresse donc aux pratiquants du Rite quelle que soit leur Juridiction. Il faut toutefois avouer, comme dans le cas du volume consacré aux degrés de Perfection, que la tâche a été grandement facilitée par le retour aux sources effectué à la fin du XXe siècle par le Suprême Conseil de France.