Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les anneaux de Saturne
Sebald Winfried Georg
ACTES SUD
23,40 €
Épuisé
EAN :9782742723713
Un homme voyage à pied. Il arpente le Suffolk, une contrée faiblement peuplée sur la côte est de l'Angleterre. Tout au long du chemin, les traces d'un passé, tantôt glorieux tantôt honteux, contribuent à l'enracinement de cette unique certitude, fondatrice d'une inaltérable mélancolie : le monde présent n'est que la trace d'un monde disparu, un champ de ruines témoignant d'un incessant et irréversible processus de destruction. Les figures exemplaires dont il ressuscite la mémoire - Charles Algernon Swinburne, Thomas Browne, Chateaubriand, Gustave Flaubert, Joseph Conrad - dont les voies biographiques et créatrices se croisent sur la côte est de l'Angleterre, s'incorporent tout naturellement aux propres révélations apocalyptiques de l'auteur. Un seul remède à la paralysie qui sans cesse menace celui qui est tombé sous l'influence délétère de la planète Saturne : le voyage à pied associé à l'écriture. W. G. Sebald est l'auteur des Emigrants paru en mars dernier chez Actes Sud (BM No40).
Ce voyage à pied à travers le Suffolk, région historiquement riche de la côte est de l'Angleterre, est prétexte à un ensemble de récits passionnants au pouvoir symbolique enchanteur.4e de couverture : Ce voyage à pied à travers le Suffolk, région historiquement riche de la côte est de l'Angleterre, est prétexte à un ensemble de récits passionnants au pouvoir symbolique enchanteur.Notes Biographiques : Winfried Georg Maximilian Sebald, Max pour les intimes, est né le 18 mai 1944 à Wertach, en Bavière du Sud. Exilé volontaire, il quitte définitivement l'Allemagne à vingt-deux ans pour étudier en Suisse et en Angleterre, où il se fixe et poursuit une carrière universitaire jusqu'à sa mort accidentelle, le 14 décembre 2001.W. G. Sebald a d'abord publié des essais, parus sous forme de livres ou dans des ouvrages collectifs. Il a quarante-quatre ans lorsque paraît sa première publication littéraire, le "poème élémentaire" D'après nature» (1988), qui a été récompensée par le prix Fedor-Malchow. Le succès international de l'auteur est au rendez-vous quatre ans plus tard, après la publication des Emigrants». Par la suite, W. G. Sebald a reçu de nombreuses distinctions, notamment le prix littéraire de Brême, le prix Heinrich-Heine, le prix du Meilleur livre étranger (pour l'édition française de son livre Les Anneaux de Saturne»), le National Book Critics Circle Awards et l'Independent Foreign Fiction Prize. Bernard Kreiss est le lauréat 2018 du Grand Prix SDGL pour l'oeuvre de traduction.
Avec un prégnant lyrisme teinté de mélancolie, Sebald se remémore - et inscrit dans nos mémoires - la trajectoire de quatre personnages de sa connaissance que l'expatriation (ils sont pour la plupart juifs d'origine allemande ou lituanienne) aura conduits - silencieux, déracinés, fantomatiques - jusqu'au désespoir et à la mort. Mêlant investigation et réminiscence, Sebald effleure les souvenirs avec une empathie de romancier, une patience d'archiviste, une minutie de paysagiste, pour y découvrir le germe du présent. A la lisière des faits et de la littérature, son écriture est celle du temps retrouvé.
Sur les traces de Stendhal, Kafka, Casanova, dans un vertigineux jeu de pistes et de doubles qui le mène à travers l'Italie et dans l'Allemagne de son enfance, W. G. Sebald découvre les racines et les parentés de sa propre mélancolie. En un "voyage" qui marie imagination et érudition, faits divers et souvenirs, texte et photographies, il met en scène la capacité de l'esprit à ressusciter une réalité enfouie, ensevelie - celle que le temps a recouverte, mais à laquelle l'acte d'écrire peut donner accès : encore faut-il s'abandonner à tel vertige... Ainsi se dresse comme "en passant" un tableau de la destruction de la vie par la civilisation : obsédante perception qui accompagne le mélancolique dans son inguérissable empathie, sur le chemin de son art.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.