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La Musique du Moyen âge
Seay Albert
ACTES SUD
21,70 €
Épuisé
EAN :9782868692276
D'une certaine manière, l'époque médiévale est à la fois l'héritière et le dernier rempart d'une tradition: celle qui subordonnait la pratique musicale à l'exercice religieux. C'est au cours du Moyen Age, en effet, que l'importance de la liturgie et le rôle de la musica speculativa sont mis en question par la croissante complexité de l'écriture musicale. Suivant l'inévitable évolution sociale, le genre profane voit grandir son autorité. L'artiste compositeur s'émancipe, tandis que se font plus complexes les rythmes, et plus nombreuses les voix: la grande polyphonie est en train de naître. Musicologue, spécialiste des musiques anciennes, Albert Seay retrace ici les étapes de ce parcours. Du chant grégorien aux motets, des chantres d'église aux troubadours, de l'Ecole de Notre-Dame aux prémices de la Renaissance, il nous convie à un voyage de près de quatorze siècles. Avec, de son sujet, une maîtrise exemplaire.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Tout le monde se souviendra de la terrible reprise du thème An die Freude, dans Orange mécanique : Ludwig van est l'idole d'Alex. Rééduqué aux sons de la neuvième, ce dernier est gagné par la nausée chaque fois que l'hymne lui est administré. Assez curieusement, dans son film, Stanley Kubrik a remplacé la cinquième par la neuvième. Peut-être se souvenait-il que le poème de Schiller (An die Freude), était joué dans les camps, enfermant dans un geste qu'Esteban Buch n'hésite pas à qualifier de "satanique", ses auditeurs dans le même cercle de violence barbare que le cynique Arbeit macht Frei.Histoire politique, l'étude d'Esteban Buch trouve doublement sa place dans la bibliothèque de Pierre Nora. D'abord parce qu'elle est l'histoire de la fonction de la musique dans la construction de l'identification nationale. Pour l'Allemagne, comme auparavant pour la France de la Révolution Française, instituer la Nation c'était aussi en institutionnaliser la voix. Et de ce point de vue, Esteban Buch nous montre parfaitement comment l'?uvre de Beethoven est devenue emblématique d'une certaine idée de la nation allemande, en quête de son identité politique. Ensuite parce qu'au fond, à travers une histoire de sa réception, ce qu'il met en valeur, ce sont les mécanismes de "mémoirisation" qui ont fait de cette ?uvre un bien singulier lieu de mémoire. D'Auschwitz à Sarajevo (joué en 96 par Yehudi Menuhin), en passant par son adoption, en 1972, par le Conseil de l'Europe comme hymne communautaire, sans oublier l'année 1981, lorsque François Mitterrand le choisit comme hymne d'investiture, le prélude de l'hymne à la joie aura décidément porté de bien étranges inspirations.Musicologue, sociologue, Esteban Buch s'était déjà fait remarquer lorsqu'il était étudiant à l'EHESS par un très prometteur mémoire sur l'hymne argentin. Il a également publié aux éditions Actes Sud, en 1994, une passionnante étude sur Alban Berg.--Joël Jégouzo--
Ecoutez ! Dans ce nouveau livre, Peter Brook, dramaturge et metteur en scène de renommée mondiale, livre un ensemble de réflexions très personnelles sur le son et la musique - de l'influence surprenante qu'ont eue les spectacles de Broadway sur son célèbre Songe d'une nuit d'été à l'attrait des applaudissements, jusqu'à cet espace ultime de vide qu'est le silence. Le livre est parsemé d'anecdotes sur la vie de l'auteur et de souvenirs de ses réalisations à l'opéra, au théâtre et au cinéma. Peter Brook parle de ses productions les plus remarquables et de ses rapports avec des personnalités comme Truman Capote, Laurence Olivier et Vivien Leigh, avec lesquelles il a travaillé. Il évoque aussi des styles musicaux et des cultures du monde entier. A l'écoute déploie tout le talent et l'acuité de Brook, avec l'esprit et la finesse d'analyse qu'on lui connaît. On y retrouve la veine de ses écrits précédents, sur Shakespeare, et aussi sur le langage et le sens dans Du bout des lèvres.
Un calvaire, le solfège? Pas toujours..Loin des théories classiques et des exercices fastidieux, cette méthode inédite pour claviers réinvente le solfège avec un joyeux mélange d'humour et de rigueurDe la lecture des notes à l'interprétation de morceaux, en passant par l'étude des rythmes, l'auteur nous invite à découvrir le langage des signes musicaux, sans jamais perdre de vue la motivation essentielle de tout apprenti musicien le plaisir de jouerLe lecteur est encouragé, dès les premiers chapitres, à interpréter des mélodies de plus en plus élaborées. Très rapidement, les notes imprimées seront associées à des sons, puis à des mélodies, selon une approche intuitive remarquablement efficaceEn avant la musique
Quand la musique était rare, sa convocation était bouleversante comme sa séduction vertigineuse. Quand la convocation est incessante, la musique repousse. Le silence est devenu le vertige moderne. Son extase. J'interroge les liens qu'entretient la musique avec la souffrance sonore."