Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
PROBLEMES DU GENRE EN GRECE
SEBILLOTTE
PUB SORBONNE
27,00 €
Épuisé
EAN :9782859445652
Des femmes grecques dansent la pyrrhique - une danse en armes constitutive de la masculinité -, des éphèbes athéniens prêtent serment en prenant à témoins tout un cortège de divinités féminines, des femmes, les Sabines, sont aux origines de la concorda romaine, et Platon demande aux femmes de la République d'assurer les fonctions de gardiennes de la cité, de magistrates et de guerrières. C'est autour de ces exemples et de bien d'autres que l'équipe de recherches "Phéacie" a décidé d'ouvrir pour le monde antique le dossier du genre, en poursuivant la réflexion menée depuis quelques années sur la question des rapports entre les sexes et la définition des rôles sexués. Ce livre offre un premier bilan des problèmes que pose l'usage de la catégorie de genre en histoire ancienne, bilan qui, à défaut de traiter tous les thèmes possibles, propose une nouvelle approche de la plupart des types de sources disponibles (épigraphiques, papyrologiques, archéologiques, littéraires). Il suggère aussi que la mise en lumière de la dynamique des identités de genre permet de lire différemment l'histoire sociale et politique, du monde antique comme des mondes contemporains.
100 fiches d'histoire grecque comprend des fiches synthétiques, des repères (chronologie, cartes, iconographie, lexique). Cet ouvrage apporte une lecture claire et précise de la Grèce archaïque et classique, d'Homère à Démosthène, dans laquelle notre modernité a puisé, depuis la Révolution française, ses cadres politiques et sociaux.
Résumé : Qui n'a pas déjà son idée toute faite sur la situation des femmes de l'Antiquité grecque ? Les Athéniens seraient forcément misogynes puisqu'ils sont réputés exclure les femmes de leur cité. Ils les relègueraient dans l'espace privé de la maison, contrôleraient sévèrement leurs pratiques sexuelles et pratiqueraient même un infanticide sélectif à la naissance, tuant ou abandonnant les nouveau-nés féminins pour éviter d'avoir à élever des petites filles qui, grandissant, rejoindraient une autre maison, en emmenant une part de la richesse familiale. Ce livre interroge cette affirmation, car la recherche récente, tant en sciences sociales qu'en sciences de l'Antiquité, permet de réévaluer l'attitude des sociétés antiques envers les femmes et, plus généralement, les rapports que les femmes et les hommes entretenaient dans les cités grecques, tout particulièrement à Athènes.
100 fiches synthétiques pour avoir une lecture claire et précise de la Grèce archaïque et classique. Grâce à ses 100 fiches synthétiques, ses repères (chronologie, cartes, iconographie, lexique), cet ouvrage apporte une lecture claire et précise de la Grèce archaïque et classique où notre modernité a puisé, depuis la Révolution française, ses cadres politiques et sociaux.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.