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Journal de mes Algéries en France
Sebbar Leïla
BLEU AUTOUR
20,00 €
Épuisé
EAN :9782912019301
Mes Algéries en France. Après son Carnet de voyages, voici ce Journal, une autobiographie collective de la romancière Leïla Sebbar. Le même désir de mêler l'Algérie à la France. La même tentative obstinée, par les mots, la voix, l'image, d'abolir ce qui sépare. Mais autrement. Au fil des jours, au hasard des rencontres. En liberté et en écho à son carnet de voyages en France, avant, peut-être, de retourner dans l'Algérie d'enfance. Donc un journal intime, plus intime. Une exploration subjective de la diaspora algérienne de cultures musulmane, juive, chrétienne, laïque. Visages, paysages, objets fétiches, archives historiques, dessins, photos, affiches mais aussi romans familiaux et portraits : des fragments qui se répondent dans le désordre de l'espace et du temps, une profusion de signes et de traces sous le regard oblique de Leïla Sebbar. Elle tisse une géographie croisée et insolite autour des lieux de l'enfance connus, inconnus, parfois imaginaires, que l'exil a déplacés. Ce travail en forme de passion lui permet d'approcher la réalité de ses fictions. Il permet aussi aux nouvelles générations de tenir l'équilibre.
La parole d'un justicier solitaire. Il parle de son père, assassiné. De sa mère, "la folle des Plateaux". Des femmes, ses amours. Il tue à l'arme blanche. Il se considère comme un criminel innocent, c'est là sa folie. Nous sommes dans une société corrompue du Sud ou d'Orient. Mais nos sociétés sécrètent aussi cette violence. Une fable d'aujourd'hui.
Le retour de Shérazade. On est au début des années 80 en France, à Paris. La fugueuse Shérazade vit comme dans un conte. Un conte contemporain. Lyrique, joyeux, parfois violent. Elle traverse les épreuves avec la grâce et la légèreté d'une jeunesse insoumise, toujours à la frontière. Shérazade rencontre Pierrot le révolutionnaire, amoureux d'elle Basile, le "dandy tropical" Zouzou et France, folles de la mode Krim le musicien, fou de moto Driss, le toxico Eddy, fou de Djamila et Julien, le fou de Shérazade. Shérazade à Julien: "Je ne suis pas une odalisque".
La Corse et les insurgés kabyles de 1870. Marseille où Isabelle Eberhardt travaille sur les docks comme écrivain public. Tunis, avec la servante noire Khadija. Noyant d'Allier et l'Indochine. Les bords du Rhône à Lyon. Paris, la prison de la Santé, la banlieue... Le Sahel, les Hauts Plateaux, Hennaya, avec Safia la Rouge. Et Alger, avec Zizou, fan de Zidane. Du pays natal au pays étranger, d'hier à aujourd'hui, la guerre, les guerres, la mémoire du pays perdu, l'intimité cruelle, ironique et tendre de l'exil: l'univers de Leïla Sebbar, son art de la nouvelle.
Paris, 13e, 19 Juin 2010. Brocante boulevard Blanqui. Le couple a abandonné sa place aux brocanteurs. 11 heures. Elle me demande une cigarette près de la BNP Paribas. Je ne fume pas. Elle se dirige vers le passant suivant. 17 heures. Ils dorment tête-bêche contre la bâche de la brocante. Elle, la jambe gauche repliée couverte d'un bas résille, l'autre non. Lui, couché sur le côté droit, la main gauche glissée dans son jean à elle, au creux des fesses. 21 Juin 2011, 11 heures. C'est l'été. L'un est assis en tailleur. L'autre, allongée en odalisque, sa position favorite. Il roule une cigarette, longuement. Elle s'impatiente. Il l'allume, la lui donne. 10 Septembre 2011. Seul sous le viaduc, agenouillé devant une canette strong, comme en prière, il ne bouge pas. Où est-elle ?
Après Les nuits froides de l'enfance, son premier roman "troublant et plein d'éclats" (Le Monde), voici l'autre oeuvre majeure de l'écrivaine turque Tezer Ozlü, qu'elle a composée en allemand, la langue de l'exil, quatre ans avant sa mort. Dans La Vie hors du temps, elle a les mêmes mots, simples, le même style, déstructuré, pour dire le chaos qui l'habite à Berlin, puis son voyage à travers l'Europe sur les traces de Kafka, Svevo et, surtout, Pavese, ses "frères d'âme" disparus. Un voyage au bout de la littérature qui l'affranchit, de la liberté qu'elle recouvre, de l'amour physique qui la transporte. Elle est crue, gaie, grave. Elle note : "J'adore les rails. Ils représentent la liberté. Le mouvement. Le fait de ne pas devoir s'adapter. Les rails sont une sorte d'infini. Un infini terrestre".
Le retour de Shérazade. On est au début des années 80 en France, à Paris. La fugueuse Shérazade vit comme dans un conte. Un conte contemporain. Lyrique, joyeux, parfois violent. Elle traverse les épreuves avec la grâce et la légèreté d'une jeunesse insoumise, toujours à la frontière. Shérazade rencontre Pierrot le révolutionnaire, amoureux d'elle Basile, le "dandy tropical" Zouzou et France, folles de la mode Krim le musicien, fou de moto Driss, le toxico Eddy, fou de Djamila et Julien, le fou de Shérazade. Shérazade à Julien: "Je ne suis pas une odalisque".
Nourri des récits des croisés, des voyageurs et des marchands, l?Occident rêve depuis longtemps des mirages de l?Orient lorsqu?en 1704 Antoine Galland donne la première traduction des contes des Mille et une Nuits. L?Orient, dès lors, devient à la mode, et la mode se fait au théâtre. L?ouvrage, richement illustré (250 images en quadrichromie), passe en revue les somptueux costumes et décors qui, d?hier à aujourd?hui, ont installé l?Orient des Mille et une Nuits sur les scènes de nos théâtres. Des opéras de Rameau à la cérémonie turque du Bourgeois Gentilhomme, de La Péri de Théophile Gautier à la Shéhérazade des Ballets Russes, le lecteur plonge dans la voluptueuse ivresse de la féerie orientale.
A la belle époque du féminisme et de l'antiféminisme, on débat sans fin sur le droit et la capacité des femmes à exercer des métiers historiquement masculins.Héroïsées, érotisées ou ridiculisées, les premières avocates, charpentières, cochères, doctoresses... font ainsi florès sur les cartes postales qui connaissent alors leur âge d'or.C'est cette histoire visuelle que révèle ici Juliette Rennes: à partir de trois cents cartes postales (reportages, portraits, caricatures, dessins), elle analyse les espoirs, fantasmes et craintes que suscitèrent ces «femmes de l'avenir» pas toujours advenues...Juliette Rennes est maîtresse de conférences à l'École des Hautes études en sciences sociales (EHESS). Ses recherches et ses enseignements portent sur l'histoire des discours et des représentations visuelles, ainsi que sur la sociologie du genre et des professions. Elle a notamment publié Le mérite et la nature. Une controverse républicaine, l'accès des femmes aux professions de prestige, 1880-1940 (Paris, Fayard, 2007).