Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
François Mauriac entre la gauche et la droite. Actes du Colloque de la Sorbonne, 24-26 mai 1994
Séailles André
KLINCKSIECK
35,00 €
Épuisé
EAN :9782252030158
La politique, ce brouillamini d'erreurs et de violences , Mauriac aimait citer ce mot de Goethe, car il dfinissait son recul devant les excs de la gauche et de la droite quand elles s'garent dans leurs passions, leurs fantasmes et leurs croisades. Est-ce dire que la mfiance de Mauriac devant la dmesure de la politique le conduisit un refus de l'engagement ? Nullement. Jamais homme ne fut plus engag, mais au nom de sa foi, et ce fut sa grandeur, dans son action contre l'glise franquiste, puis contre les nazis, puis contre les staliniens, et enfin dans son action pour la dcolonisation, o il fut le meilleur soutien de De Gaulle. Nous avons voulu par ce Colloque clairer le paradoxe d'un journaliste qui ne fut ni de gauche ni de droite, mais, de l'avis unanime, le plus grand par sa verve, sa fougue, son indpendance farouche et son sens de l'honneur. Il laisse loin derrire lui Sartre et le groupe des petits philosophes triqus des Temps Modernes, enferms dans des systmes dpasss et hors de la vie. Mauriac annonce l'croulement des idologies qui ont entnbr notre sicle. La prsence la tte de ce Colloque de Ren Rmond, accompagn d'une pliade de chercheurs franais et trangers, et la qualit de leurs dbats, nous assurent que le message de Mauriac a t compris, et qu'il retentira sur de nombreux lecteurs.
Résumé : " Léonard de Vinci a-t-il sacrifié l'art à la science ? La question semble puérile : sa gloire ne répond-elle pas pour lui ? Hier encore, qui connaissait le savant ? qui ignorait l'artiste ? Plus d'un cependant l'accuse ; on lui reproche d'avoir été autre chose et plus qu'un peintre ; on insinue qu'il a laissé mourir en lui le poète. Déjà les contemporains se plaignaient. Le révérend Petrus de Nuvolaria, vice- général des carmélites, écrit à Isabelle d'Esté : "Ses études mathématiques l'ont à ce point dégoûté de la peinture, qu'il supporte à peine de prendre une brosse". Sabba da Castiglione écrit dans ses mémoires : "Quand il devait se consacrer à la peinture, où sans aucun doute il eût été un nouvel Apelle, il se donna tout entier à la géométrie, à l'architecture, à l'anatomie". En fait, le Vinci est l'un des plus rares peintres qui aient existé. Les choses de l'esprit ne s'évaluent point par poids et mesure. Si ses oeuvres sont uniques, d'un prix infini, ne le doivent-elles pas à la rencontre de ces deux esprits qu'on veut opposer et qu'il concilie ? Comme l'artiste au savant, le savant est présent à l'artiste. L'art exquis du maître est fait de ce subtil mélange de curiosité et d'émotion, de vérité et de tendresse, d'exactitude et de fantaisie". Gabriel Séailles , agrégé de philosophie (1875), Docteur ès lettres (1884) a été Maître de conférences (1886), puis professeur, titulaire de la chaire d'histoire de la philosophie à la faculté des lettres de Paris (1898).
Le métier que j'ai choisi et exercé avec passion pendant toute ma vie d'adulte existe-t-il encore ? Tout a changé, les normes, les règles, les attentes professionnelles, les formations. On veut rapprocher le médico-social du fonctionnement entrepreneurial, les éducateurs parfois deviennent des " opérateurs " d'une " Entreprise Sociale ", qui offrent des " prestations " ! Mais toutes les transformations ne sont pas négatives dans ce beau métier que j'ai tant aimé, bien au contraire, et je peux témoigner de son évolution spectaculaire. L'histoire avait pourtant mal commencé, dans un monde qui nous semble d'un autre temps : enfants entassés dans des locaux vétustes, auxquels était apporté le minimum de soins de survie, dans une maltraitance dont on ne connaissait même pas le nom ! Quand j'évoque mes premières expériences avec de jeunes professionnels de ce secteur, ils me regardent avec un sourire qui vacille, un recul, et je devine le doute inexprimé. Y a-t-il si longtemps ? Les années ont passé, les méthodes ont radicalement changé, et j'ai eu la chance d'exercer par la suite dans un contexte de bientraitance, de respect de la personne handicapée, qui paraît s'opposer point par point à ce vécu initial. Raconter cette transformation par le récit d'une pratique qui s'appuie sur le quotidien, la rencontre avec ces personnes et leurs proches, c'est peut-être répondre aux questions que se posent des familles touchées par le handicap, des étudiants en formation, d'autres qui envisagent de se diriger vers cette voie. Au travers de ce récit, au-delà des exemples de pratique professionnelle qui peuvent intéresser des intervenants sociaux en devenir ou en exercice, des personnes en situation de handicap ou leurs proches, j'aimerais rendre justice à ces personnes souffrantes qui m'ont accordé leur confiance, ouvert leur intimité, qui m'ont enrichie de leurs faiblesses et de leur force. Je voudrais partager mes rencontres, élargir le cercle qui me relie à tous ces gens qui ont traversé mon chemin : exclus, rejetés, en marge, parce que différents, violents, malades. Je souhaite mettre au coeur de ce livre leur humanité, leur douleur, leurs combats. Essayer d'infléchir certains regards, c'est tenter de les remercier d'avoir, à ce point, rempli ma vie.
Nous ne connaissons pas aussi bien que nous le souhaiterions la vie de Léonard. Les documens publiés, contrats, comptes de banque, bilan de la fortune de son père, ne nous apprennent pas ce qui surtout nous intéresserait. Nous savons combien il déposa de florins à l'hôpital de Santa-Maria-Novella, nous aimerions mieux savoir ce qu'il a mis de lui-même dans les passions auxquelles l'homme n'échappe guère. L'amour tardif de Michel-Ange pour Vittoria Colonna lui inspira les plus touchans de ses sonnets ; Léonard ne nous a laissé d'autre confidence que le portrait de la Joconde, dont le mystère ne sera pas dévoilé. Il y a dans cette ignorance même quelque chose qui irrite notre curiosité. L'intérêt du roman banal relève l'austère histoire d'un grand esprit. Dans ses carnets si nombreux, Léonard constate à plus d'une reprise les événemens qui le concernent, mais dans une phrase courte, avec une date précise, sans commentaires, sans rien exprimer des sentimens qu'ils éveillent en lui".
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.