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La sorcellerie démystifiée. 1584
Scot Reginald ; Kapitaniak Pierre ; Migrenne Jean
MILLON
37,00 €
Épuisé
EAN :9782841373123
L'esprit de Voltaire sous la toque de Calvin. Près d'un siècle après le retentissant Marteau des sorcières (1486), une voix s'élève en Angleterre pour mettre un terme aux chasses aux sorcières qui ravagent l'Europe et qu'intensifie le brasier des guerres de religions allumé par le grand schisme de Luther. La sorcellerie démystifiée déconstruit le mythe de la sorcière toute puissante et de son pacte diabolique au moyen d'une analyse systématique des arguments avancés par l'auteur du Marteau et par son plus récent émule, Jean Bodin. Traduite en français pour la première fois, cette charge virulente, à l'humour décapant, a gardé toute sa fraîcheur et l'approche empirique de Scot reste empreinte d'une modernité étonnante. "J'ai personnellement lu certaines de leurs conjurations sans jamais voir le moindre de leurs démons, sauf au théâtre", écrit-il à propos des magiciens et sorciers. Comble d'ironie, si pour lui "la vérité ne se mesure pas à l'aune du temps", sa démystification méthodique des rituels et incantations s'est retournée contre lui, ses lecteurs ayant tôt fait de transformer son plaidoyer en grimoire pour magiciens.
La London School of Economics and Political Science, créée en 1895, est une institution d'excellence de l'enseignement supérieur britannique. C'est une pépinière d'acteurs politiques et sociaux de premier plan. Comment une institution d'enseignement et de recherche a-t-elle contribué à la théorisation et à la mise en pratique d'un système politique et social ? Quels ont été les effets en retour de sa prise de position sur la scène publique ? Comment dialoguent science et pouvoir dans la Grande-Bretagne du Welfare State de 1940 à 1979 ? Les sciences sociales sont de plus en plus confrontées à la demande sociale et à l'action ; le savant au responsable politique ; et l'expertise scientifique, à la prise de décision publique. Les rapports complexes de légitimation ou de critique entre science et politique, entre savoir et pouvoir sont au cour de cet ouvrage. Le procès en " utilité " et " rentabilité " fait souvent aux sciences sociales rappelle l'importance d'étudier les modalités et les conséquences de la convocation du savoir en politique.
Résumé : C'est entre 864 et 866, que cet Irlandais de Paris (env. 810-870), premier traducteur latin de Grégoire de Nysse, Denys l'Aréopagite et Maxime le Confesseur, composa cette " immense épopée métaphysique " (E. Gilson), dont nous proposons ici le premier volume d'une première traduction française intégrale, qui en comprendra quatre. Dans le Livre III du Periphyseon, consacré à la Nature qui est créée et qui ne crée pas, Jean Scot revient d'abord sur la hiérarchisation des causes principales, esquissée à la fin du Livre II. Si Erigène énumère l'ordre sériel des causes primordiales pré-contenues dans le Verbe, il n'en affirme pas moins que toute hiérarchisation des causes obéit au commandement ordonnateur de l'intelligence. Fidèle aux normes du néo-platonisme, le philosophe irlandais postule une priorité axiologique du Bien en soi sur l'Etre en soi, et montre ainsi son souci de construire une agathologie ou une hénologie, et non point une ontothéologie. Mais le noyau dur de ce Livre III est constitué par le long " traité du néant " (tractatus de nihilo), dans lequel Erigène traite méthodiquement de la création du monde à partir du néant. Il s'attaque prioritairement à l'antinomie théologique, qui consiste à parler d'une création éternelle et d'une éternité créée de tous les existants dans le Verbe. Or, ce sont les mêmes existants qui sont à la fois éternels et créés, sans aucune dichotomie. Le Verbe exerce une double causalité, exemplaire et efficiente vis-à-vis des existants, qui à la fois subsistent en Lui comme existants éternels et procèdent de Lui comme existants créés. Mais ce procès théogonique et théophanique, qui est aussi un procès cosmogonique, présuppose une inversion, par laquelle le Rien se fait Tout, en passant de la négation totale à l'affirmation totale. Le Dieu créateur de tous les existants devient créé dans tous les existants, et c'est ainsi que Dieu devient tout en tous, selon un panenthéisme intégral. Ce néant, à partir duquel Dieu a créé le monde, et que la plupart des théologiens assimilaient à la privation absolue, correspond pour Jean Scot à la Bonté divine comme Néant par éminence (Nihil per excellentiam). Quand la Bonté divine commence à apparaître dans ses théophanies, elle passe en quelque sorte du Néant à l'Etre. La Bonté divine, qui était jusque là Non-Etre en tant que transcendante à tous les existants, coïncide désormais avec l'Etre même en tant qu'elle devient immanente à tous les existants. Dans ce procès, Dieu à la fois s'affirme et se nie Lui-même en un concours dialectique incessant.
Scot Marie ; Krichewsky Léna ; Milhaud Olivier ; P
1987-2007 : l'Europe fête les vingt ans du programme Erasmus, avec plus d'un million d'étudiants et des dizaines de milliers d'enseignants partis à la découverte d'un nouveau pays ! Voici enfin une réflexion méthodologique et un guide pratique à leur service. A travers la présentation des systèmes d'enseignement supérieur et des pratiques pédagogiques et disciplinaires dans les principaux pays européens, le guide entend répondre aux besoins : des étudiants en histoire, géographie et sociologie à la recherche d'informations pratiques sur l'étude de leur discipline à l'étranger, des enseignants et chercheurs qui veulent confronter les traditions disciplinaires des sociologies, géographies et histoires en Allemagne, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie et République tchèque, des citoyens européens intéressés par l'européanisation des universités. Clair, lisible et informé, cet ouvrage constitue le guide indispensable pour réussir son séjour dans une université européenne.
La London School of Economics and Political Science a été le berceau des sciences sociales en Angleterre, un laboratoire de l'internationalisation de l'enseignement supérieur et une plaque tournante des circulations de savoirs au XXe siècle. Elle est la plus internationale des universités avec 68 % d'étudiants étrangers en 2010 et des universitaires venus du monde entier. Elle se flatte de ses 16 prix Nobel dont 11 en économie. Elle est donc un poste d'observation privilégié de la genèse des World-Class Universities. L'ouvrage propose une histoire critique des stratégies d'internationalisation universitaire et de leurs effets sur la fabrique des sciences sociales et sur la formation des élites mondialisées. L'analyse de la mise en circulation de paradigmes scientifiques et des devenirs professionnels des anciens étudiants de la LSE permet d'apprécier le soft power d'une « université d'excellence ».
Au IIème siècle après J. -C., le naturaliste romain Claudius Aelianus décrivait déjà des pêcheurs qui, pour imiter les insectes dont se nourrissent les truites, "enroulent de la laine rouge autour d'un hameçon et fixent dessus deux plumes rouges extraites de dessous la caroncule d'un coq". Mais les Anglais furent les véritables inventeurs de ce sport. En 1653, Izaac Walton en édicta les règles dans son Parfait pêcheur à la ligne, constamment réédité depuis et dont on dit qu'il est le livre le plus vendu, outre-Manche surtout, après la Bible. Il s'agit d'un exposé sur l'art et la manière de pêcher, puis d'accommoder le poisson. Et si certaines recettes (de pêche ou de cuisine) ne trouvent plus d'adeptes, si les exposés scientifiques de Walton prêtent à sourire aujourd'hui (le brochet qui tire sa naissance de l'herbe à brochet par exemple), il reste ce qui a traversé les siècles et charmé des générations de lecteurs à savoir la leçon de sérénité d'un contemplatif.